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La famille Sandoz et ses œuvres emblématiques

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Famille Sandoz, une longue dynastie

Il existe plusieurs familles d’horloger portant le nom de Sandoz dont certains travaillent déjà en France au XVIIIème siècle. La célèbre famille de bijoutiers Sandoz est quant à elle originaire de Neuchâtel en Suisse, non loin de la frontière française. La famille arrive en France en 1796 avec l’installation de l’horloger suisse Henry Aimé Sandoz à la manufacture de Versailles. En 1801, il s’installe à Paris, rue de la Draperie, où il est employé par Abraham Louis Bréguet.

Son fils, Charles Auguste Sandoz, né en 1800, représente la deuxième génération de cette dynastie de bijoutiers. Il devient également horloger et invente un scarificateur, une pièce mécanique de haute précision qui permet la création de « micro-pendules », un type de montres. Il s’installe dans les galeries du Palais Royal.

Une famille reconnue à la troisième génération

Charles Auguste Sandoz s’associe avec son fils, Jacques-Gustave. Né en 1836 à Paris, il y décède en 1891. Il incarne la troisième génération d’horlogers de la famille. Il commence un apprentissage en horlogerie puis travaille pour les ateliers de Lépine, Garnier et Breguet avant d’ouvrir sa propre boutique. Il s’installe à son tour dans les galeries du Palais Royal aux côtés de Boucheron et de Lalique. Il entretient notamment les montres et instruments du Conservatoire des Arts et Métiers et est le fabricant d’horlogerie et de bijouterie-joaillerie pour de nombreux ordres tels que les Officiers de la Légion d’Honneur. Il a travaillé à la préparation de l’Exposition universelle de 1889. Multiplement médaillé, il est aussi horloger de la marine française, décoré de la Légion d’honneur et considéré comme l’un des fondateurs de l’École d’Horlogerie de Paris.

Une quatrième génération au début du XXème siècle

Charles Gustave-Roger Sandoz est le fils de Jacques-Gustave Sandoz. En reprenant l’entreprise de son père, auquel il succède en 1891, il incarne la quatrième génération d’horlogers-bijoutiers de la famille. Certaines pièces attribuées à “Gustave Sandoz” peuvent être de lui ou bien de son père, selon la date. Certaines de ses œuvres sont de véritables bijoux décorés d’or et d’émaux, reprenant des formes animalières, comme en atteste une collection de montres pendentifs scarabées ou coccinelles au traitement naturaliste. Il produit également des montres bracelets sculptées et ornées de pierres. Cet artiste a travaillé sur de multiples objets comme des pommeaux de canne en matériaux précieux ou des épées d’académiciens. Il fonde le Comité français des expositions ainsi que la Société d’encouragement à l’art et à l’industrie avec le directeur de l’école des Beaux-arts. 

Gustave Henri Sandoz, fils de Jacques-Gustave, est le frère cadet de Charles Gustave-Roger Sandoz. Il forme avec son frère cette quatrième génération. Il travaille comme bijoutier, joaillier et horloger et obtient des médailles d’or lors de diverses expositions comme à Amsterdam et Barcelone. Peu à peu, il délaisse l’horlogerie pour se consacrer à la joaillerie. Il produit des diadèmes, broches et bijoux divers d’une très grande finesse, décorés d’émaux et ornés de pierres précieuses. Il travaille notamment en collaboration avec Émile Gallé, célèbre maître verrier, à la création de boîtes ornées de pierres précieuses. En 1900, il est membre du jury à l’Exposition universelle où il expose des pièces particulièrement remarquées. En 1901, il reçoit la Légion d’honneur en raison de nombreux services rendus. Son fils Maurice Henri Sandoz devient négociant.

La cinquième génération : l’ère de la modernité

Gérard Sandoz, né en 1902 et décédé en 1995, est le fils de Charles Gustave-Roger Sandoz. Il reprend la célèbre boutique familiale située au 10 rue Royale. Il est célèbre notamment pour avoir mis fin à sa carrière de joaillier afin de se consacrer au cinéma en 1934. Avant cette carrière de réalisateur et acteur, il est l’un des inventeurs du bijou moderne. Il conçoit des pièces qui allient orfèvrerie et joaillerie pour des bijoux au style géométrique qui font références au courant cubiste en vogue. Il réalise également des vases en dinanderie, des pièces rares dont on ne connaît qu’une quinzaine d’exemples entre 1923 et 1924. Il est insatisfait de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels qui résume surtout le goût pour l’Art nouveau. Il fonde alors avec Jean Fouquet et Raymond Templier l’Union des artistes modernes qui promeut les formes sobres et géométriques qui servent de base au style Art déco exposé dès 1930.

En 1927, suite à des difficultés financières, Gérard Sandoz vend l’entreprise familiale à l’atelier Georges Lenfant, un familier de l’entreprise qui a travaillé pour eux à de nombreuses reprises. Les productions conjointes de Lenfant et Sandoz sont vendues sous le nom de Maison Sandoz jusqu’à sa dissolution en 1938.

La famille Sandoz et le marché de l’art

Il existe de nombreuses pièces attribuées à la famille Sandoz qui exerce en France depuis plus de deux siècles. Leurs prix varient selon le type d’objet, la matière première ou les pierres utilisées. La cote n’est pas non plus la même pour une œuvre des premières générations de la famille, plus coûteuse qu’une création récente. Ces pièces anciennes appréciées des collectionneurs sont régulièrement acquises à des prix élevés dans les salles de vente. Un petite pendulette de voyage en bronze doré de Gustave Sandoz, du XIXème, a été adjugée à 2 300 euros, le double de son estimation. Une montre à gousset des années 1900, attribuée à Charles Gustave-Roger Sandoz (1867-1943), a été adjugée à 1 000 euros. Des montres plus récentes de Gérard Sandoz peuvent être adjugées entre 200 à 500 euros. Les bijoux sont souvent plus coûteux : ainsi un étui à cigarette de Gustave Sandoz a été vendu à 4 500 euros.

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