Estimation gratuite de montre automatique ​

Une montre est dite automatique lorsque le mécanisme de remontage n’est pas activé manuellement en actionnant la couronne. Si la plupart des montres sont aujourd’hui automatiques, il s’agit d’une invention récente, de la fin du XVIIIème siècle.

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Les premières montres automatiques

La première montre à remontage automatique est inventée en 1778 par Abraham Louis Perrelet. Le mécanisme repose sur le mouvement du poignet, qui fait tourner une masse oscillante. Une réserve de marche de 48 heures permet à la montre de ne pas s’arrêter. Cette première montre automatique, surnommée « montre perpétuelle », ne nécessite plus un remontage manuel.
Le centre d’oscillation du mécanisme à rotor est cependant au centre de la platine, ce qui fausse le mécanisme, la montre étant de poche. Abraham-Louis Breguet, perfectionne ce système. Il excentre légèrement le centre d’oscillation de la montre automatique, ce qui rétablit l’exactitude du dispositif. Pour éviter que la montre ne s’empoussière, il ferme le boîtier. Horloger suisse actif à Paris, 39 quai de l’Horloge, Abraham-Louis Breguet crée des montres admirées par l’aristocratie de l’Ancien Régime pour la finesse de ses mécanismes. Ainsi, c’est Abraham-Louis Breguet qui construit la montre automatique du duc d’Orléans (1780) et la montre dite de Marie-Antoinette (1783), deux chefs d’œuvres de précision.

Les montres automatiques brevetées

Le premier brevet de mécanisme de montre automatique est déposé par Louis Recordon, un horloger suisse installé en Angleterre, en 1780. Associé avec Abraham Louis Breguet depuis 1775, il modifie légèrement le système et brevette un mécanisme de remontoir mécanique par transmission des rouages. Il s’associe par la suite avec Charles Dupont, fondant la maison Recordon & Charles Dupont.  

Leur principal concurrent pour les montres mécaniques est Pierre Jacquet-Droz, horloger originaire de Neuchâtel et actif en Angleterre. Ses montres de luxe connaissent une grande diffusion, et sont envoyées jusqu’en Extrême-Orient dans les années 1800. 

Les montres automatiques sont fabriquées artisanalement jusqu’à l’intervention de John Harwood et Harry Cutts en Angleterre dans les années 1900, qui proposent des montres en série. Ces derniers mènent également des recherches sur l’étanchéité des montres automatiques, pour protéger les mécanismes. 

Le renouveau des montres automatiques au XXème siècle

Les montres automatiques connaissent un renouveau dans la première moitié du XXème siècle, lorsque les maisons horlogères multiplient les recherches pour moderniser les mécanismes. 

Dans les années 1940, de nombreuses innovations voient le jour. Ainsi, en 1942, Felsa invente le Bidynator à remontage dans les deux sens. En 1954, on élabore le procédé de remontage automatique à micro-rotor dans lequel la masse oscillante décentrée est noyée dans le mouvement. Enfin en 1953 Jaeger LeCoultre met au point le Futurmatic. Ce dernier système transforme le mécanisme et l’esthétique des montres. Sans couronne de remontage, le cadran a un indicateur de réserve de marche, et l’aiguille de la seconde indique que le mécanisme fonctionne bien. 

Progressivement, le fonctionnement des montres automatiques introduit l’électricité. La première montre de poche électrique est mise au point par les travaux de Huguenard et Bonneuil en 1924. Le fonctionnement est alimenté par une pile qui demeure à l’extérieur du boitier. Samuel Rubben et Philipp Roers Mallory mettent au point des piles plus petites (1945-1949), qui peuvent être insérées dans le cadran de la montre. La montre bracelet électrique est élaborée par le français Lip et l’américain Elgin en 1952. Cette innovation se traduit en 1953 par l’invention de la montre-bracelet à diapason nommée Accutron, par Mex Hetzel. Cette dernière remplace le balancier spiral. 

Depuis les années 1970, les recherches sur les montres automatiques portent sur la dimension électrique et numérique du fonctionnement. Les montres automatiques à éclairage LED apparaissent à partir de 1970. Les types d’affichage se diversifient alors, et on voit également se diffuser les dispositifs hybrides qui mêlent l’affichage mécanique par aiguille, et l’affichage numérique LCD. 

Dans les années 1980, la montre propose de nouvelles fonctions, ne se limitant plus à donner l’heure. Ainsi, la TED 2500 inventée par Casio en 1980 est capable de traduire 1500 mots du japonais à l’anglais et inversement. La Swatch Table, inventée en 1998, fait entrer la montre dans le monde de la téléphonie.

Faire estimer gratuitement une montre automatique

L’estimation d’une montre automatique correspond à la rareté et à l’ancienneté du modèle, et est liée à son état de conservation et à la désirabilité de la maison qui l’a produite. Ce sont généralement les montres de luxe qui s’échangent aujourd’hui sur le marché de l’art. Le numéro de référence de la montre permet de préciser l’estimation. Ce dernier peut figurer sur le cadran de la montre, sous l’attache, ou bien sur le fond du boitier. 

Si les premières montres automatiques sont peu fréquentes sur le marché de l’art, les montres du XXème siècle s’échangent aisément. Les montres s’échangent généralement pour 1 000 à 5 000 € pour un modèle Seiko ou Tissot du dernier tiers du XXème siècle.

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(Illus.) Montre automatique Constantin de la marque française DWYT Watch, 2019

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