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Estimation et cote de l'artiste Théophile Louis Deyrolle
Théophile Louis Deyrolle (1844-1923) est un peintre français connu pour ses représentations de la Bretagne, de ses habitants et de la vie quotidienne autour de Concarneau. D’abord formé à l’architecture, il choisit finalement la peinture et rejoint les ateliers d’Alexandre Cabanel et de William Bouguereau. Son installation à Concarneau en 1871 marque un tournant décisif : les pêcheurs, les paysans, les pardons bretons et les scènes de marché deviennent ses sujets favoris. Avec son ami et beau-frère Alfred Guillou, il participe à la naissance de l’École de Concarneau.
Aujourd’hui, les tableaux de Théophile Deyrolle intéressent tout particulièrement les amateurs de peinture bretonne du XIXᵉ siècle. Les compositions importantes, les scènes de la vie maritime et les œuvres qui représentent les costumes traditionnels peuvent obtenir plusieurs milliers d’euros.
Vous possédez un tableau, un dessin ou une céramique de Théophile Deyrolle ? Estimon’objet, votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation des objets d’art et de collection, vous propose une première estimation gratuite, rapide et confidentielle.
Prix des œuvres de Théophile Deyrolle
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Peinture à l’huile sur toile ou sur panneau : entre 300 € et 5 000 €
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Dessin, étude ou illustration : entre 50 € et 800 €
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Céramique et faïence décorée : entre 100 € et 1 500 €
Comment estimer une œuvre de Théophile Deyrolle ?
Vous souhaitez connaître la valeur d’un tableau de Théophile Deyrolle ? Commencez par photographier l’œuvre de face, puis prenez des images rapprochées de la signature, des personnages et des principaux détails. Photographiez également le revers, le châssis, les étiquettes anciennes, les inscriptions et le cadre. Ces éléments peuvent apporter des renseignements précieux sur la provenance ou sur une ancienne exposition.
Nos experts étudient ensuite la technique, les dimensions, le sujet, la qualité d’exécution, l’état de conservation et la cohérence de la signature. Ils comparent également l’œuvre aux compositions documentées de l’artiste et aux résultats récents observés sur le marché.
Grâce à cette analyse, Estimon’objet vous apporte un premier avis fiable et confidentiel. Notre équipe vous accompagne ensuite si votre œuvre nécessite une expertise complémentaire, une recherche de provenance ou une mise en vente.
La cote de Théophile Deyrolle sur le marché de l’art
La cote de Théophile Deyrolle dépend avant tout du sujet représenté. Les collectionneurs recherchent ses scènes de marché, ses pêcheurs, ses paysannes en costume, ses pardons et ses grandes compositions consacrées à la vie bretonne. Le format, la provenance et l’état du tableau jouent également un rôle essentiel.
La cote des scènes bretonnes et des peintures de figures
Les scènes bretonnes constituent le cœur du marché de Théophile Deyrolle. Les œuvres les plus appréciées montrent plusieurs personnages dans un décor immédiatement reconnaissable : marché, ferme, fête locale, port ou campagne de Cornouaille. La précision des costumes et la place accordée aux gestes du quotidien renforcent souvent leur intérêt documentaire.
Voici quelques résultats de référence :
- Le Retour du marché en Bretagne (œuvre non datée) : cette peinture a été adjugée 3 500 € en mars 2019 à Paris.
- Cider Festival, également présentée sous un titre évoquant une fête du cidre (œuvre non datée) : cette huile sur toile a été vendue 3 600 $ en 2021 à Knoxville, aux États-Unis, frais compris.
Ces résultats montrent qu’une scène animée, lisible et typiquement bretonne peut se situer dans une fourchette de plusieurs milliers d’euros. Une provenance locale ancienne ou un lien avec une exposition peut encore renforcer sa valeur.
La cote des paysages, scènes rurales et peintures maritimes
Les paysages et les scènes rurales de Théophile Deyrolle apparaissent régulièrement sur le marché. Ils représentent des chemins de campagne, des troupeaux, des travaux agricoles, des bateaux ou les environs de Concarneau. Les petits panneaux restent généralement plus accessibles que les grandes huiles sur toile.
Quelques références permettent de mieux comprendre ce marché :
- Retour de Barbison (œuvre non datée) : cette petite peinture a été vendue autour de 1 920 $ sur le marché international.
- Retour du marché (œuvre non datée) : cette huile sur panneau de 23 × 35,5 cm a été présentée avec une estimation comprise entre 800 € et 1 000 €.
- Le Retour des chaloupes sardinières (œuvre non datée) : cette impressionnante huile sur toile de 192 × 380 cm a été présentée en vente publique à Blois en 2017. Son format monumental et son sujet maritime la placent dans une catégorie très différente des petits paysages habituellement proposés.
Pour ce type de tableau, la taille ne suffit pas à déterminer le prix. La présence de personnages, la qualité de la lumière, l’état de conservation et l’importance du sujet dans l’œuvre de Deyrolle doivent être examinés ensemble.
La cote des portraits, dessins et œuvres décoratives
Les portraits, dessins et études de Théophile Deyrolle sont moins fréquents. Leur cote peut varier fortement selon la technique, l’identité du modèle et le degré d’achèvement. Un dessin lié à l’un de ses voyages ou à une œuvre connue peut présenter un intérêt historique supérieur à celui d’une simple étude.
Parmi les résultats publics connus :
- Aïscha (date et technique non précisées dans l’archive publique consultée) : l’œuvre a été adjugée 370 €.
- Portrait présumé de M. Thomas (œuvre non datée) : ce portrait a été vendu 90 €.
Ces résultats modestes ne doivent pas conduire à sous-estimer toutes les œuvres sur papier de l’artiste. Deyrolle fut aussi illustrateur et voyageur. Les dessins réalisés lors de ses voyages dans le Lazistan, le Caucase et l’Arménie possèdent une dimension documentaire particulière.
Il a également travaillé pour la faïencerie HB de Quimper, où il a participé à la décoration de plats, d’assiettes et de vases, notamment avec des motifs japonisants. Pour ces pièces, une expertise doit vérifier la marque de la manufacture, l’époque de fabrication et la réalité de l’intervention de Deyrolle. Une faïence simplement réalisée « d’après » un modèle de l’artiste ne possède pas la même valeur qu’une pièce documentée.
Comment reconnaître un tableau de Théophile Deyrolle ?
Les tableaux de Théophile Deyrolle représentent souvent des Bretons dans leur vie quotidienne. On reconnaît les coiffes, les tabliers, les sabots, les gilets et les vêtements sombres portés à la fin du XIXᵉ siècle. Les personnages ne prennent pas toujours la pose : ils marchent, discutent, travaillent, gardent un troupeau ou reviennent du marché. Cette attention portée aux attitudes donne à ses peintures un caractère très vivant.
Deyrolle accorde également beaucoup de soin aux visages et aux vêtements. Sa formation auprès de Cabanel et Bouguereau se retrouve dans la précision du dessin et dans la construction des figures. Les mains, les postures et les plis des tissus sont généralement décrits avec application. Les visages restent toutefois naturels : l’artiste cherche davantage à représenter les habitants de la région qu’à les idéaliser.
Sa palette utilise volontiers des bruns, des gris, des verts et des bleus, avec quelques couleurs plus franches dans les costumes ou les coiffes. Dans ses scènes portuaires, les voiles, les reflets de l’eau et les façades de Concarneau permettent souvent de reconnaître le lieu. Les œuvres les plus ambitieuses réunissent plusieurs groupes de personnages et peuvent atteindre des dimensions importantes.
Il faut néanmoins rester prudent. De nombreux peintres ont représenté la Bretagne et ses costumes à la même époque. Un sujet breton ou une scène de Concarneau ne suffit donc jamais à attribuer un tableau à Théophile Deyrolle.
Reconnaître la signature de Théophile Deyrolle
Théophile Deyrolle signe généralement ses peintures dans la partie inférieure de la composition, souvent à droite. On peut rencontrer les inscriptions « T. Deyrolle », « Th. Deyrolle » ou simplement « Deyrolle ». La signature est le plus souvent posée au pinceau, dans une couleur suffisamment visible sans prendre trop de place dans le tableau.
La forme de la signature peut varier selon la période, le format et la nature de l’œuvre. Sur certaines peintures, les lettres sont assez droites et faciles à lire. Sur d’autres, l’écriture paraît plus rapide et se confond partiellement avec le décor.
La signature doit toujours être étudiée avec la matière picturale. Une inscription ajoutée tardivement peut présenter une couleur différente, recouvrir des craquelures anciennes ou sembler posée au-dessus d’un vernis. À l’inverse, une signature ancienne doit normalement présenter un vieillissement cohérent avec le reste de la peinture.
Enfin, toutes les œuvres authentiques ne sont pas nécessairement signées. Certains panneaux décoratifs, études préparatoires et dessins peuvent être dépourvus de signature. C’est pourquoi l’examen du style, du support, de la provenance et du revers reste indispensable.
Tableau de Théophile Deyrolle : ce que regardent nos experts
Romain Rudondy, commissaire-priseur spécialisé en peintures anciennes et modernes, commence par observer le sujet et la composition. Il vérifie si les costumes, les activités représentées et le décor correspondent bien à la Bretagne de la fin du XIXᵉ ou du début du XXᵉ siècle. Dans une scène de Concarneau, les bateaux, les quais et l’organisation du port peuvent fournir des indices concrets.
Il examine ensuite le dessin des personnages. Chez Deyrolle, les silhouettes sont construites avec soin et les attitudes restent crédibles. Les mains, les visages et les vêtements ne doivent pas sembler maladroits ou simplifiés sans raison. Une photographie nette permet aussi d’étudier la façon dont l’artiste utilise la peinture pour distinguer un tablier, une coiffe blanche, une veste sombre ou la surface de l’eau.
Le support apporte d’autres informations. Romain regarde la toile, le panneau, le châssis, les clous, les anciennes réparations et les éventuelles marques de marchand de couleurs. Il contrôle aussi la cohérence de la signature avec le vieillissement général de l’œuvre. Une signature authentique ne doit pas sembler plus récente que le tableau.
Enfin, il étudie la provenance. Une ancienne étiquette bretonne, une mention d’exposition, une photographie de famille ou un lien avec Concarneau peut apporter un élément déterminant. Pour les grandes scènes décoratives, il recherche également si l’œuvre appartenait autrefois à un hôtel, une mairie, une demeure ou un ensemble de panneaux.
Théophile Deyrolle, un peintre au cœur de la Bretagne
Théophile Louis Deyrolle naît à Paris en 1844 dans une famille de naturalistes et d’entomologistes. Il se destine d’abord à l’architecture et suit une formation à l’École des beaux-arts. Sa rencontre avec Alfred Guillou, jeune peintre originaire de Concarneau, bouleverse toutefois ses projets. Deyrolle abandonne progressivement l’architecture et se forme à la peinture dans les ateliers d’Alexandre Cabanel et de William Bouguereau.
Avant de s’installer en Bretagne, il mène une étonnante activité de voyageur et d’illustrateur. Il parcourt le Lazistan, le Caucase et l’Arménie, où il observe les paysages, les monuments et les populations locales. Ses dessins et ses descriptions sont ensuite publiés dans Le Tour du Monde – Nouveau Journal des Voyages. Cette expérience montre déjà son goût pour l’observation des coutumes, des vêtements et de la vie quotidienne.
En 1871, Deyrolle rejoint Alfred Guillou à Concarneau. Il épouse l’année suivante Suzanne Guillou, la sœur de son ami, et s’attache définitivement à la région. Les deux peintres participent à la création de la colonie artistique connue sous le nom d’École de Concarneau. Deyrolle expose au Salon et obtient une mention honorable en 1882. Il travaille aussi pour la faïencerie HB de Quimper et réalise des panneaux décoratifs pour plusieurs établissements bretons. Il meurt à Concarneau en 1923, après plus d’un demi-siècle passé à représenter la vie de la région.
Plusieurs de ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans des collections publiques, notamment à Quimper, Brest, Pau et Rochefort. Bretonne aux poules, La Pêche aux maquereaux, Le Manoir de Locamand, Les Joueurs de boules ou encore L’Arrivée au pardon de Fouesnant témoignent de la place importante qu’il occupe dans l’histoire de la peinture bretonne du XIXᵉ siècle.
Pour une peinture attribuée à Théophile Deyrolle, photographiez toujours les costumes en très gros plan. Les coiffes, les broderies, les tabliers et les gilets ne constituent pas seulement des éléments décoratifs : ils peuvent parfois aider à identifier une commune, un territoire ou une fête particulière. Or, Deyrolle connaissait intimement les habitants et les usages de la région de Concarneau.
Pensez également à photographier les bords de la toile et l’intégralité du revers. Certains tableaux ont été découpés, séparés d’un décor plus important ou remontés sur un nouveau châssis. Une composition inhabituelle, un bord peint qui se prolonge sous le cadre ou des dimensions particulières peuvent révéler qu’il s’agissait autrefois d’un panneau décoratif.
Ne nettoyez jamais vous-même la signature et ne retirez aucune étiquette ancienne. Envoyez ces photographies à Estimon’objet : nos experts pourront comparer votre œuvre aux peintures documentées de Théophile Deyrolle et vous fournir une estimation gratuite, confidentielle et argumentée.
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