Home » artistes
Estimation et cote de l'artiste Frank Myers Boggs
Frank Myers Boggs (1855-1926) est un peintre et graveur franco-américain connu pour ses vues de Paris, ses ports normands et ses marines baignées d’une lumière grise. Ses tableaux représentent souvent la Seine, les quais, les ponts, les bateaux et les villes animées sous un ciel changeant. Très présentes sur le marché de l’art, ses huiles sur toile, ses aquarelles et ses œuvres au fusain peuvent atteindre des prix très différents selon le sujet, la technique, le format et la qualité d’exécution. Vous possédez une œuvre signée Frank Boggs ou Frank-Boggs ? Estimon’objet vous propose une estimation gratuite, confidentielle et sans engagement.
Prix des œuvres de Frank Myers Boggs
-
Peinture à l’huile sur toile ou panneau : entre 500 € et plus de 30 000 €
-
Aquarelle ou gouache : entre 100 € et 5 000 €
-
Dessin, fusain ou gravure : entre 20 € et 2 000 €
Comment estimer une œuvre de Frank Myers Boggs ?
Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Frank Myers Boggs et connaître sa valeur ? Remplissez le formulaire Estimon’objet avec des photographies nettes de la face, du revers, de la signature, du châssis ou du support, ainsi que des étiquettes et inscriptions éventuelles.
Nos experts étudient le style, la technique, le sujet, la signature, la période, l’état de conservation et la provenance. Ils comparent ensuite l’œuvre aux résultats récents obtenus aux enchères pour des tableaux ou dessins similaires. Vous recevez une première estimation sous quelques jours. La démarche est gratuite, confidentielle et sans engagement.
Quelle est la cote de Frank Myers Boggs ?
La cote de Frank Myers Boggs est bien établie en France comme à l’étranger. L’artiste apparaît régulièrement dans les ventes aux enchères, avec une demande plus forte pour les huiles de grand format, les vues de Paris, les scènes portuaires et les compositions qui réunissent architecture, bateaux et effets atmosphériques. Les aquarelles et les dessins restent plus accessibles, mais une feuille très aboutie, bien conservée et clairement localisée peut dépasser les estimations habituelles.
Le prix d’une œuvre de Frank Myers Boggs dépend notamment de sa technique, de ses dimensions, de son sujet, de sa date, de son état de conservation et de sa provenance. Une signature lisible est utile, mais elle ne suffit pas à déterminer l’authenticité ou la valeur du tableau. Les résultats ci-dessous donnent des repères concrets ; ils ne remplacent pas l’étude individuelle de l’œuvre.
La cote des peintures à l'huile de Frank Myers Boggs
Les huiles sur toile ou sur panneau constituent le segment le plus recherché. Les collectionneurs apprécient surtout les vues parisiennes, les quais de Seine, les ports de Normandie et les marines où l’artiste associe un ciel chargé, une eau lumineuse et une architecture immédiatement reconnaissable. Les œuvres modestes ou tardives peuvent se négocier à quelques centaines d’euros, tandis que les compositions importantes atteignent plusieurs dizaines de milliers d’euros. Quelques résultats de vente :
Le Clocher de l’église Sainte-Catherine, date de création non précisée : adjugé 29 760 €
Paris, la Seine et l’Hôtel de Ville, 1884 : adjugé 23 616 €
Le Port, date de création non précisée : adjugé 14 340 dollars
La Seine à Paris, date de création non précisée : adjugé 10 625 dollars
L’Embarcadère sur la Seine, 1886 : adjugé 9 375 dollars
Ces adjudications montrent l’importance du sujet. Une vue de Paris ou un port très construit, avec de nombreux bateaux et un bel effet de ciel, se place généralement au-dessus d’un paysage plus simple. Le format, la fraîcheur des couleurs et l’absence de restaurations lourdes ont aussi une influence directe sur le prix.
La cote des aquarelles et des gouaches de Frank Myers Boggs
Frank Myers Boggs utilise souvent l’aquarelle avec le crayon ou le fusain. Cette association lui permet de poser rapidement les masses, de réserver le blanc du papier pour la lumière et de souligner les silhouettes des bateaux, des ponts ou des clochers. Les aquarelles de petit format peuvent rester accessibles. Les feuilles plus ambitieuses, signées, datées et situées, attirent davantage les collectionneurs. Quelques résultats de vente :
Le Port d’Honfleur, 1921 : adjugé 1 040 € en 2019
Rue à Bernay, date de création non précisée : adjugée 1 040 €
La Plage de Trouville, date de création non précisée : adjugée 910 €
Paris, péniches sur la Seine, date de création non précisée : adjugé 650 €
Pour ce type d’œuvre, l’état du papier joue un rôle essentiel. Des rousseurs, une décoloration causée par la lumière, une humidité ancienne ou un montage acide peuvent réduire la valeur. À l’inverse, une aquarelle restée fraîche, avec une provenance documentée et un sujet recherché, peut créer une belle surprise aux enchères !
La cote des dessins, fusains et gravures de Frank Myers Boggs
Les dessins au crayon et au fusain révèlent la précision du regard de Frank Myers Boggs. On y retrouve les ponts, les rues anciennes, les églises et les quais qu’il représente dans ses peintures. L’artiste a également réalisé un petit ensemble d’eaux-fortes. Sur ce marché plus confidentiel, la qualité du trait, la lisibilité du sujet, la signature, les dimensions et la rareté de la feuille déterminent une grande partie du prix. Quelques résultats de vente :
Pont sur le rû à Vert-Saint-Denis, date de création non précisée, dessin au crayon : adjugé 150 €
Vieille Église des environs de Houdan, date de création non précisée, dessin au crayon : adjugée 20 €
Sacré-Cœur de Montmartre, date de création non précisée, aquarelle et fusain : adjugé 540 dollars canadiens
Clock Tower, date de création non précisée, aquarelle et fusain : adjugé 450 dollars canadiens
Le marché des œuvres sur papier présente des écarts importants. Un croquis rapide et peu documenté ne se compare pas à une grande composition au fusain rehaussée d’aquarelle. Une expertise permet donc de rattacher chaque feuille à la bonne catégorie avant d’en fixer la valeur.
Comment reconnaître une œuvre de Frank Myers Boggs ?
Frank Myers Boggs peint avant tout des paysages urbains et maritimes. Paris occupe une place centrale dans son œuvre : la Seine, Notre-Dame, l’Hôtel de Ville, le Pont-Neuf, le pont Saint-Michel et les quais reviennent souvent. Il représente aussi Honfleur, Dieppe, Rouen, Caudebec-en-Caux, Trouville, les ports belges et hollandais, ainsi que plusieurs paysages découverts au cours de ses voyages. Plusieurs indices peuvent orienter l’identification :
une palette dominée par les gris bleutés, les bruns, les ocres et les blancs ;
de grands ciels nuageux, parfois plus importants que la partie terrestre du paysage ;
une eau traitée par touches souples, avec des reflets clairs et des accents plus sombres ;
des quais, ponts et monuments solides, mais sans précision sèche ou photographique ;
des bateaux, mâts, cheminées et personnages réduits à quelques touches efficaces ;
une atmosphère de pluie, de brume ou de lumière froide, fréquente dans les vues de Paris et de Normandie ;
sur papier, un mélange courant d’aquarelle, de crayon et de fusain, avec des zones laissées en réserve.
La touche de ses huiles est libre, mais la construction reste lisible. À distance, les masses du ciel, de l’eau et de l’architecture s’équilibrent nettement. De près, on remarque des coups de pinceau rapides, des empâtements ponctuels et de petites silhouettes qui animent les quais. Cette liberté rapproche certaines œuvres de la sensibilité d’Eugène Boudin et de Johan Barthold Jongkind, sans que Frank Myers Boggs perde son goût personnel pour les villes et les ports.
Ces éléments donnent une première orientation, mais les imitations, les attributions anciennes et la proximité avec l’œuvre de son fils imposent de rester prudent.
Comment reconnaître la signature de Frank Myers Boggs ?
La signature se trouve le plus souvent dans la partie inférieure de l’œuvre, fréquemment à gauche. Elle peut apparaître sous plusieurs formes : « Frank Boggs », « Frank-Boggs », « FRANK-BOGGS » ou simplement « Boggs ». L’artiste ajoute parfois le lieu et la date. On rencontre par exemple des signatures suivies de Paris, Rouen, Dordrecht ou d’une date précise.
Sur les œuvres sur papier, la signature peut être tracée au crayon, au fusain ou à l’encre. Sur les peintures, elle est généralement posée au pinceau. Le revers mérite également un examen : le châssis, les anciennes étiquettes, les cachets de marchand, les numéros d’exposition ou une annotation de titre peuvent apporter des informations utiles.
Une signature qui semble correcte ne constitue jamais une preuve suffisante. Il faut vérifier si son graphisme, sa matière et son vieillissement correspondent au reste de l’œuvre. Une signature fraîche sur une toile ancienne, un nom repris sur un vernis ou une date incohérente doivent attirer l’attention.
Quels éléments nos experts examinent-ils pour estimer une œuvre de Frank Myers Boggs ?
Pour établir une estimation de Frank Myers Boggs, Romain Rudondy, commissaire-priseur et expert en tableaux, commence par identifier la technique et le support : huile sur toile, huile sur panneau, aquarelle, gouache, crayon, fusain ou gravure. Il étudie ensuite le sujet, les dimensions, la période probable, la qualité d’exécution, la signature et l’état de conservation.
L’examen porte aussi sur la matérialité de l’œuvre. Pour une peinture, l’expert observe la toile, le châssis, la couche picturale, le vernis, les craquelures, les repeints et les anciennes restaurations. Pour une œuvre sur papier, il recherche les rousseurs, les plis, les déchirures, les traces d’humidité, l’insolation et les effets d’un encadrement ancien.
La provenance peut modifier sensiblement l’estimation. Une facture, une ancienne photographie, une étiquette d’exposition, une mention dans un inventaire ou un historique familial précis renforcent le dossier. Enfin, l’expert compare l’œuvre aux adjudications récentes portant sur des sujets, des formats et des techniques proches. Cette comparaison permet de proposer une fourchette adaptée au marché actuel, et non un prix théorique.
Biographie de Frank Myers Boggs
Frank Myers Boggs naît en 1855 à Springfield, dans l’Ohio. Il arrive en France dans sa jeunesse et entre à l’École des beaux-arts de Paris, où il suit l’enseignement de Jean-Léon Gérôme. Cette formation académique lui apporte une solide maîtrise du dessin et de la composition. Il expose au Salon à partir de 1880 et s’installe à Paris en 1881. La capitale, ses ponts et son fleuve deviennent alors des sujets majeurs de son travail.
Sa carrière se partage entre la France, les États-Unis et de nombreux voyages. Il travaille à New York, parcourt la Normandie, visite les villes flamandes et hollandaises, puis découvre aussi des paysages méditerranéens et algériens. Partout, il cherche les ports, les quais, les navires et les monuments qui structurent la vue. Ses tableaux rencontrent un public sensible à ces scènes vivantes et atmosphériques. La tradition de Boudin et de Jongkind l’influence, mais Boggs développe un langage immédiatement reconnaissable, fondé sur le mouvement de l’eau, les ciels changeants et l’activité urbaine.
Naturalisé français en 1923, Frank Myers Boggs termine sa vie à Meudon, où il meurt en 1926. Il laisse également une trentaine d’eaux-fortes, mieux connues à partir du début des années 1920. Ses œuvres sont conservées dans plusieurs collections publiques, notamment au musée d’Orsay, au musée Carnavalet, au musée des Beaux-Arts de Nantes et au Museum of Fine Arts de Boston. Son fils, Frank-Will, devient lui aussi peintre, ce qui explique certaines confusions d’attribution sur le marché.
Le premier réflexe consiste à distinguer Frank Myers Boggs de son fils Frank-Will (1900-1950). Ce dernier peint lui aussi Paris, la Normandie et des scènes de voyage. Il adopte le nom d’artiste Frank-Will à partir de 1919, alors que son père signe plutôt Frank Boggs ou Frank-Boggs. Une œuvre datée après 1926 ne peut donc pas être de Frank Myers Boggs. Pour une œuvre antérieure, la signature, le support, le style et la provenance doivent être étudiés ensemble, car les deux carrières se chevauchent pendant quelques années.
Ne nettoyez pas la peinture et ne retirez pas l’œuvre de son cadre avant l’expertise. Photographiez la face, le revers, la signature, les étiquettes et les éventuelles annotations sous une lumière naturelle, sans reflet. Pour une aquarelle ou un dessin, conservez aussi le montage ancien : une inscription cachée au dos peut aider à identifier le lieu, la date ou l’ancienne collection. Ce détail peut changer l’estimation !
En lien avec Frank Myers Boggs
Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?
Remplir le formulaire
Joindre vos photos
Réponse en 48 heures









