Estimation et cote de l'artiste Amedeo Modigliani

Amedeo Modigliani (1884-1920) est l’un des artistes les plus célèbres de l’École de Paris. Ses portraits aux visages allongés, aux cous fins et aux yeux en amande sont immédiatement reconnaissables. Derrière cette apparente simplicité se cache une œuvre rare : Modigliani meurt à seulement 35 ans et ne laisse qu’un nombre limité de peintures, de dessins et de sculptures reconnues.

La cote d’Amedeo Modigliani atteint aujourd’hui des sommets. Ses portraits se vendent régulièrement plusieurs millions d’euros, tandis que ses nus les plus importants peuvent dépasser 100 millions d’euros. Son record public s’élève à 170,4 millions de dollars ! Vous possédez un tableau, un dessin ou une sculpture attribuée à Amedeo Modigliani ? Chez Estimon’Objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en art moderne et nos commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Amedeo Modigliani

Prix des œuvres d’Amedeo Modigliani

  • Peinture originale, portrait ou nu : de 500 000 € à plus de 150 millions d’euros

  • Dessin, crayon ou aquarelle : de 5 000 € à plus de 1 million d’euros

  • Sculpture originale en pierre : de 1 million € à plus de 55 millions d’euros

Pour réaliser une estimation d’une œuvre d’Amedeo Modigliani, il faut d’abord identifier sa technique, son support, ses dimensions et son sujet. Les experts examinent le dessin du visage, le traitement des yeux, la forme du cou, la ligne du nez, la matière picturale et les couleurs employées. Des photographies nettes de la face, du revers, de la signature, du châssis et des éventuelles étiquettes permettent d’établir un premier avis.

La provenance et la documentation sont essentielles, car Modigliani compte parmi les artistes modernes les plus copiés. Une ancienne facture, une photographie d’exposition, une étiquette de galerie ou une mention dans un catalogue raisonné peut avoir une importance considérable. Estimon’Objet étudie ces différents éléments, compare l’œuvre aux références documentées et vous accompagne vers les recherches complémentaires nécessaires. Une estimation sur photographies ne constitue toutefois pas, à elle seule, une authentification définitive.

La cote d’Amedeo Modigliani sur le marché de l’art

La valeur d’une œuvre d’Amedeo Modigliani repose avant tout sur son authenticité, sa provenance et son inscription dans les ouvrages de référence. Les peintures sont extrêmement rares sur le marché. Les nus, les grands portraits féminins et les effigies de Jeanne Hébuterne, Léopold Zborowski ou des artistes de Montparnasse dominent sa cote. Les dessins présentent des écarts importants, tandis que les sculptures originales en pierre atteignent des prix comparables à ceux des tableaux majeurs.

La cote des peintures et des portraits de Modigliani

Les peintures à l’huile représentent le cœur du marché de Modigliani. Les collectionneurs recherchent les portraits peints entre 1915 et 1919, lorsque l’artiste adopte pleinement les visages allongés, les yeux en amande et les arrière-plans aux couleurs sourdes qui ont fait sa renommée. L’identité du modèle, l’année de création, le format et la qualité de la provenance ont une influence décisive.

Voici quelques résultats de référence :

  • Nu couché (1917-1918) : cette huile sur toile a été adjugée 170,4 millions de dollars à New York en novembre 2015. Elle détient le record public de l’artiste.
  • Nu couché sur le côté gauche (1917) : cette grande composition de 89 × 146 cm a atteint 157,2 millions de dollars à New York en mai 2018.
  • Nu assis au collier (1917) : cette peinture a été vendue 63,9 millions de dollars à Londres en juin 2026, soit l’un des prix les plus élevés obtenus en Europe pour Modigliani.
  • Paulette Jourdain (1919) : ce grand portrait a été adjugé 42,8 millions de dollars à New York en novembre 2015, puis revendu 34,9 millions de dollars en 2023.
  • Elvire en buste (1919) : resté dans une collection privée pendant près de cinquante ans, ce portrait a atteint 27 millions d’euros à Paris en octobre 2025.

Ces résultats concernent des tableaux dont l’authenticité, la provenance et l’historique d’exposition sont solidement établis. Une peinture simplement « attribuée à Modigliani » ne bénéficie pas du même marché et peut même devenir invendable lorsque son dossier reste insuffisant.

La cote des sculptures d’Amedeo Modigliani

Amedeo Modigliani se considérait d’abord comme un sculpteur. Entre 1909 et 1914, il taille dans la pierre une série de têtes féminines aux visages étroits, aux longs nez et aux yeux clos ou en amande. Environ vingt-cinq à trente sculptures sont aujourd’hui reconnues, dont une grande partie appartient à des musées. Leur apparition sur le marché constitue donc un événement exceptionnel.

Quelques ventes illustrent cette rareté :

  • Tête (1911-1912) : cette grande tête en pierre calcaire de 73 cm a été vendue 70,7 millions de dollars à New York en novembre 2014. Il s’agit du record public pour une sculpture de Modigliani.
  • Tête (vers 1910-1912) : cette sculpture en pierre calcaire de 65 cm, conservée pendant plusieurs décennies dans la même famille, a atteint 43,2 millions d’euros à Paris en juin 2010.
  • Tête (1911-1912) : une autre sculpture de la même série, proposée à New York en mai 2019, a été vendue 34,3 millions de dollars.

Il faut distinguer ces pierres taillées par Modigliani des bronzes coulés après sa mort. Certaines fontes posthumes peuvent avoir une valeur importante lorsqu’elles sont parfaitement documentées, mais elles ne sont pas équivalentes aux rares sculptures directement exécutées par l’artiste.

La cote des dessins et des cariatides

Modigliani dessinait constamment. Il utilisait le crayon, le fusain, l’encre, le crayon bleu et parfois l’aquarelle. Ses feuilles représentent des portraits, des nus et surtout des cariatides, ces figures féminines imaginées comme les éléments d’un temple consacré à la beauté. Certaines sont des recherches pour ses sculptures, tandis que d’autres constituent des œuvres autonomes.

Voici quelques résultats significatifs :

  • Tête de cariatide (vers 1910-1911) : ce dessin au crayon provenant autrefois de la collection du docteur Paul Alexandre a été adjugé 1 139 840 € en 2016.
  • Tête de cariatide (1911-1912) : ce crayon sur papier de 42 × 25,5 cm a obtenu 534 000 $ en 2024.
  • Cariatide masculine, mains derrière la tête (1913) : ce dessin au crayon bleu sur papier a été vendu 76 200 £ à Londres en mars 2025.
  • Cariatides et études de figures : selon leur provenance, leur qualité et leur degré d’achèvement, les feuilles reconnues peuvent se négocier de quelques dizaines de milliers d’euros à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Le papier doit être observé avec attention. Les taches, les déchirures, les pliures, l’insolation ou un montage ancien peuvent réduire la valeur. Un dessin très simple peut toutefois obtenir un excellent prix lorsqu’il possède une provenance ancienne et figure dans les ouvrages de référence.

Comment reconnaître un tableau d’Amedeo Modigliani ?

Les portraits de Modigliani se reconnaissent à leurs silhouettes étirées. Les visages prennent souvent la forme d’un ovale, le cou s’allonge et le nez forme une ligne fine qui descend presque sans interruption depuis le front. Les yeux sont en amande. Ils peuvent être bleus, gris, noirs ou laissés sans pupilles apparentes. Modigliani ne cherche pas à respecter parfaitement l’anatomie : il transforme volontairement les proportions pour donner à chaque modèle une présence particulière.

Les contours restent généralement souples et bien visibles. Une ligne sombre délimite le visage, le cou, les épaules et les vêtements. Les arrière-plans sont simples, avec des bruns, des ocres, des gris, des verts sourds ou des rouges assombris. Le visage semble souvent légèrement incliné et les deux côtés ne sont pas parfaitement symétriques. Malgré ces déformations, les personnes qui connaissaient les modèles reconnaissaient immédiatement leur portrait.

Dans ses nus, Modigliani utilise des teintes chaudes, proches de la terre cuite, du rose et de l’ocre. Les corps se détachent sur des draps, des coussins ou des fonds rouges et bruns. La peinture est souvent posée en couches assez minces. Plusieurs examens scientifiques ont aussi révélé que l’artiste réutilisait parfois ses toiles : une ancienne composition peut donc se cacher sous la peinture visible.

Reconnaître la signature d’Amedeo Modigliani

Amedeo Modigliani signe généralement « Modigliani », avec une écriture manuscrite légèrement inclinée. La signature peut se trouver dans la partie supérieure ou inférieure du tableau, à droite comme à gauche. Elle est souvent peinte avec une couleur proche de celles de la composition et ne cherche pas toujours à attirer le regard. Sur les dessins, elle peut apparaître au crayon dans la partie basse de la feuille.

Le graphisme de la signature varie selon les années et les outils employés. Certaines lettres sont séparées, tandis que d’autres se rejoignent dans un mouvement plus continu. De plus, plusieurs œuvres reconnues ne sont pas signées. L’absence de signature ne signifie donc pas qu’une œuvre est fausse, pas plus qu’une signature visible ne prouve son authenticité.

La prudence est ici indispensable. De nombreuses signatures « Modigliani » ont été ajoutées sur des peintures, des dessins ou des reproductions sans lien avec l’artiste. L’expert doit toujours confronter l’inscription à la technique, au support, à la provenance et aux références documentaires.

Signature Amedeo Modigliani
Expertise signature Amedeo Modigliani

Œuvre d’Amedeo Modigliani : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en peintures modernes, examine d’abord la construction du visage. Il regarde le passage entre le front et le nez, la courbe de la mâchoire, la forme des yeux et la manière dont le cou rejoint les épaules. Chez Modigliani, les déformations ne sont jamais placées au hasard. Elles restent cohérentes et donnent au modèle une attitude très précise.

Il étudie ensuite la matière. Sur de bonnes photographies prises de côté, il peut observer les zones fines, les reprises, la toile laissée visible et les contours sombres qui structurent le portrait. Une peinture trop épaisse, une surface uniformément lisse ou des couleurs industrielles incompatibles avec le début du XXe siècle nécessitent des recherches supplémentaires. Une analyse scientifique peut porter sur les pigments, la préparation, la toile, les rayons X ou la réflectographie infrarouge.

Enfin, Romain vérifie le revers du tableau, les marques du châssis, les étiquettes, les anciens numéros, les tampons et les traces d’encadrement. Il confronte ces informations aux catalogues raisonnés, notamment ceux d’Ambrogio Ceroni et aux recherches plus récentes. Pour Modigliani, une provenance qui remonte à Paul Alexandre, Paul Guillaume, Léopold Zborowski ou à une collection ancienne apporte des éléments particulièrement importants, à condition que chaque étape soit documentée.

Amedeo Modigliani, le peintre des visages de Montparnasse

Amedeo Modigliani naît à Livourne, en Italie, en 1884, dans une famille juive séfarade. Sa santé reste fragile dès l’enfance : il souffre notamment de pleurésie puis de tuberculose. Sa mère encourage très tôt son intérêt pour l’art. À partir de 1898, il étudie auprès du peintre Guglielmo Micheli, ancien élève de Giovanni Fattori. Il poursuit ensuite sa formation à Florence puis à Venise, où il découvre l’art ancien, les maîtres italiens et les nouveaux courants européens.

En 1906, Modigliani arrive à Paris et s’installe d’abord à Montmartre. Il fréquente les artistes de la bohème, visite les musées et rencontre le docteur Paul Alexandre, son premier grand soutien. Sa découverte des sculptures africaines et sa rencontre avec Constantin Brâncuși le poussent à travailler directement la pierre. Pendant plusieurs années, il rêve de créer un ensemble monumental composé de têtes et de cariatides. Sa santé et le coût des matériaux l’obligent cependant à abandonner progressivement la sculpture pour revenir à la peinture.

À partir de 1914, Modigliani réalise les portraits qui feront sa renommée. Il peint ses amis, des marchands, des écrivains, des enfants et de nombreuses femmes de son entourage. Sa seule exposition personnelle, organisée à Paris en 1917, provoque un scandale à cause des nus visibles depuis la rue. La même année, il rencontre Jeanne Hébuterne, jeune artiste qui devient sa compagne et son principal modèle. Modigliani meurt d’une méningite tuberculeuse le 24 janvier 1920, à seulement 35 ans. Enceinte de leur second enfant, Jeanne se donne la mort le lendemain. Leur fille, également prénommée Jeanne, consacrera plus tard un livre à la vie et à l’œuvre de son père.

Pour une œuvre attribuée à Modigliani, ne vous concentrez pas uniquement sur les fameux yeux en amande. Cet élément est facile à imiter ! Photographiez plutôt le tableau sous une lumière oblique afin de montrer la surface, la finesse des couches de peinture et les éventuelles reprises. Prenez aussi un gros plan du passage entre le front, le nez et la bouche : la continuité de cette ligne est souvent plus instructive que la forme des yeux.

Photographiez ensuite l’intégralité du revers sans retirer les étiquettes ni nettoyer les inscriptions. Chez Modigliani, l’histoire de l’œuvre compte autant que son apparence. Un ancien numéro, une marque de collection ou une étiquette presque effacée peut permettre de retrouver une exposition ou une provenance. Ne faites jamais restaurer ou décadrer une œuvre supposée importante avant l’avis d’un spécialiste !

Vous souhaitez connaître le prix d’un tableau de Modigliani, faire examiner un dessin ou vérifier une sculpture ? Transmettez à Estimon’Objet des photographies détaillées, les dimensions et tous les documents disponibles. Nos experts étudieront votre demande et vous accompagneront dans le cadre d’une vente, d’une succession, d’un partage, d’un inventaire ou d’une assurance.

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Art moderne

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Marc CHAGALL (1887 - 1985) Les amoureux de Vitebsk. 1959 Huile sur carton marouflé sur toile Signée en bas à gauche 54 x 44,8 cm Provenance : - Galer

💰 Adjudication :
600 000 €

🔎 Estimation :
300 000 € - 600 000 €

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Pierre BONNARD (1867-1947) Le Chemin vert et le canal. Vers 1919 Huile sur toile Signée en bas à droite 50 x 62 cm Provenance : - Collection particul

💰 Adjudication :
210 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 80 000 €

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Zdzisław BEKSINSKI (1929-2005) Les deux tours de 1885, 1980 Huile sur isorel Signée et datée 1980 au dos 89 x 89 cm

💰 Adjudication :
103 000 €

🔎 Estimation :
15 000 € - 20 000 €

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Eugène GIRARDET (1853-1907) La prière Huile sur toile
Signée en bas à droite 70 x 110 cm Provenance : Famille de l’artiste

💰 Adjudication :
100 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €