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Estimation et cote de l'artiste Camille Hilaire
Camille Hilaire (1916-2004) est un peintre français rattaché à la nouvelle École de Paris. Paysages lumineux, nus féminins, bouquets de fleurs, chevaux et scènes de spectacle composent un univers immédiatement reconnaissable. Son œuvre associe des formes simplifiées, héritées du cubisme, à une palette vive dominée par les bleus, les verts, les rouges et les jaunes. Très présent sur le marché de l’art, l’artiste a aussi réalisé des aquarelles, des lithographies, des cartons de tapisserie, des vitraux et des mosaïques. Ses peintures les plus recherchées dépassent 10 000 € et son record public depuis 2000 atteint 18 750 $.
Vous possédez une peinture, une aquarelle, une lithographie ou une tapisserie de Camille Hilaire ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en art et nos commissaires-priseurs.
Prix des œuvres de Camille Hilaire
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Peinture à l’huile sur toile : entre 200 € et plus de 15 000 €
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Dessin, gouache ou aquarelle : entre 40 € et 7 000 €
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Lithographie ou estampe : entre 5 € et 1 100 €
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Tapisserie d’Aubusson : entre 700 € et 11 000 €
Comment estimer une œuvre de Camille Hilaire
Vous souhaitez connaître la valeur d’une œuvre de Camille Hilaire ? Remplissez notre formulaire d’estimation en ligne et transmettez des photographies nettes de la face, du revers, de la signature et des éventuelles inscriptions. Pour une peinture, photographiez aussi les côtés de la toile, le châssis et les étiquettes anciennes. Pour une œuvre sur papier, laissez visibles les marges et évitez de retirer la feuille de son encadrement. Dans le cas d’une tapisserie, ajoutez une photographie de la signature tissée, du numéro de tirage et du bolduc fixé au revers.
Nos experts et commissaires-priseurs étudieront la technique, les dimensions, le sujet, la période de création, l’état de conservation et la provenance. Ils vérifieront également si l’œuvre est une création originale, une lithographie, une reproduction imprimée ou une tapisserie issue d’un atelier identifié. Ces éléments seront comparés à la cote actuelle de Camille Hilaire et aux résultats obtenus par des œuvres similaires. Vous recevrez une première réponse sous quelques jours. La demande est gratuite et totalement confidentielle.
La cote de Camille Hilaire sur le marché de l’art
La cote de Camille Hilaire repose sur un marché abondant, alimenté par des peintures, des œuvres sur papier et de nombreuses estampes. Les collectionneurs recherchent surtout ses huiles sur toile aux couleurs vives, notamment les paysages méditerranéens, les bouquets, les scènes équestres et les compositions consacrées au spectacle. Les œuvres de grandes dimensions et les tableaux très représentatifs de son style obtiennent généralement les meilleurs résultats.
La valeur varie néanmoins de façon importante selon la technique et le sujet. Une grande huile sur toile peut dépasser 10 000 €, tandis qu’une petite peinture se situe souvent entre quelques centaines et quelques milliers d’euros. Les aquarelles restent plus accessibles. Les lithographies, produites en nombre, présentent habituellement une valeur inférieure. Les tapisseries peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros lorsqu’elles proviennent d’un atelier d’Aubusson reconnu et conservent leur bolduc d’origine.
La cote des peintures de Camille Hilaire
Les huiles sur toile dominent le marché de Camille Hilaire. Les compositions florales, les nus, les paysages structurés par de larges aplats de couleur et les scènes de chevaux figurent parmi les sujets les plus appréciés. Le format, l’intensité de la palette et la période de création jouent un rôle essentiel dans l’estimation. Voici quelques résultats de référence :
- Jeux de fleurs sur la cheminée : cette huile sur toile de 92,1 × 73 cm a été vendue 18 750 $ à New York en septembre 2008. Il s’agit de son record public depuis 2000.
- Nu au fauteuil : cette huile sur toile a atteint 13 200 $ à New York en mars 2018.
- In the Paddock : cette scène équestre a été adjugée 10 687 € à Londres en juin 2017.
- Les Coulisses : cette peinture consacrée au monde du spectacle a obtenu 5 875 € à Londres en février 2017.
- La Piscine (1961) : cette huile sur toile de 40,6 × 80 cm a été vendue 4 250 $ aux États-Unis en décembre 2019.
- Le Torrent : cette grande huile sur toile de 146 × 114 cm a atteint 3 600 € à Paris en juillet 2018.
Ces résultats montrent que les sujets caractéristiques et les compositions de qualité peuvent dépasser plusieurs milliers d’euros. Une attribution certaine ne suffit toutefois pas à garantir une valeur élevée. Une petite toile, une œuvre tardive, un sujet moins recherché ou une peinture restaurée de manière excessive peut obtenir un prix beaucoup plus modeste.
La cote des dessins, gouaches et aquarelles
Camille Hilaire a beaucoup travaillé sur papier. Ses aquarelles reprennent ses thèmes habituels : paysages, arbres, cavaliers, personnages, musiciens et nus féminins. La fluidité des couleurs et la construction du dessin permettent souvent de retrouver les principales caractéristiques de son style. Plusieurs résultats permettent de situer leur cote :
- Les Musiciens : cette composition à l’aquarelle, à l’encre et aux crayons de couleur de 61 × 46 cm a été adjugée 820 € à Paris en juin 2021.
- Les Oliviers à Vence : cette aquarelle de 54 × 71 cm a obtenu 500 € à Paris en octobre 2017.
- Femme à l’antique : cette petite aquarelle rehaussée d’encre de 17,5 × 12 cm a été vendue 150 € à Paris en novembre 2017.
- Cavalier : ce dessin à l’encre et aux crayons de couleur de 18 × 17 cm a atteint 100 € à Paris en septembre 2021.
Les œuvres sur papier de grand format, très colorées et bien conservées peuvent obtenir des prix supérieurs. La présence de taches, de rousseurs, de déchirures ou d’une décoloration due à la lumière réduit en revanche leur valeur. Une aquarelle doit également être distinguée d’une reproduction en couleurs ou d’une lithographie.
La cote des lithographies et tapisseries
Camille Hilaire a réalisé de nombreuses lithographies en couleurs. Elles représentent des paysages, des nus, des chevaux, des acrobates et des scènes de cirque. La plupart portent une signature au crayon et un numéro de tirage. Leur prix dépend du format, du nombre d’exemplaires, de l’état du papier et de la qualité de l’impression. Quelques résultats illustrent ce marché :
- La Normandie : cette suite de dix lithographies en couleurs signées a été vendue 120 € à Paris en mai 2020.
- L’Acrobate : cette lithographie signée et numérotée 1/80 a obtenu 30 € à Paris en février 2023.
- Parade à cheval : cette lithographie signée et numérotée 8/80 a également atteint 30 € à Paris en février 2023.
- En coulisses : cette lithographie numérotée 11/80 a été adjugée 15 € à Paris en janvier 2025. Les plis et les taches visibles ont limité sa valeur.
- La Serre bleue : cette tapisserie numérotée XLIX et signée dans le tissage a été vendue 1 650 $ aux États-Unis en mars 2020.
Les tapisseries occupent une place particulière dans l’œuvre de Camille Hilaire. Certains modèles ont été tissés à Aubusson par des ateliers reconnus. Une pièce de grande taille, conservée dans de bonnes conditions et accompagnée de son bolduc peut atteindre plusieurs milliers d’euros. L’absence d’étiquette, une exposition prolongée au soleil ou des restaurations importantes peuvent toutefois diminuer son prix.
Comment reconnaître une œuvre de Camille Hilaire ?
Les peintures de Camille Hilaire restent figuratives, même lorsque les formes semblent découpées en facettes. Les maisons, les arbres, les montagnes et les personnages sont simplifiés, mais le sujet demeure lisible. Cette construction rappelle le cubisme sans faire disparaître la profondeur du paysage ni le mouvement des figures.
La couleur constitue l’un des meilleurs indices. Camille Hilaire utilise des bleus profonds, des verts lumineux, des jaunes, des rouges et des violets. Il place souvent les couleurs côte à côte afin de structurer la composition. Les contours foncés soulignent parfois les personnages, les chevaux, les arbres ou les objets.
Ses paysages représentent volontiers la campagne, les bords de rivière, la côte méditerranéenne et les villages observés depuis un point de vue élevé. Les routes, les champs et les plans d’eau forment alors de grandes zones colorées. Dans ses bouquets, les fleurs se détachent souvent devant une fenêtre ou au cœur d’un intérieur. Les nus se reconnaissent à leurs courbes souples et à leurs couleurs franches.
Les chevaux et les scènes de spectacle constituent un autre aspect important de son œuvre. Cavaliers, danseuses, acrobates et musiciens lui permettent de jouer avec les mouvements du corps. Ces sujets sont recherchés lorsqu’ils présentent une composition dynamique et une palette particulièrement vive. Aucun de ces éléments ne suffit toutefois à confirmer seul l’authenticité d’une œuvre.
Reconnaître la signature de Camille Hilaire
Camille Hilaire signe généralement « Hilaire ». Cette signature se trouve souvent dans la partie inférieure de la composition, à droite ou à gauche. Elle peut être peinte dans une couleur claire sur un fond sombre ou, au contraire, tracée avec une couleur foncée sur une zone lumineuse.
Sur certaines huiles, une seconde signature, un titre ou une date peuvent apparaître au revers de la toile. Ces inscriptions sont précieuses pour identifier le sujet et situer l’œuvre dans la carrière de l’artiste. Leur graphisme doit rester cohérent avec la technique, l’usure du support et la période supposée de réalisation.
Les aquarelles et les dessins portent souvent une signature tracée au crayon, à l’encre ou à la couleur. Les lithographies sont généralement signées au crayon dans la marge inférieure. Le numéro de tirage ou la mention « E.A. », pour épreuve d’artiste, apparaît fréquemment de l’autre côté de la feuille.
Sur une tapisserie, la signature « Hilaire » peut être intégrée au tissage. Le revers peut aussi conserver un bolduc qui indique le titre, les dimensions, le numéro du tirage et le nom de l’atelier. Une signature isolée ne permet jamais d’établir l’authenticité : elle doit être étudiée avec le support, la technique, le sujet et la provenance.
Tableau de Camille Hilaire : ce que regardent nos experts
Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en art moderne, commence par déterminer la nature exacte de l’objet. Le marché comprend des huiles originales, des aquarelles, des lithographies et de nombreuses reproductions décoratives. Une photographie prise sous une lumière latérale l’aide à observer les reliefs de la peinture. Une huile présente des touches irrégulières et des variations de matière, alors qu’une impression possède généralement une surface plus uniforme.
Romain compare ensuite la palette, les contours et la construction du sujet avec des œuvres documentées de Camille Hilaire. Il étudie la manière dont les couleurs forment les arbres, les maisons, les visages ou les chevaux. Il vérifie aussi la cohérence de la toile, du châssis, des agrafes ou des clous avec la période supposée de création.
Le revers apporte souvent des renseignements essentiels. Une ancienne étiquette, un titre manuscrit, un numéro d’exposition ou une facture peut renforcer la provenance. Pour une œuvre sur papier, Romain recherche les traces propres à l’aquarelle et les éventuels points réguliers produits par une impression. Pour une tapisserie, il examine la signature tissée, la qualité de la laine, le numéro du tirage et le bolduc de l’atelier.
Camille Hilaire, un peintre français de la nouvelle École de Paris
Camille Hilaire naît à Metz le 2 août 1916 dans une famille modeste. Il quitte rapidement l’école et travaille comme peintre en bâtiment. Il fréquente toutefois la bibliothèque municipale de Metz, où il copie des œuvres de Dürer et de Holbein. Ses premiers dessins attirent l’attention de l’écrivain Jean Giono et du peintre Nicolas Untersteller, futur directeur de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.
Mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale, Camille Hilaire participe à la campagne de France avant d’être fait prisonnier. Il s’évade et rejoint Paris au début de l’année 1941. Sous l’Occupation, il s’inscrit aux Beaux-Arts sous un faux nom. Il travaille ensuite dans l’atelier d’André Lhote, dont l’enseignement marque durablement sa façon d’organiser les formes et les couleurs. Il obtient plusieurs distinctions à la fin des années 1940 et reçoit le second Grand Prix de Rome en 1950.
Camille Hilaire enseigne à l’École des beaux-arts de Nancy de 1947 à 1958, puis à l’École des beaux-arts de Paris jusqu’en 1968. Sa première exposition personnelle parisienne a lieu en 1951. Il expose ensuite aux États-Unis et dans de nombreux pays. Au fil de sa carrière, il étend son travail à la lithographie, à la tapisserie, au vitrail et à la mosaïque, tout en conservant un goût marqué pour la couleur et les sujets figuratifs. Il meurt à Fourges le 7 juin 2004.
Pour une œuvre attribuée à Camille Hilaire, il faut d’abord vérifier s’il s’agit d’une peinture originale, d’une aquarelle ou d’une impression. Une photographie de face ne permet pas toujours de faire cette distinction. Je conseille donc de photographier la surface sous une lumière oblique, puis le revers, les bords et la signature en gros plan. Sur une huile, cette lumière révèle les coups de pinceau et les différences d’épaisseur. Sur une reproduction, les couleurs restent plates et de petits points réguliers peuvent apparaître sous une loupe. »
« Ne nettoyez pas la peinture et ne retirez pas une œuvre sur papier de son cadre avant l’expertise. Conservez également les étiquettes, les factures, les certificats et les documents anciens, même s’ils semblent incomplets. Pour une tapisserie, le bolduc situé au revers peut être aussi important que la signature visible sur la face. Ces éléments permettent de confirmer l’origine de l’œuvre et d’affiner sensiblement son estimation.