Estimation et cote de l'artiste Charles Lapicque

Charles Lapicque (1898-1988) est un peintre et théoricien prolifique de la Seconde École de Paris. Découvrez l’histoire de Charles Lapicque et ses peintures. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Charles Lapicque, peintre et ingénieur

Charles Lapicque est un artiste pluridisciplinaire, qui a débuté sa carrière comme ingénieur. La sensibilité artistique de Charles Lapicque s’exprime d’abord dans la musique, dans son enfance entre Épinal et Paris. Après avoir servi dans l’artillerie au cours de la Première guerre mondiale (1917-1919), Charles Lapicque débute des études d’ingénieur. C’est à la même période qu’il commence à peindre à l’huile. À partir de 1921, il exerce la profession d’ingénieur dans les travaux électriques. A la même période, Charles Lapicque se forme à la peinture, encouragé par Jacques Lipchitz.

Artistiquement, Charles Lapicque essaie différents styles pour élaborer sa manière. Il expérimente notamment l’Abstraction totale dès 1925 avec Hommage à Palestrina. En définitive, Charles Lapicque décide d’abandonner sa carrière d’ingénieur pour se consacrer à la peinture en 1928. Cependant, en raison de la crise économique de 1929, l’artiste est contraint de prendre un poste d’assistant de laboratoire à la Faculté des Sciences. Il y demeure de 1931 à 1943.

La maturité artistique de Charles Lapicque, peintre et théoricien

Charles Lapicque atteint une maturité artistique dans les années 1930, alors qu’il élabore une théorie des couleurs. Ainsi, fusionnant différentes théories telles que les distances relatives des couleurs, la luminosité des couleurs et les effets relatifs du contraste, Charles Lapicque identifie le bleu comme coloris le plus adapté pour représenter les premiers plans, et le rouge et le jaune pour les points les plus distants. Entre 1935 et 1940, après de nombreuses expérimentations, un style cohérent se distingue dans la peinture de Charles Lapicque. Dans des œuvres telles que la Prise de Ma Kong par l’amiral Courbet (1935), il applique la peinture en touche colorées et contrastées, choisies de manière sensible. 

Au cours de la Seconde guerre mondiale, l’intérêt de Charles Lapicque évolue. Il se concentre alors sur la superposition des formes et la fusion des angles de perspective. Il cherche à démultiplier les points de vue et sa palette s’éclaircit pour faciliter les effets de superposition. Le peintre réalise alors une synthèse des techniques de composition cubistes et de ses propres recherches sur les coloris. Représentant de l’Avant-garde parisienne, Charles Lapicque participe en 1941 à l’exposition Jeunes Peintres de Tradition Française avec Jean Bazaine, Maurice Estève, Léon Gischia, Jean Le Moal, Alfred Manessier, Edouard Pignon, Gustave Singier, et d’autres. Par la suite, il expose régulièrement avec ces mêmes artistes.

Charles Lapicque, le peintre du mouvement

À l’issue de la Seconde guerre mondiale, l’intérêt de Charles Lapicque se reporte sur les différentes manières de figurer le mouvement. À partir de 1946, les multiplications de boucles et entrelacs deviennent caractéristiques de sa manière. Pour transcrire le mouvement, Charles Lapicque multiple également les juxtapositions d’un même profil. Le peintre accorde alors une importance renouvelée au geste même de peindre, s’inspirant par là-même des théories de la Psychanalyse et de l’écriture automatique du Surréalisme. Il conserve des années précédentes son goût pour la couleur.

Si le style de Charles Lapicque est désormais fixé, les thématiques de ses toiles se renouvellent sans cesse : il représente les figures héraldiques (1953), les paysages vénitiens (1953-1955), les paysages bretons (1956-1957), les événements de l’histoire romaine (1957-1958), les épisodes de l’histoire chrétienne (1960), les natures mortes (1963), les paysages et les scènes mythologiques (1963). Charles Lapicque puise alors inspiration dans ses voyages, en particulier à Venise dans les années 1950 et en Grèce en 1963. Par ailleurs, il exerce la mission de peintre de l’Office français de la Marine entre 1948 et 1966, ce qui l’incite à représenter la mer, les bateaux, et notamment les bateaux de guerre.

Charles Lapicque au-delà de la peinture

Outre la peinture, Charles Lapicque s’essaie à de nombreux arts. Ainsi, dans les années 1930, il mène des expériences de sculpture. Il réalise notamment Figure (1938), une œuvre en granit. L’artiste conçoit également des cartons de tapisserie, comme celui de La route de Nagpour (1965). Par ailleurs, Charles Lapicque exerce une activité d’auteur et d’illustrateur. Ainsi, il rédige un Essai sur l’Espace, l’Art et la Destinée, publié par Grasset en 1958. Dans les années 1960, il collabore à l’illustration de nombreux ouvrages, tels que Appareil de la Terre de Jean Follain en 1961, Temps Présumés de Paul Chaulot en 1966, ou encore CLXXI Proverbes à Expérimenter de Jean Guichard-Meili en 1966. La carrière de Charles Lapicque est récompensée par la décoration d’Officier de la Légion d’Honneur et Commandeur des Arts et Lettres en 1966, ainsi que l’obtention du Grand Prix National de la Peinture en 1979.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Charles Lapicque

Charles Lapicque est un artiste inclassable mais particulièrement estimé des collectionneurs pour sa science de la couleur. Les œuvres de l’artiste s’échangent pour la plupart en Suisse et en France, et ses toiles circulent aisément sur le marché. Les peintures de Charles Lapicque représentent 90% des ventes d’œuvres de sa main. Les toiles s’acquièrent pour un prix compris entre 1 000 et 10 000 €. Les ventes peuvent cependant dépasser les 100 000 € lorsque la provenance de l’œuvre est prestigieuse. C’est le cas de Portrait d’un tigre (1961), peinture adjugée pour 257 406 € (220 000 £ ) en ligne en 2021. 

Cette toile constitue le record des ventes de Charles Lapicque, et provient de la Neue Galerie de Zurich, qui l’avait elle-même acquise au baron Hans Heinrich Thyssen-Bornemisza. Les autres catégories de production de Charles Lapicque sont accessibles à davantage de bourses. Les tapisseries peuvent être acquises pour 500 à 1 000 €, et quelques centaines d’euros permettent généralement d’acheter les dessins et estampes de l’artiste. Vous souhaitez faire expertiser une peinture de Charles Lapicque et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture de Charles Lapicque en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Charles Lapicque

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