Estimation et cote de l'artiste Constantin Kluge

Constantin Kluge (1912-2003) est un peintre d’origine russe, naturalisé français. Vous détenez une œuvre de Constantin Kluge et vous souhaitez connaitre sa valeur ? Les experts d’Estimon’objet sont à votre disposition pour dévoiler les secrets de vos œuvres d’art.

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Constantin Kluge : né en Russie, formé en Chine

Constantin Kluge  est né le 29 janvier 1912 à Riga, ville portuaire de l’Empire russe (aujourd’hui capitale de la Lettonie), dans une famille de militaires et d’universitaires : son père fait partie de l’État-major du tsar Nicolas II et sa mère a enseigné aux enfants du grand-duc Michel. 

La Révolution de 1917 oblige ces sympathisants de l’armée blanche à de constants déplacements vers l’Est. En 1919, la famille Kluge se réfugie en Mandchourie, puis, en 1925, passe en Chine et s’installe à Shanghai, au sein de la concession française (tous les Russes cultivés parlent alors le français). 

Constantin termine ses études au Lycée français mais apprend également le mandarin, entre en contact avec l’art du cru, s’initie à la calligraphie et à tenir le pinceau « à la chinoise ». Chrétien convaincu, il fréquente les missionnaires jésuites, notamment Pierre Teilhard de Chardin, avec qui il entretiendra une longue correspondance. 



Le premier séjour parisien de Kluge

Bien qu’il ait montré d’évidents dons pour les arts plastiques, c’est d’abord vers l’architecture que Constantin Kluge se tourne lorsqu’il quitte la Chine pour Paris, où il s’inscrit à l’École des Beaux-arts et obtient son diplôme d’architecte de 1937. 

Néanmoins, l’attrait de la peinture est le plus fort et Kluge passe six mois à croquer les rues, les ponts, les places et les berges de Paris, avant d’envisager d’exercer son métier d’architecte en Chine. Ses tableaux, qui se plaisent à capter la lumière sur l’eau, les feuillages et les façades, se caractérisent par leur vivacité et leur caractère aéré.

Retour en Asie

Revenu en Chine, Kluge prend un emploi dans les services des permis de construire, à la concession française de Shanghai. Néanmoins, à l’approche de la Seconde Guerre mondiale, sa carrière d’architecte est une fois de plus entravée : les Japonais imposant à la Chine un blocus des matières premières, les constructions se font rares. Kluge se tourne à nouveau vers la peinture. 

Fuyant les troubles, Constantin Kluge s’installe en 1946 à Hong-Kong où il gagne sa vie comme architecte tout en continuant à peindre pendant ses loisirs : c’est à cette époque qu’il expose pour la première fois. 

Le succès est au rendez-vous et Kluge prend conscience que l’art peut suffire à le faire vivre, lui et sa famille (il se mariera pas moins de trois fois). 

Constantin Kluge consacré par la France et les États-Unis

En 1950, alors que les communistes chinois menacent d’annexer Hong-Kong, Constantin Kluge quitte définitivement l’Asie pour Paris. Il est désormais peintre à plein temps : sa formation d’architecte l’amène à mettre en valeur les détails urbains et la structure de ses tableaux tandis que son expérience orientale dicte sa sensibilité aux effets atmosphériques et d’originales juxtapositions de couleurs. Remarqué dès le Salon de Paris de 1951, Kluge est accueilli dans les galeries de la rue Saint-Honoré. 

Dans les années 1960, Kluge est remarqué par le marchand d’art américain Wally Findlay, qui décide de le représenter et l’expose à New York, Chicago et Los Angeles. Pour Kluge, c’est le début d’un véritable succès international. 

Parallèlement, il est représenté aux Salons des artistes français de 1961 (où il reçoit la médaille d’argent) et 1962 (médaille d’or). 

Il prend la nationalité française en 1964 et est fait Chevalier de la Légion d’honneur en 1990. Il décède dans sa patrie d’adoption le 9 janvier 2003.

La cote de Constantin Kluge

Ce sont ses vues de Paris (et des environs) qui sont les plus appréciées sur le marché de l’art, notamment des acheteurs américains. 

Les sites fameux se vendent bien : récemment, Le Pont-neuf avec la statue d’Henri IV a été adjugé 6900€ et  La Place de la Madeleine 9000€, tandis que La place Saint-Germain des Prés atteignait presque les 10 000€ en 2022. 

Néanmoins, les paysages plus anonymes, estimés aux environs de 4000€, trouvent moins facilement acheteur. 

Ses dessins sont rares et peu prisés (entre 100€ et 500€).

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