Estimation et cote de l'artiste Elvire Jan

Elvire Jan (1904-1996), née Kuyumdjian, est une peintre d’origine bulgare active en France à partir de 1926. Cette artiste non figurative s’est illustrée dans différents arts, et en particulier dans la peinture, le vitrail, et le chant. Découvrez l’histoire d’Elvire Jan et ses peintures. Besoin d’une expertise sur une œuvre d’Elvire Jan ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Elvire Jan, de la Bulgarie à Paris

Elvire Jan naît en Bulgarie en 1904 au sein d’une famille d’industriels d’origine arménienne. Le gouvernement bulgare permettant aux arméniens de choisir une seconde nationalité, elle hérite du choix de ses parents d’une double nationalité persane. Elvire Jan se forme rapidement dans un contexte multiculturel. Elle réside en Suisse à partir de 1911, où elle émet le désir de devenir médecin. Cependant, en tant que femme de nationalité persane, elle rencontre trop d’obstacles, et se tourne finalement vers l’étude de la peinture. Elvire Jan parcourt l’Europe dans les années 1920 et se rend notamment à Vienne, où elle fait la connaissance de Carl Gustav Jung et d’Alfred Adler. Après un séjour en Angleterre, Elvire Jan retourne finalement en Bulgarie en 1923, où elle suit pendant deux ans un enseignement artistique à l’Académie de Peinture. 

Elvire Jan poursuit sa formation aux États-Unis, où elle s’inscrit l’Art Students League en 1925-1926. Pour la première fois, elle peint d’après modèle vivant. Elle fait également la découverte de la peinture française moderne, avec un intérêt particulier pour Georges Seurat et Paul Cézanne. Riche de cette expérience, Elvire Jan se rend à Paris en 1926 et s’inscrit à l’Académie Julian. Elle y suit l’enseignement de Paul-Albert Laurens et rencontre alors les représentants de l’avant-garde française, Jean Bazaine, Paul Filleul, ou encore Mac-Avoy. Après l’Académie Julian, la peintre fréquente l’Académie scandinave à partir de 1928, et étudie auprès d’Henry de Waroquier, Othon Friesz, et Charles Dufresne. Elle s’essaie également à la gravure chez Stanley Hayter à l’Atelier 17. Elvire Jan est alors à la recherche d’un langage personnel, au sein de la seconde École de Paris. Elle nourrit son art de ses multiples rencontres, ainsi que de la pratique du chant.

Elvire Jan et la peinture religieuse

Le thème religieux s’introduit dans la peinture d’Elvire Jan au gré de sa conversion au catholicisme. L’artiste se rapproche du catholicisme par l’intermédiaire de Camille Bourniquel, poète et peintre rencontré chez Alfred Manessier au Bignon, où elle trouve refuge pendant la Seconde guerre mondiale. À partir de 1944, Elvire Jan adopte des figures religieuses dans ses peintures. Sa manière ne change pas, en revanche elle figure des saints, des Vierges, ou encore des orantes. Cette transformation traduit sa fascination nouvelle pour les icônes. La peinture d’Elvire Jan demeure figurative jusqu’en 1949.

Les peintres abstraites d’Elvire Jan

Elvire Jan se tourne vers l’Abstraction en 1950. Elle se rattache au courant de l’Abstraction lyrique, traduisant par des formes poétiques son intérêt pour la religion et la nature. Les toiles d’Elvire Jan expriment de manière intimiste ses émotions, sa sensibilité, et le fruit de ses méditations. Entre 1950 et 1955, la peintre privilégie les coloris lumineux et chaux, et ses toiles s’organisent en trames linéaires enserrant les plages de couleurs. Progressivement, les couleurs s’assombrissent, et les structures de ses trames d’assouplissent. Elvire Jan traduit également ses recherches dans le vitrail. Le verre lui permet de travailler d’une autre manière le rapport entre les couleurs et la lumière. Elle conçoit ainsi les vitraux de l’église d’Ezy-sur-Euse, ainsi que ceux de la cathédrale de Saint-Dié dans les Vosges.

Elvire Jan assouplit encore son trait dans les années 1960 et ses toiles se font plus fluide. La peintre s’intéresse alors aux contrastes entre les couleurs brillantes et les fonds noirs et mats. Elle interroge également la superposition des formes dans ses peintures et aquarelles. Les années 1970 inaugurent un nouveau chapitre dans la carrière d’Elvire Jan. Elle propose dès lors des toiles presque monochromes, aux couleurs élémentaires, qui traduisent sa recherche de pureté dans l’art.

Faire estimer gratuitement une peinture d’Elvire Jan

Elvire Jan est une artiste relativement discrète sur le marché de l’art. Ses œuvres sont en outre délicates à attribuer car toutes ne sont pas signées. Au sein de l’œuvre d’Elvire Jan, ce sont aujourd’hui les tableaux qui s’échangent le plus aisément sur le marché de l’art, avec des prix majoritairement compris entre 1 000 et 5 000 €. Les compositions abstraites des années 1950 sont celles qui attisent le plus d’intérêts auprès des collectionneurs, et qui atteignent la fourchette haute des prix. Quant aux dessins et aquarelles, ils peuvent être acquis pour quelques centaines d’euros. 

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(Illus.) Elvire Jan

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