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Estimation et cote de l'artiste Ernest Pierre Guérin

Ernest Pierre Guérin (1887-1952) est l’un des grands peintres de la Bretagne du début du XXe siècle. Aquarelliste, enlumineur et miniaturiste, il a représenté les pardons, les pêcheurs, les villages, les chaumières et les côtes bretonnes avec une finesse immédiatement reconnaissable. Ses grandes compositions, ses triptyques et ses œuvres conservées dans leur cadre d’origine sont aujourd’hui particulièrement recherchés. Certaines aquarelles d’Ernest Guérin atteignent ou dépassent 20 000 € sur le marché de l’art !

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Estimation gratuite Ernest Pierre Guérin

Quel est le prix d’une œuvre d’Ernest Pierre Guérin ?

  • Aquarelle, gouache, encre ou dessin : entre 100 € et plus de 20 000 €

  • Peinture à l’huile sur toile ou sur panneau : entre 500 € et plus de 15 000 €

  • Miniature, enluminure ou illustration : entre 100 € et près de 8 000 €, selon le sujet, le format et l’encadrement

Vous possédez une œuvre d’Ernest Guérin et souhaitez connaître sa valeur ? Transmettez à Estimon’objet des photographies nettes de la face, du revers, de la signature, du cadre et des éventuelles inscriptions. Il est également important d’indiquer les dimensions exactes, la technique supposée et les informations connues sur la provenance de l’œuvre.

Nos experts et commissaires-priseurs étudient le sujet représenté, la qualité du dessin, l’utilisation de l’aquarelle et de la gouache, le papier, la signature et l’état de conservation. Ils accordent une attention particulière au format, à la présence d’un titre ou d’une localisation ainsi qu’à l’encadrement. Chez Ernest Guérin, un cadre néogothique ancien, parfois conçu par l’artiste, peut participer pleinement à l’intérêt de l’œuvre.

La valeur dépend aussi du sujet. Une petite vue de chaumière bretonne n’aura pas nécessairement la même cote qu’une grande scène de pardon, un triptyque complet ou une composition inspirée des légendes celtiques. Estimon’objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection, que votre démarche concerne une vente, une succession, un partage ou une assurance.

La cote d’Ernest Pierre Guérin sur le marché de l’art

La cote d’Ernest Guérin repose principalement sur ses œuvres sur papier. Contrairement à de nombreux peintres de sa génération, ses aquarelles peuvent être plus recherchées que ses huiles, car elles occupent une place centrale dans son travail. Le marché distingue les petites vues bretonnes, relativement courantes, des grandes compositions peuplées, des pardons et des triptyques, beaucoup plus rares.

La cote des aquarelles et des paysages bretons

Les aquarelles d’Ernest Guérin constituent la partie la plus présente de son marché. Elles représentent des villages, des chaumières, des ports, des pêcheurs ou des paysages du Finistère et du Morbihan. Les petites feuilles peuvent être accessibles pour quelques centaines d’euros, tandis que les compositions importantes dépassent régulièrement plusieurs milliers d’euros.

Voici quelques résultats de référence :

  • Vieux Chaumes, Bretagne (date non précisée) : cette aquarelle a été adjugée 1 500 € en 2023 à Saint-Jean-de-Luz.
  • Village sardinier, Bretagne (date non précisée) : cette aquarelle signée et titrée a été vendue 3 100 € en 2021 à Nantes.
  • Plougastel-Daoulas, les mariages, Bretagne (date non précisée) : cette grande aquarelle rehaussée de gouache, mesurant 71 × 127 cm, a atteint 13 750 € en 2024 à Quimper.

Ces écarts montrent l’importance du format et de la composition. Une scène animée, peuplée de nombreux personnages en costumes, sera généralement mieux valorisée qu’un paysage de petit format au sujet plus courant.

La cote des pardons et des triptyques

Les pardons bretons d’Ernest Guérin figurent parmi ses œuvres les plus recherchées. L’artiste a représenté les processions religieuses de Sainte-Anne-la-Palud, Tronoën, Saint-Guénolé ou encore Châteaulin. Les personnages, les bannières, les costumes et les chapelles forment des compositions très détaillées. À partir de 1921, Ernest Guérin adopte aussi le format du triptyque, inspiré des retables médiévaux.

Plusieurs ventes illustrent l’intérêt des collectionneurs :

  • Pardon de Sainte-Anne-la-Palud, Bretagne (date non précisée) : cette grande aquarelle et mine de plomb sur papier a été adjugée 20 000 € en 2017 à Paris.
  • Pardon de Sainte-Anne-la-Palud, baie de Douarnenez, Bretagne (date non précisée) : ce triptyque à l’aquarelle, à l’encre et au graphite, conservé dans son cadre d’origine en bois doré, a été vendu 20 000 € en 2024 à Quimper.
  • Notre-Dame de Tronoën, baie d’Audierne, Bretagne (date non précisée) : ce triptyque à l’aquarelle a atteint 17 300 € lors d’une vente publique.

La présence des trois panneaux, l’état de conservation du papier et le maintien du cadre d’origine sont déterminants pour établir le prix d’un triptyque d’Ernest Guérin.

La cote des huiles, miniatures et enluminures

Ernest Guérin a moins souvent utilisé la peinture à l’huile. Ses huiles importantes sont donc rares sur le marché. Il a également réalisé des miniatures et des enluminures inspirées des légendes bretonnes, du cycle arthurien et de l’art médiéval. Ces œuvres séduisent autant les amateurs de peinture bretonne que les collectionneurs d’arts graphiques.

Parmi les résultats connus :

  • Le Grand Pardon de Sainte-Anne-la-Palud (date non précisée) : cette importante huile sur toile a été vendue environ 15 240 € en 2000.
  • La Fille du Roi Arthur (vers 1930) : cette gouache et aquarelle sur papier, placée dans un cadre trilobé néogothique réalisé par l’artiste, a été adjugée 7 936 € en 2019 à Vannes.

Une miniature de quelques centimètres peut valoir quelques centaines d’euros. Toutefois, une enluminure d’Ernest Guérin au sujet rare, parfaitement conservée et encore présentée dans son cadre d’origine peut obtenir un résultat nettement supérieur.

Comment reconnaître une œuvre d’Ernest Pierre Guérin ?

Les œuvres d’Ernest Guérin se reconnaissent d’abord à leur grande précision. Dans ses aquarelles, de minuscules personnages empruntent des chemins, longent des chapelles ou participent à des processions. Malgré leurs dimensions réduites, leurs costumes, leurs attitudes et parfois même leurs coiffes restent lisibles. L’artiste maîtrise parfaitement le dessin et utilise souvent la mine de plomb pour préciser les contours.

Le traitement du paysage constitue un autre indice important. Guérin réserve fréquemment des zones claires du papier pour représenter les nuages, les vagues ou les lointains. Les premiers plans peuvent être détaillés avec de petites pierres, des herbes et des silhouettes, tandis que les arrière-plans restent plus légers. Dans ses œuvres tardives, les paysages deviennent plus vaporeux et les couleurs plus grises, notamment en raison de la baisse de sa vue.

Les sujets sont profondément liés à la Bretagne : pardons religieux, pêcheurs, goémoniers, sardiniers, chaumières, chapelles, côtes rocheuses et villages du pays bigouden. Certaines compositions quittent toutefois le quotidien pour évoquer les saints bretons, la chevalerie ou les légendes du roi Arthur.

Enfin, il faut examiner le cadre. Ernest Guérin accordait une véritable importance à la présentation de ses œuvres. Plusieurs miniatures, enluminures et triptyques possèdent des cadres néogothiques en bois sculpté ou doré, parfois dessinés ou réalisés sous sa direction. Un tel encadrement ne suffit pas à établir une attribution, mais il peut renforcer la cohérence de l’ensemble.

Reconnaître la signature d’Ernest Pierre Guérin

Ernest Guérin signe généralement ses œuvres dans la partie inférieure de la feuille, très souvent à droite. On peut rencontrer les inscriptions « Ernest Guérin », « E. Guérin » ou simplement « Guérin », tracées à l’encre, au crayon ou à l’aquarelle. La signature est parfois accompagnée d’un titre et d’une localisation précise : Bretagne, Quiberon, Plougastel, Tronoën ou Sainte-Anne-la-Palud.

Sur certaines compositions importantes, l’artiste ajoute une petite hermine, symbole associé à la Bretagne. Ce signe peut apparaître à proximité de la signature ou du titre. Son emplacement et sa forme doivent cependant être comparés avec ceux des œuvres documentées.

Une signature ne constitue jamais une preuve suffisante à elle seule. Elle doit correspondre à la technique, au papier, au style, au sujet et à l’époque supposée de l’œuvre. Une photographie rapprochée de la signature, accompagnée d’une vue générale et d’une image du revers, permettra aux experts d’Estimon’objet de réaliser une première étude sérieuse.

Signature Ernest Pierre Guerin
Expertise signature Ernest Pierre Guerin

Tableau d’Ernest Pierre Guérin : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en peintures anciennes et modernes, commence par identifier la technique employée. Chez Ernest Guérin, il faut distinguer une aquarelle seule d’une composition mêlant aquarelle, gouache, encre et mine de plomb. Une photographie en haute définition permet d’observer la transparence des couleurs, les traits préparatoires et les rehauts plus opaques.

Romain examine ensuite les personnages. Guérin parvient à représenter avec précision des silhouettes minuscules, parfois hautes de quelques millimètres seulement. Les costumes, les coiffes, les bannières et les attitudes restent structurés malgré leur taille. Une exécution maladroite ou trop approximative peut inviter à la prudence.

L’examen porte également sur le papier, ses éventuelles rousseurs, ses déchirures et les traces d’humidité. L’aquarelle est une technique sensible à la lumière : des couleurs passées ou un papier fortement jauni peuvent diminuer la valeur. À l’inverse, une œuvre restée fraîche, avec ses bleus, ses verts et ses rehauts de gouache bien conservés, sera davantage recherchée.

Enfin, l’expert étudie le cadre, le montage et le revers. Une ancienne étiquette d’exposition, un titre manuscrit ou un encadrement néogothique d’origine peuvent apporter des informations essentielles. Ces éléments doivent être conservés et photographiés avant toute intervention.

Ernest Pierre Guérin, le peintre de la Bretagne intemporelle

Ernest Pierre Guérin naît à Rennes en 1887. À seulement quinze ans, il entre à l’École des beaux-arts de sa ville, où il reçoit l’enseignement du portraitiste Jules Ronsin et du peintre de marines Jean Lafon. Il se distingue très tôt par sa maîtrise du dessin, de l’aquarelle et de l’enluminure. En 1907, à la fin de sa formation, il part pour Paris et travaille dans l’atelier d’un architecte-décorateur.

Sa carrière prend rapidement de l’ampleur. En 1913, alors qu’il n’a que vingt-six ans, il présente cinquante-trois aquarelles et enluminures au pavillon de Marsan du musée des Arts décoratifs. L’exposition rencontre un grand succès et l’ensemble est acheté par un seul collectionneur. La même année, Ernest Guérin épouse Renée Lebouc, avec laquelle il aura cinq enfants. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il est réformé pour raisons de santé en 1916. Il s’installe ensuite à Porspoder, puis réalise en 1918 un important décor peint pour l’Hôtel Moderne de Rennes.

À la fin de l’année 1918, Guérin s’établit définitivement à Quiberon avec sa famille. Il ouvre une galerie dans la ville en 1925, puis une seconde à Dinard, active de 1926 à 1933. Ses paysages, ses scènes de pêche et ses pardons rencontrent alors un large succès en France et à l’étranger. Sa notoriété décline après la Seconde Guerre mondiale, mais plusieurs expositions organisées depuis le début des années 2000 ont permis de redécouvrir son œuvre. Ernest Guérin meurt à Quiberon le 10 mai 1952, en laissant derrière lui l’une des représentations les plus personnelles et les plus poétiques de la Bretagne.

Ne séparez jamais une aquarelle d’Ernest Guérin de son cadre ancien sans l’avis d’un professionnel. Certains cadres néogothiques, à tabernacle ou en arc brisé ont été spécialement conçus pour accompagner l’œuvre. Ils peuvent constituer une partie importante de son histoire et participer à sa valeur.

Photographiez également la feuille sous une lumière naturelle et sans flash. Une vue rapprochée permettra d’observer les traits de mine de plomb, les réserves du papier et les rehauts de gouache. Pensez enfin à prendre en photo le revers du cadre et toutes les étiquettes. Pour faire estimer une œuvre d’Ernest Pierre Guérin, ces détails sont souvent aussi précieux que la signature !

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