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Estimation François-Auguste Biard : sa côte et ses peintures de voyage

Épris de voyages vers des terres inconnues, François-Auguste Briard (1799 – 1882) a parcouru, entre autres, le Grand Nord et le Brésil. En témoignage de ces expéditions, ce peintre singulier a réalisé de grands tableaux de paysages, des portraits et des scènes de vie, d’après ses croquis pris sur le vif. Cet artiste du XIXe siècle a également exécuté des œuvres dans divers registres tels que des scènes de genre et des peintures d’histoire.

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Les drôles de peintures des débuts artistiques de François-Auguste Biard

Considéré comme un peintre autodidacte, François-Auguste Biard a pourtant fréquenté l’École des beaux-arts de Lyon. Il y a suivi avec intermittence les enseignements des peintres Pierre Révoil et Fleury Ricard, précurseurs du style troubadour. Le jeune peintre y remporte un deuxième prix dans la classe de dessin et de figure, preuve de sa maîtrise artistique. En 1822, il séjourne à Paris. L’artiste expose au Salon de peinture et de sculpture de 1824. Avide de découvertes, il voyage fréquemment en commençant par l’Italie, le bassin méditerranéen, la Grande-Bretagne et l’Europe de l’Ouest. 

François-Auguste Biard se spécialise dans la représentation de scènes de la vie quotidienne teintées d’humour, voire burlesques. Les sujets sont légers et anecdotiques. Ses tableaux présentent des détails insolites. Ses scènes attirent la foule, hilare, lors du Salon de 1824. Fort de sa reconnaissance populaire, François-Auguste Biard expose au Salon de Lyon en 1828. À celui de Paris en 1833, il présente son tableau L’Hôpital des fous à Lyon ayant pour sujet singulier la folie. Rien de grotesque ou d’humoristique dans cette toile, François-Auguste Biard s’occupe du sort des exclus. Il dresse une version réaliste de la misère et du désespoir des malades et de leurs visiteurs. En 1836, François-Auguste Biard remporte la médaille de première classe au Salon de Paris.

En 1835, François-Auguste Biard rencontre sa première femme, la romancière Léonie d’Aunet. Celle-ci deviendra par la suite la maîtresse de Victor Hugo. Les amants seront d’ailleurs pris en flagrant délit d’adultère en 1845. Pour l’heure, le couple Biard se marie en 1840 et aura deux enfants. 

Poursuivant son œuvre, François-Auguste Biard exécute son tableau Quatre heures, au salon en 1847. Il représente une foule plus ou moins attentive et disciplinée dans la galerie du Louvre où se tient le Salon. Charles-Augustin Sainte-Beuve, propriétaire du journal Le Globe, lit son journal tandis que les gardiens, redingotes rouges et bouches ouvertes, appellent à la fermeture. Cette scène est une illustration moqueuse de la vie sociale et culturelle parisienne.

Les expéditions de François-Auguste Biard, peintre ethnographe et voyageur

Au Salon de 1839, François-Auguste Biard expose sa saisissante toile intitulée Embarcation attaquée par des ours blancs dans la mer du Nord. Ce tableau représente trois hommes dans une barque, au milieu des glaciers, assaillis par de féroces ours. N’ayant encore jamais vu de telles bêtes, François-Auguste Biard les dessine d’après les spécimens vus au jardin des Plantes. Sa scène, qui paraît pourtant réelle, est imaginaire. Nommé peintre officiel de l’expédition « La Recherche » la même année, l’artiste part au Spitzberg et en Laponie. Il en tire de très nombreux croquis de paysages et de portraits. Ceux-ci lui servent de bases pour réaliser de grandes toiles, dont quatre panneaux pour le Musée national d’Histoire naturelle. François-Auguste Biard essaie de restituer fidèlement les scènes. Cependant, si les paysages sont conformes au réel, peints avec minutie, les situations sont composées de façon imaginaire. 

Lors de son périple en 1827 en méditerranée, François-Auguste Biard débarque sur les côtes africaines. Depuis, le thème de l’esclavage devient récurrent dans son travail. Œuvre marquante, son tableau intitulé L’Abolition de l’esclavage dans les colonies françaises (1849) représente la proclamation de l’esclavage par le gouvernement provisoire de la Seconde République en 1848. À gauche, un député annonce la nouvelle à une colonie française. Au centre, un couple d’esclaves, bras levés vers le ciel et chaines rompues aux poignets, exprime la joie de sa libération. Cette peinture sera reproduite en gravure et largement diffusée, contribuant à formuler un plaidoyer contre la traite des esclaves. Cependant, s’il s’applique à retranscrire des faits, François-Auguste Biard ne s’est jamais proclamé comme militant de la cause.  

Sa passion pour l’ailleurs l’emmène au Brésil en 1858. François-Auguste Biard en rapporte de nombreux croquis à portée ethnographique. Avant de revenir à Paris, il parcourt également l’Amérique du Nord et notamment New York et les chutes du Niagara. Sa curiosité pour les populations et sa précision des détails apportent un regard scientifique sur ces pays.  

De retour en France, François-Auguste Biard se remarie et a deux enfants avec Flore Gisclon. Il meurt en 1882 dans sa maison de Samois-sur-Seine.

La côte des tableaux de François-Auguste Biard

En 2021, une étude d’homme en buste, huile sur toile de François-Auguste Biard, a été adjugée à 175 500 euros. Cette œuvre est probablement une esquisse préparatoire à son célèbre tableau L’Abolition de l’esclavage dans les colonies françaises. En 2022, son tableau de dimension modeste intitulé Les princesses Leopoldina et Isabelle de Bragance, qui représente les filles de l’empereur Pierre II du Brésil, est vendu pour la somme de 12 800 euros. Une étude pour un personnage du tableau Le Pasteur Laestadius instruisant les Lapons est quant à elle vendue au prix de 7 000 euros en 2015.

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(Illus.) François-Auguste Biard Magdalena Bay 1840

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