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Estimation de Gaston Chaissac: sa cote et ses œuvres d’art contemporaine

Né le 13 août 1910 à Avallon, Gaston Chaissac est un peintre du XXe siècle reconnu pour ses peintures colorées aux formes brutes. L’artiste est aussi connu pour ses écrits poétiques et ses échanges avec Jean Dubuffet.

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Gaston_Chaissac._Autoportrait._1938._Huile_sur_panneau,_27x21cm-min

Qui est Gaston Chaissac, peintre d’art contemporain

Gaston Chaissac né dans une famille d’artisans, son père cordonnier lui apprend son premier métier manuel. Chaissac est né dans les débuts de la guerre et connaît donc une enfance mouvementée. De ce fait, sa contribution au système scolaire est courte et chétive. L’artiste se plaît pourtant à observer les cours de dessin que sa sœur prend auprès de Hélène Guinepied (1883-1927), peintre de Corrèze dont la méthode fascine et inspirera Chaissac jusqu’à la fin de sa carrière. En 1923, Chaissac est alors âgé de treize ans et quitte l’école pour entrer dans un apprentissage. Il y exerce divers métiers avec un intérêt pour chacun : marmiton, commis de quincaillerie, apprenti bourrelier et palefrenier. En 1926 l’artiste s’installe chez sa sœur où il exerce, avec plus de profondeur, le métier de son père, cordonnier puis celui de fabricant de brosse.

Gaston Chaissac entame ses premiers travaux artistiques environ dix ans plus tard car la mort de sa mère et le mariage de sa sœur, qui quitte dès lors la cellule familiale, représentent de gros bouleversements pour lui. Après ces étapes difficiles, Chaissac tente de s’établir à Paris où son frère Roger l’accueil chez lui rue Henri Barbusse. Celui-ci lui ouvre une échoppe de cordonnier rue Mouffetard où Chaissac constitue ses premières sources de revenus. Par coïncidence, l’immeuble où habite l’artiste abrite deux peintres abstraits, Otto Freundlich (1878-1948) et Jeanne Kosnick-Kloss (1892-1966), qui ne cesseront de le conseiller jusqu’à leur mort. 

 En 1937, Gaston Chaissac tombe gravement malade. Diagnostiqué d’une tuberculose, l’artiste ne cesse pour autant de peindre. Il est envoyé au sanatorium d’Arières-sur-Iton dans l’Eure où il suit un traitement. Pour autant, Chaissac entreprend sa première exposition en 1938 à Paris et des artistes comme Albert Gleizes (1881-1953) et Robert Delaunay (1885-1945) étudient vivement les travaux qu’il présente. De 1939 à 1942, l’artiste termine son traitement au sanatorium de la cité sanitaire de Clairvivre en Dordogne où il occupe le statut de chef d’atelier de la cordonnerie. Il rencontre d’ailleurs en 1940 sa future épouse, Camille Guibert. 

Après une longue période de maladie, Gaston Chaissac est invité par Albert Gleizes à partir à Saint-Rémy-de-Provence en 1942. L’artiste peint à l’atelier de Gleizes et travaille en même temps comme bourrelier. C’est à cette période qu’il fait la connaissance d’André Lhote (1885-1962). Un an plus tard, en 1943 Chaissac présente à la maison des intellectuels, sa deuxième exposition à Paris. L’artiste obtient de très bonnes critiques, notamment au cœur du cercle artistique.

Toujours en 1943, Camille Guibert son épouse est nommée institutrice à Boulogne en Vendée. Le couple s’y installe et la situation de Chaissac, alors débarrassé du souci de sa subsistance financière, peut enfin se focaliser sur sa production artistique. Dès lors, en 1944 il participe au Salon des indépendants. La capitale lui a permis de rencontrer une figure de renommée, Jean Dubuffet (1901-1985) avec qui il entretient de nombreuses correspondances. À partir 1947, il participe à sa première exposition personnelle à la galerie arc-en-ciel de Paris.

Entre l’année 1956 et 1958, Gaston Chaissac vie à Sainte-Florence ou son intégration est difficile. Les habitants le prennent pour un fou car celui-ci, dans ses productions, reste fidèle à sa vision artistique et refuse d’opter pour les tendances de l’époque. Durant cette période, il ne peint pratiquement pas. Pour autant la visite d’Anatole Jakovsky, lui redonne espoir et l’artiste participe peu de temps après à l’exposition d’art brut de la galerie René Drouin à Paris. Chaissac est alors perçu par le monde de la critique et par un public plus large comme un artiste autodidacte dont les émotions sont à l’origine de ses créations. Finalement, l’artiste a toujours vécu et pensé en dehors des tendances et des goûts de l’époque, ce qui lui vaut sa singularité.

À partir des années soixante, Gaston Chaissac commence à se faire remarquer à l’international, l’Allemagne, l’Italie et les États-Unis s’intéressent à ses productions. Or, l’artiste miné par l’anxiété, les difficultés matérielles et ses ennuis de santé se détache du monde artistique et meurt en 1964 d’une embolie pulmonaire à l’hôpital de La Roche-sur-Yon.

Les inspirations artistiques de Gaston Chaissac

Gaston Chaissac est considéré pendant pratiquement toute sa carrière comme un artiste indépendant. Son orientation artistique et dirigée vers l’art brut par les formes frêles de ses personnages et les couleurs brutes qu’il utilise. Son art a longtemps été admiré par les par le peintre Jean Dubuffet qui, plus tard, possédera quelques-unes de ses œuvres.

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(Illus.) Gaston Chaissac, Autoportrait, huile sur panneau, 1938.

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