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Estimation et cote de l'artiste Gérard Garouste
Gérard Garouste (né en 1946) est l’un des peintres français contemporains les plus reconnus. Depuis les années 1980, il construit un univers peuplé de personnages étranges, de corps déformés et de créatures tirées de la Bible, de la mythologie ou de grands textes comme Don Quichotte et La Divine Comédie. Son parcours a été consacré par une grande rétrospective au Centre Pompidou en 2022. Cette reconnaissance se retrouve sur le marché de l’art : ses peintures les plus importantes dépassent régulièrement 50 000 € et son record atteint 124 640 € !
Vous possédez une peinture, un dessin, une estampe ou une sculpture de Gérard Garouste ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en art et nos commissaires-priseurs.
Prix des œuvres de Gérard Garouste
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Peinture à l’huile ou acrylique sur toile : entre 2 000 € et plus de 120 000 €
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Dessin, gouache ou pastel : entre 300 € et 25 000 €
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Estampe, gravure ou lithographie : entre 50 € et 2 500 €
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Sculpture ou œuvre en volume : entre 1 000 € et plus de 20 000 €
Comment estimer une œuvre de Gérard Garouste
Vous possédez une œuvre de Gérard Garouste et souhaitez connaître sa valeur ? Remplissez notre formulaire d’estimation en ligne et transmettez des photographies nettes de la face, du revers, de la signature et des éventuelles inscriptions. Pour une peinture, pensez à photographier également les côtés de la toile, le châssis et les étiquettes anciennes. Pour une estampe, les marges, la justification du tirage et la technique d’impression doivent rester visibles.
Nos experts et commissaires-priseurs étudieront la technique, les dimensions, la date de création, le sujet, l’état de conservation et la provenance. Ils examineront aussi les lettres et les chiffres parfois inscrits près de la signature. Ces indications apparaissent sur de nombreuses œuvres de Gérard Garouste et peuvent aider à les identifier. L’estimation tient enfin compte de la cote actuelle de l’artiste et des résultats obtenus par des œuvres comparables. Vous recevrez une première réponse sous quelques jours. La demande est gratuite et totalement confidentielle.
La cote de Gérard Garouste sur le marché de l’art
La cote de Gérard Garouste a beaucoup progressé au cours des dernières années. Sa reconnaissance institutionnelle, ses expositions internationales et la rétrospective organisée par le Centre Pompidou ont renforcé l’intérêt des collectionneurs. Ses grandes peintures figuratives des années 1980, 1990 et 2000 sont les plus recherchées.
La valeur dépend cependant fortement du format, de la période et de l’histoire de l’œuvre. Une grande composition publiée ou présentée dans une exposition peut dépasser 50 000 €, tandis qu’une petite toile ou une étude moins documentée peut se vendre pour quelques milliers d’euros. Les dessins et les pastels occupent une place importante dans son travail. Les estampes offrent un accès plus abordable à son univers.
La cote des peintures de Gérard Garouste
Les huiles et les acryliques sur toile dominent le marché de Gérard Garouste. Les grandes compositions, les œuvres anciennes et les tableaux liés aux textes bibliques, à la mythologie ou à la littérature obtiennent les meilleurs résultats. La présence de l’œuvre dans une exposition ou une publication peut également soutenir sa valeur. Voici quelques ventes de référence :
- Nature morte au vase bleu (1984) : cette huile sur toile de 130 × 162 cm a été vendue 124 640 € à Paris en décembre 2022. Il s’agit du record public de l’artiste.
- Secret de famille (2006-2007) : cette grande huile sur toile de 199,5 × 260 cm a atteint 113 400 € à Londres en juin 2023.
- Le Labyrinthe-indienne (1997) : cette acrylique réalisée sur plusieurs toiles cousues a été adjugée 100 000 € à Paris en mars 2023.
- Le Passage (date non précisée) : cette peinture a obtenu 78 120 € à Paris en septembre 2022.
- Le Sarcophage (2012) : cette huile sur toile de 130 × 195 cm a été vendue 75 000 € à Paris en décembre 2021.
- Orion et Opis (date non précisée) : cette composition a atteint 69 300 € à Paris en décembre 2023.
Ces résultats concernent des œuvres importantes par leur format, leur provenance ou leur place dans le parcours de l’artiste. Toutes les peintures de Gérard Garouste n’atteignent donc pas plusieurs dizaines de milliers d’euros. Une petite toile, une œuvre peu documentée ou une peinture en mauvais état peut obtenir un résultat beaucoup plus modeste.
La cote des dessins, gouaches et pastels
Le dessin n’est pas une activité secondaire chez Gérard Garouste. Il lui permet de développer ses personnages, de préparer certaines peintures et d’explorer les récits qui nourrissent son travail. Les grandes feuilles des années 1980 sont particulièrement recherchées, surtout lorsqu’elles sont signées, datées et liées à une œuvre connue. Voici plusieurs résultats significatifs :
- Goupil le renard (1982) : ce grand dessin au fusain et au crayon a été adjugé 20 000 € à Paris en mai 2011.
- Scène de famille (1982) : cette composition au fusain a atteint 19 000 € à Paris.
- La Barque de Dante – Inferno (1986) : ce pastel sur papier de 80,5 × 121,5 cm a été vendu 13 120 € à Paris en juin 2024.
- Homme en terre, esprit en ciel (date non précisée) : cette gouache sur papier de 65 × 50 cm a obtenu 9 000 € à Paris.
- Sans titre (1993) : cette gouache sur papier de 65 × 50 cm a été présentée sur le marché parisien avec une estimation comprise entre 3 000 € et 4 000 €.
Pour une œuvre sur papier, la technique et le format comptent beaucoup. Un grand fusain très abouti peut valoir davantage qu’une petite gouache. L’état de conservation reste également déterminant : les taches, les déchirures, les plis et une exposition prolongée à la lumière peuvent réduire la valeur.
La cote des estampes et lithographies
Gérard Garouste a produit de nombreuses lithographies, gravures, eaux-fortes et éditions illustrées. Il reprend les personnages et les récits présents dans ses peintures, notamment ceux de la Bible, de Don Quichotte et de La Divine Comédie. Ces œuvres sont généralement numérotées et signées au crayon. Quelques résultats permettent de situer leur cote :
- Sans titre (date non précisée) : cette estampe signée a été adjugée 350 € à Paris en décembre 2021.
- Le Bal des sorcières (date non précisée) : cette lithographie numérotée 20/50 a été vendue 250 € à Lyon en février 2026.
- La Source (date non précisée) : cette lithographie en couleurs numérotée 67/100 a obtenu 150 € à Lyon en février 2026.
- Les lithographies consacrées à Don Quichotte se négocient généralement entre 300 € et 800 € selon le format, le tirage et l’état.
- Les livres illustrés réunis dans un coffret peuvent dépasser 1 000 €, voire 2 500 € lorsqu’ils sont complets, signés et tirés à peu d’exemplaires.
Pour une estampe, le numéro du tirage ne suffit pas à déterminer la valeur. La technique, les dimensions, le nombre total d’exemplaires, la présence de la signature et l’état du papier doivent être étudiés ensemble.
Comment reconnaître une œuvre de Gérard Garouste ?
Les tableaux de Gérard Garouste sont presque toujours figuratifs. On y reconnaît des hommes, des femmes, des animaux ou des objets, mais leurs apparences sont souvent transformées. Les bras et les jambes s’allongent, les corps se courbent et les visages prennent des expressions troublantes. Un personnage peut se confondre avec une chaise, un arbre, une lettre ou un animal.
Les récits occupent une place centrale. Garouste puise dans la Bible, la mythologie grecque, le Talmud, Don Quichotte, Faust, Gargantua ou La Divine Comédie. Il ne se contente pas d’illustrer une histoire. Il déplace les personnages, mélange les références et ajoute des détails inattendus. Le spectateur reconnaît parfois une scène sans pouvoir immédiatement l’expliquer.
La couleur fournit aussi de bons indices. Gérard Garouste utilise volontiers des bleus profonds, des rouges, des jaunes, des ocres et des verts très francs. Les personnages se détachent souvent sur un décor sombre ou un paysage volontairement irréel. La peinture conserve les traces du pinceau, avec des parties très couvertes et d’autres plus légères.
Ses œuvres des années 1980 peuvent être plus sombres et théâtrales. À partir des années 1990, les références aux textes bibliques et à la tradition juive deviennent plus présentes. Ces éléments doivent toutefois être examinés avec prudence : ni un corps déformé ni un sujet mythologique ne suffisent à confirmer une attribution.
Reconnaître la signature de Gérard Garouste
Gérard Garouste signe généralement « G Garouste » ou « G. Garouste ». La signature se trouve souvent dans la partie inférieure de l’œuvre, à gauche, à droite ou parfois au centre. Elle peut être accompagnée d’une date, d’un titre ou d’une suite de lettres et de chiffres.
Ainsi, certaines peintures portent des inscriptions comme « E12 T37 G Garouste » ou « G Garouste G23R21 ». Sur les dessins, la signature peut être suivie du mois et de l’année de création. Ces indications sont importantes, car elles permettent parfois de rapprocher l’œuvre d’une série précise ou d’un projet connu.
Les estampes portent le plus souvent une signature au crayon dans la marge inférieure, accompagnée du numéro de l’exemplaire. Une mention comme « 20/50 » signifie que l’estampe appartient à un tirage de 50 exemplaires.
Gérard Garouste n’a pas signé toutes ses œuvres de la même manière. Une signature isolée ne garantit donc jamais l’authenticité. Son graphisme, sa position et la nature du trait doivent rester cohérents avec la technique et l’époque de l’œuvre.
Œuvre de Gérard Garouste : ce que regardent nos experts
Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en art moderne et contemporain, commence par identifier la technique et la période probable de l’œuvre. Une peinture des années 1980 ne présente pas toujours les mêmes couleurs ni les mêmes personnages qu’une toile inspirée par les textes bibliques au début des années 2000. Il compare donc le sujet, le format et la manière de peindre avec des œuvres documentées de la même époque.
Sur une peinture, Romain observe les contours des personnages, les déformations du corps et la façon dont les couleurs se superposent. Il examine aussi les parties laissées plus légères, car Garouste ne recouvre pas nécessairement toute la toile avec la même épaisseur. Une photographie prise de côté permet de voir les coups de pinceau, les reprises et les éventuelles restaurations.
Il accorde enfin une attention particulière aux inscriptions. Les lettres et les chiffres placés près de la signature peuvent faire partie du système de repérage utilisé par l’artiste. Romain étudie également les anciennes étiquettes, les factures d’achat, les certificats, les catalogues d’exposition et les publications dans lesquelles l’œuvre apparaît. Pour un artiste contemporain aussi documenté, une provenance précise peut avoir une influence importante sur l’estimation.
Gérard Garouste, un peintre au parcours profondément personnel
Gérard Garouste naît à Paris en 1946. Il étudie aux Beaux-Arts de Paris entre 1965 et 1972, dans l’atelier du peintre Gustave Singier. À cette époque, l’art conceptuel occupe une place croissante, mais Garouste reste attiré par le dessin et les grands maîtres qu’il observe au musée du Louvre. Il commence sa carrière dans le monde du théâtre et réalise des décors pour son ami, le metteur en scène Jean-Michel Ribes. En 1977, il présente au Palace Le Classique et l’Indien, un spectacle dont il écrit le texte, conçoit la mise en scène et réalise les décors.
Sa première grande exposition de peintures a lieu à Paris en 1980. Deux ans plus tard, il expose à New York et commence à se faire connaître hors de France. Sa carrière prend rapidement une dimension internationale. Il reçoit aussi plusieurs commandes publiques : il réalise notamment des œuvres pour le palais de l’Élysée, le rideau de scène du Théâtre du Châtelet et une installation monumentale pour la Bibliothèque nationale de France. En 2022, le Centre Pompidou lui consacre une importante rétrospective réunissant peintures, dessins, sculptures et installations.
Le parcours de Gérard Garouste est aussi marqué par son histoire familiale et par les troubles psychiques qu’il raconte avec beaucoup de franchise dans son livre L’Intranquille, publié en 2009. En 1991, avec son épouse Élizabeth Garouste, il fonde l’association La Source. Son objectif est d’aider des enfants et des jeunes en difficulté grâce à des ateliers menés par des artistes. Gérard Garouste est élu à l’Académie des beaux-arts en 2017. Il vit et travaille aujourd’hui entre Paris et la Normandie.
Ne recadrez jamais vos photographies autour du personnage principal ou de la signature. Chez Gérard Garouste, une petite inscription placée dans un angle, une lettre intégrée au décor ou une suite de chiffres peut apporter une information importante. Photographiez l’œuvre dans son ensemble, puis chaque détail séparément.
Pour une toile, réalisez aussi une vue du revers et des quatre côtés. Les dimensions exactes doivent être prises sans le cadre. Si vous possédez une facture, un certificat, un catalogue ou un courrier lié à l’achat, photographiez chaque document, même s’il vous paraît secondaire. Une provenance complète peut permettre de retrouver une ancienne exposition et de replacer l’œuvre dans une série connue.
Pour une lithographie ou une gravure, ne coupez jamais les marges et ne retirez pas la feuille de son encadrement sans l’aide d’un professionnel. La signature, la numérotation et les marques de l’atelier se trouvent souvent dans cette partie du papier. Un simple passe-partout peut les masquer entièrement !