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Estimation et cote de l'artiste Gustave Guillaumet

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Les premiers pas de Gustave Guillaumet dans la peinture

Gustave Achille Guillaumet, dit Gustave Guillaumet, est né en 1840 à Puteaux, à côté de Paris dans les Hauts-de-Seine. Très jeune, il se tourne vers le dessin, et désireux de devenir peintre, il s’inscrit à l’école supérieure nationale des Beaux-Arts. Guillaumet y entre dans l’atelier du peintre François-Edouard Picot, puis d’Abel de Pujol, tous deux grands peintres néo-classiques (élèves de Jacques-Louis David) ayant contribué entre autres chantiers à restaurer le château de Fontainebleau. Guillaumet fréquente aussi aux Beaux-Arts l’atelier du peintre sur porcelaine Félix Joseph Barrias, du frère sculpteur de grand renom Ernest Barrias, et y poursuit un apprentissage académique. Gustave Guillaumet est apprécié de ses professeurs, et son talent se manifeste en plein jour lorsqu’il obtient le second Prix de Rome en 1861, alors qu’il a à peine plus de vingt ans. 

Gustave Guillaumet et la découverte de l’Algérie : naissance d’un peintre orientaliste

L’année suivante, en chemin pour aller visiter l’Italie et ses trésors, Gustave Guillaumet s’embarque finalement pour l’Algérie. Malade, il reste à l’hôpital de Biskra pour soigner sa malaria. Mais la folie de l’orient s’est bel et bien emparée de lui, et souvent (dix ou onze fois exactement), Gustave Guillaumet reviendra pour séjourner dans ce pays qui lui ouvre, comme à d’autres grands peintres, et comme à Eugène Delacroix notamment, un peu avant lui, la voie de l’orientalisme dont il est un des principaux représentants. Gustave Guillaumet va plus loin que beaucoup d’autres de ses confrères ; à chacun de ses longs passages en Algérie, où il visite les villes et les villages d’est en ouest, et du nord au sud, il se fond dans la population locale pour mieux la comprendre et mieux la peindre. Il se prend de passion pour les modes de vie et les tentes berbères, qu’il dépeint souvent. Guillaumet ne craint pas de montrer les souffrances liées à la colonisation. En 1864, il suit les colonnes expéditionnaires françaises et avance dans le désert. Gustave Guillaumet relate ses expériences de vie auprès des français et des populations locales auxquelles il se mêle volontiers dans ses écrits, et transmet aussi par les pinceaux ces modes de vie et ces cultures inconnues à Paris. 

Gustave Guillaumet, peintre orientaliste reconnu

Dès 1861, année de son second prix de Rome, le jeune Gustave Guillaumet expose au Salon. Il y sera présent presque jusqu’à la fin de sa carrière, exposant des peintures orientalistes dont de nombreuses toiles sur le sujet féminin ; car, tout comme Eugène Delacroix quelques décennies avant lui, Guillaumet a réussi la prouesse de se fondre dans la population locale, et d’avoir ainsi accès à la vie des femmes, se déroulant en intérieur, à l’abri des regards. Ainsi, son oeuvre ne reflète pas un orient sensuel idéalisé, comme on le retrouve par exemple dans le « Bain Turc » d’Ingres, mais une vision plus réaliste du quotidien des femmes algériennes. De même, lors de la famine qui sévit en Algérie entre 1865 et 1868, le peintre ne cherche pas à cacher la vigueur de la souffrance du peuple qu’il met en scène, comme en témoigne sa fameuse toile, tout simplement intitulée « La Famine en Algérie ». 

Gustave Guillaumet, fin précocre d’un prodige de l’orientalisme

Gustave Guillaumet écrit aussi bien qu’il peint. Il publie entre 1879 et 1884 des articles retraçant ses « tableaux algériens » dans La Nouvelle revue. Sa peinture orientaliste connaît un grand succès en métropole, et il reçoit diverses médailles pour ses tableaux exposés chaque année au Salon des artistes français (jusqu’en 1880). Il est aussi primé à l’exposition Universelle de 1878. La même année, Gustave Guillaumet est décoré de la Légion d’Honneur. Plus les années passent, plus il se prend de passion pour le sud désertique de l’Algérie, qu’il passe des mois à sillonner avec les berbères. Sa vie oscille entre séjours sur place et retours à Paris. Guillaumet a produit de nombreux dessins et des peintures, représentant des portraits, des scènes de vie locale, ou encore des paysages orientalistes. 

Il s’éteint à Paris en 1887. L’année suivante, l’école des Beaux-Arts organise une rétrospective de son travail, preuve s’il en fallait de l’immense qualité artistique de ce peintre orientaliste. 

L’estimation des oeuvres de Gustave Guillaumet

En 2022, un portrait d’homme algérien de profil daté 1863 (huile sur toile, 41 x 32,5 cm) a été adjugé pour 64 951 euros hors frais à Londres. Les plus belles scènes de genre de Guillaumet ont réalisé entre 20 000 et 50 000 euros hors frais. Ces dix dernières années, on compte cependant de nombreuses toiles orientalistes du maîtres adjugées sous la barre des 5 000 euros. Ses esquisses au crayon sont plus accessibles, sous la barre des 1 000 euros de manière générale. 

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