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Estimation et cote de l'artiste Gustave Léonard de Jonghe
Gustave Léonard de Jonghe (1829-1893) est un peintre belge né le 4 février 1829 à Courtrai. Son travail est connu pour ses portraits et scènes de genre dans des intérieurs bourgeois, où luxe et élégance se combinent dans l’intimité. Gustave Léonard de Jonghe suivait la mode de son temps avec sentimentalisme, tout en faisant preuve d’une exécution proche de la perfection.
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Gustave Léonard de Jonghe, la jeunesse de l'artiste
Gustave Léonard de Jonghe est le fils de Jan Baptiste de Jonghe (1785-1844), un peintre paysagiste qui l’initie très tôt à l’art en lui donnant des leçons. À la mort de son père, Gustave Léonard de Jonghe obtient une bourse d’études de sa ville qui lui permet d’intégrer l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, où il devient, entre autres, l’élève de François-Joseph Navez (1787-1869) et de Louis Gallait (1810-1887).
Gustave Léonard de Jonghe rencontre le succès à partir de 1848, quand il commence à exposer au Salon de Bruxelles, ce qui le mènera à poursuivre dans les Salons de Paris, où il s’installe durablement. Ses premiers sujets sont avant tout historiques et religieux, comme en atteste son huile sur toile Les Pélerins de 1854. On y distingue déjà son attrait pour les portraits, bien que celui pour les intérieurs se déclare plus tard.
Gustave Léonard de Jonghe, la bourgeoisie idéalisée
À la fin des années 1850, Gustave Léonard de Jonghe commence à se faire connaître en tant que portraitiste de femmes riches et élégamment vêtues. Son sujet, qui prenait initialement tout l’espace sans détails pour l’environnement, devient progressivement un élément dans des scènes de genre. Les femmes ne posent plus de manière traditionnelle ; Gustave Léonard de Jonghe cherche à représenter la vie citadine de manière contemporaine, un genre déjà abordé par Alfred Stevens (1823-1906) et Charles Baugniet (1814-1886), deux peintres belges, puis par Auguste Toulmouche (1829-1890), un peintre français.
Ces portraits et peintures de genre représentant les grands intérieurs bourgeois et leurs habitantes sont de plus en plus demandés à la fin des années 1860. Gustave Léonard de Jonghe suit la tendance et, tout en développant sa technique au fil des années, s’adapte à ce qui est le plus recherché. L’artiste expose sans refus à Amsterdam et au Salon de Paris, où il reçoit respectivement une médaille de première classe en 1862 et une médaille de troisième catégorie l’année suivante.
Gustave Léonard de Jonghe, des influences orientalistes
Lors de la Belle Époque des années 1870, l’artiste propose des tableaux qui correspondent parfaitement à ce que les Salons recherchent. Il fait alors de nombreux allers et retours entre Paris et Bruxelles pour exposer ses œuvres où la femme et la bourgeoisie sont idéalisées, par un coup de pinceau digne d’un virtuose. En 1864, Gustave Léonard de Jonghe se voit décerner l’Ordre de Léopold par le roi de Belgique Léopold Ier.
Au-delà de sa capacité exceptionnelle à représenter les femmes de classes supérieures drapées dans leurs soieries, Gustave de Jonghe était également très apprécié pour sa capacité à suivre le mouvement et la demande.
En harmonie avec les préférences artistiques de son temps, il se laisse lui aussi influencer par l’orientalisme et le japonisme. Certains de ses tableaux peuvent alors représenter une femme en kimono devant un paravent japonais, ou bien une odalisque allongée évoquant les fantasmes exotiques du harem, très courants à son époque. Mais quel que soit le cadre, Gustave Léonard de Jonghe reste fidèle au thème de la femme, bien qu’il soit contraint de cesser son activité en 1882, atteint de cécité suite à une hémorragie cérébrale.
La cote des œuvres de Gustave Léonard de Jonghe
Peintre de la bourgeoisie féminine et des grands intérieurs fastueux, qu’il s’agisse de scènes de genre ou de portraits, Gustave Léonard de Jonghe a marqué son temps. Artiste réaliste dont la plupart des œuvres appartiennent aux musées, de nombreuses autres sont encore dans des collections privées.
Ses études, principalement des huiles sur panneau, sont estimées entre 10 000 et 15 000 €. Les toiles de Gustave Léonard de Jonghe, quant à elles, sont estimées entre 2500 et 65 000 €. Ses premiers portraits, moins développés et détaillés que les scènes de genre, sont vendus moins chers. Il en va de même pour ses toutes premières toiles, moins précises et réalistes, dont les sujets sont généralement soit historiques soit religieux. Par exemple, sa toile Profonde Dévotion, évaluée entre 3000 et 5000 €, a été vendue 5736 €. Toutefois, son tableau Mère avec sa petite fille de 1865, une huile sur panneau estimée entre 20 000 et 30 000 €, a été adjugée 60 000 €.
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