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Estimation et cote de l'artiste Gyula Kosice
Gyula Kosice (1924-2016), né Fernando Fallik, est un sculpteur et théoricien argentin d’origine hongroise. Véritable pionnier de la modernité en Argentine, il compte parmi les précurseurs de l’art concret et de l’art hydro-cinétique.
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Les études de Gyula Kosice en Argentine
Gyula Kosice est né à Kosice en Hongrie, mais réside en Argentine dès l’âge de 4 ans. A partir de 1940, il s’initie à la peinture, au dessin, et à la sculpture, et réalise ses premières œuvres non figuratives. Il poursuit sa formation artistique à l’Escuela Nacional de Bellas Artes « Manuel Belgrano » de Buenos Aires. C’est à cette période qu’il choisit Kosice comme nom d’artiste, en souvenir de sa ville natale.
Gyula Kosice adhère très rapidement à l’Abstraction géométrique. Il participe en 1944 à Arturo, la première revue à diffuser ce style en Argentine. Attaché à l’innovation, l’artiste créé la même année Röyi, la première sculpture articulée et mobile d’Amérique latine. Dès l’année suivante, Gyula Kosice participe à la fondation du groupe Arte Concreto – Invención. Il poursuit sa recherche sur les sculptures mobiles, et publie cette même année 1945 Invención, un recueil de photographies de sculptures mobiles, théories et poèmes.
Gyula Kosice et Arte Madí
Souhaitant proposer une liberté de création totale dans l’art, Gyula Kosice fonde avec Carmelo Arden Quin le groupe d’avant-garde Arte Madí en 1945. C’est Gyula Kosice qui rédige le manifeste, et qui nomme le groupe d’après slogan politique des républicains espagnols, « Madrí, Madrí, ils ne passeront pas ». Il assure également la direction de la revue Arte Madí Universal (1947-1954), diffusant ainsi les idées du groupe. Enfin, c’est Gyula Kosice qui sélectionne les œuvres Madí présentées au Salon des Réalités nouvelles à Paris. L’artiste exerce donc une influence prépondérante sur le développement du groupe et sa diffusion.
Ce mouvement s’approprie les idées du Bauhaus en ajoutant une dimension ludique à la création. L’intervention du public est encouragée, et entendue comme une expression de la liberté artistique. Gyula Kosice bâtit sur ses premiers mobiles articulés en proposant au public de les manipuler. Une œuvre telle que la Pintura articulada Madí (1946), constituée de formes géométriques en bois émaillé, peut ainsi être arrangée de multiples façons selon l’intervention du public. Dès 1946, Gyula Kosice propose également des sculptures en néon, comme Madí Aluminium Structure No. 3 (1946), ce qui est absolument novateur sur la scène internationale.
Innovant sans cesse, l’artiste créé l’année suivante sa première sculpture hydraulique, Una gota de agua acunada a toda velocidad (Une goutte d’eau bercée à toute vitesse) (1947). L’eau, qui devient un élément récurant dans sa production artistique, assure sa célébrité. Gyula Kosice réalise des machines en plexiglas recueillant de l’eau mise en mouvement par des moteurs électriques. Il s’agit d’une proposition très personnelle, qui renvoie au souvenir d’une quasi-noyade dans son enfance. S’il s’éloigne du groupe Madí en 1954, Gyula Kosice aura néanmoins donné son essor à l’école de Buenos Aires. Il poursuit à partir de cette date une trajectoire indépendante.
La pensée urbaine de Gyula Kosice
inspiré par les constructivistes russes et le Bauhaus. Il s’inspire alors des avancées technologiques, et crée de véritables projets urbains utopiques. Ainsi, il dessine la cité Hydro-spatiale en 1975, une agglomération dont les bâtiments seraient suspendus dans les airs grâce à l’énergie hydraulique.
Gyula Kosice poursuit par ailleurs ses recherches hydro-cinétiques, qui lui permettent de mettre en évidence la réfraction de la lumière dans l’eau et de créer des effets colorés perceptibles notamment dans Vibration du spectre de l’eau (1962-1963) et Langage codé de l’eau (1963). L’artiste réalise également des sculptures monumentales qui prennent place dans des parcours urbains, comme Júbilo, sculpture installée en 2013 à Kosice, et en 2014 en Uruguay, dans le Parc de sculptures Pablo Atchugarry.
Pionnier de l’avant-garde artistique en Amérique du Sud, Gyula Kosice reçoit le prix international Torcuato di Tella en 1962, ainsi que le Platine Konex en 1982. Il a également reçu le Lifetime Achievement Award in Plastic Arts du Fondo National Arts en 1994.
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