Estimation et cote de l'artiste Henry Cros

Henry Cros (1840-1907), artiste ambitieux passionné par l’Antiquité, est l’un des artisans de la redécouverte des techniques antiques. Il est le pionnier de la renaissance de la pâte de verre.

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La formation d’Henry Cros : peintre et sculpteur

 Henry Cros entre à 13 ans dans l’atelier du peintre Jules Valadon, puis dans celui de Jules-Emmanuel Valadon. Manifestant des talents pour le modelage, Henry Cros étudie également auprès du sculpteur François Jouffroy, puis dans l’atelier de Louis-Jules Etex à l’École des Beaux-Arts de Paris.

C’est en tant que sculpteur qu’il est admis au Salon de 1861. Pour lier sculpture et peinture, Henry Cros délaisse rapidement les techniques traditionnelles, pour se tourner vers les savoir-faire antiques.

La redécouverte des techniques antiques

Grand admirateur de Pline l’Ancien, Henry Cros s’inspire de l’Histoire naturelle pour s’efforcer de retrouver les techniques antiques.

La céroplastie

A partir de 1867, Henry Cros pratique le modelage de cire teintée dans la masse, technique utilisée jusqu’à la Renaissance, qui lui permet de sculpter la couleur. Il est alors loué par Alexandre Dumas, et son succès est couronné par l’achat du Prix du tournoi par l’État après le Salon de 1873. Malgré ce succès, Henry Cros abandonne rapidement cette technique en raison de sa fragilité.

La peinture à l’encaustique

Henry Cros continue d’exploiter la cire, en se tournant vers la peinture à l’encaustique en 1870. Avec Charles Henry, il publie ses recherches sur cette technique associée à l’Égypte romaine dans L’Encaustique et les autres procédés de peinture chez les anciens (1884).

La pâte de verre

Ce sont finalement ses expérimentations sur le verre qui permettent à Henry Cros d’allier durablement sculpture et couleur. Inspiré par une visite du Louvre, où il admire des médaillons de pâte de verre et des camées antiques, il réalise dans son propre four un médaillon représentant sa nièce. Il perfectionne rapidement sa technique, construisant un four dans son atelier, et employant de l’acide d’oxyde métallique. La maitrise des températures de cuisson et de la réaction des pigments lui demande de nombreuses recherches, qu’il garde secrètes. Cependant il soutient que son procédé est identique à celui des grecs de l’Antiquité.

Les premières œuvres d’Henry Cros sont des médaillons, et des sculptures de petite taille réalisées dans des moules à pièces. Les coutures d’assemblage accentuent la dimension antiquisante de ses créations. D’autres œuvres, telles que le vase Les métaux (1892), sont réalisées d’une pièce, ce qui constitue une véritable prouesse technique.

Bien qu’Henry Cros soit très indépendant, et qu’on ne lui connaisse pas de lien avec les courants artistiques contemporains, sa démarche s’intègre à l’esprit de son temps.

Son ambition, « clarifier le regard et l’âme des laideurs de la vie contemporaine », se rapproche des préoccupations de Pierre de Puvis de Chavannes et des Symbolistes. Cherchant à renouveler les modèles et à rendre l’art accessibles à tous, il se rapproche également de l’Art Nouveau. Ses liens avec le monde littéraire ont souvent été soulignés. En effet, ses sujets classiques évoquent les recherches des poètes parnassiens et des Symbolistes. Henry Cros représente surtout la mythologie classique, avec des figures idéalisées, dans des tonalités douces. La simplicité du dessin et des modelés rappelle le style de Pierre Puvis de Chavannes, et l’absence de contour précis, l’aspect légèrement voilé, évoque les pastels d’Odilon Redon.

Un sculpteur soutenu par l’État : les grandes projets

Henry Cros connaît un grand succès à partir de 1889, lorsqu’il envoie trois pièces en pâte de verre à l’Exposition Universelle. Le ministre de l’Instruction publique et l’Administration des Beaux-Arts encouragent ses recherches, en lui octroyant un atelier à la Manufacture de Sèvres en 1891. Cet atelier lui fournit une indépendance financière, et lui donne l’espace et l’équipement nécessaire pour effectuer des reliefs de plus grande taille.

L’État soutient également sa création par ses commandes et achats au Salon. Ainsi, La Source gelée et le soleil (1895) et La verrerie antique (1888) sont acquis pour le compte du musée de Limoges, l’Incantation (1892) et L’Histoire de l’eau (1894) sont envoyés au musée du Luxembourg, et L’Histoire du Feu au musée des Arts Décoratifs. Il reçoit la médaille d’or à l’Exposition Universelle de 1900 pour L’Histoire du feu.

La cote des œuvres d’Henry Cros

Henry Cros est un artiste presque exclusivement représenté sur le marché français. S’il est passé à la postérité pour ses sculptures, ses dessins représentent cependant 22% des ventes qui lui sont associées. Pour une sculpture ou une peinture, il faudra compter 1 000 à 5 000 €. Ce sont ses bas-reliefs de cire qui atteignent les prix les plus haut. Le record est détenu par un haut-relief réalisé en 1874, vendu pour 60 000 € en 2012 à Paris. Ses sculptures de verre et tableaux remportent tout autant l’adhésion des collectionneurs, et sont compris dans la même gamme de prix. Ses dessins préparatoires aquarellés peuvent s’acquérir pour 100 à 500 €.

(Illus.)Henry Cros, Pasiphaé et le taureau, 1891-1907, Metropolitain Museum

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