Estimation et cote de l'artiste Jacques Majorelle

Jacques Majorelle est un peintre orientaliste et décorateur français. Fils de l’ébéniste Louis Majorelle, il étudie l’architecture et le décor à l’Ecole nationale des Beaux-arts de Nancy à partir de 1901. Il se rend ensuite à Paris, où il fréquente l’Académie Julian, et suit les enseignements de François Schommer et Henri Royer. Jacques Majorelle choisit la peinture, et expose ses toiles à Paris à partir de 1906. Souffrant d’une maladie pulmonaire, il doit quitter Paris, à la recherche d’un climat chaud et sec. Entre 1910 et 1914, il séjourne en Espagne, puis à Venise et en Egypte.

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Qui est l'artiste Jacques Majorelle ?

En 1917, Jacques Majorelle part s’installer au Maroc, devenu protectorat français en 1912. A Marrakech, il retrouve le maréchal Lyautey, qui constitue l’un de ses plus fidèles soutiens. Jacques Majorelle apprécie la luminosité nouvelle du Maroc, et les contrastes de couleurs et lumières révélés par le soleil écrasant. Dans ses premières œuvres, il peint la vie quotidienne qu’il observe dans les marchés et les souks marocains. Il renouvelle l’approche orientaliste en se concentrant sur la valeur plastique des motifs, plutôt que sur les thèmes de conquêtes et de chasses. La critique parisienne se montre très favorable à ses œuvres.

En 1921, Jacques Majorelle effectue des excursions dans l’Atlas, et se fait l’interprète du pays montagnard. Son motif de prédilection devient la kasbah, qui appartient à l’architecture berbère. La même année, il expose à Paris 97 tableaux, dont 30 consacrés à l’Atlas.

Souhaitant mettre en valeur le Maroc, Jacques Majorelle participe la même année à une campagne touristique. Il dessine des affiches pour le compte de la Compagnie générale transatlantique, qui se développe en Afrique du Nord à partir de 1880 en implantant des hôtels luxueux dans les principaux centres touristiques. L’artiste réalise des affiches telles que Le Maroc, Le grand Atlas, ou encore Vallée d’Ounila, qui présentent l’architecture féodale du Maroc.

Jacques Majorelle et ses inspirations africaines

Jacques Majorelle désire également renouveler les Arts décoratifs, en s’inspirant de la tradition marocaine. Il achète en 1923 un grand jardin à palmeraie, sur laquelle il fait construire une maison de style mauresque, ainsi que des ateliers derrière sa villa. Il s’allie la main d’œuvre locale, et fait réaliser des cuirs d’art, de la maroquinerie, et des meubles en bois fin dans ses ateliers, dont son épouse Andrée assure la gestion. Ses créations sont présentées à Paris à l’Exposition des Arts décoratifs de 1925, dont il effectue partiellement le décor. Il réalise également les décors de l’hôtel Mamounia à Marrakech, en particulier le plafond de la grande salle à manger, qu’il peint de motifs d’inspiration berbère.

A partir de 1930, Jacques Majorelle adhère au goût pour l’Afrique noire, et se consacre presque exclusivement au thème des négresses nues. Il représente avec une grande sensualité ces femmes nues dans la végétation luxuriante de son jardin. Afin d’accentuer l’aspect cuivré de leur carnation, il rehausse la peinture de poudres métalliques, donnant une teinte d’or, d’argent et de bronze aux chairs. Cette nouvelle série, présentée à Paris en 1934 à la galerie Charpentier, remporte un grand succès auprès des collectionneurs.

Estimation, prix et cote de Jacques Majorelle

Pendant la Seconde guerre mondiale, il effectue de nombreuses excursions dans l’Atlas. A l’issue de la guerre en 1945, il se rend au Soudan, en Guinée, en Côte d’Ivoire, au Niger et au Sénégal à la recherche de modèles. Ces voyages suscitent des changements dans sa manière. Sa palette devient plus vive, et il accentue les contrastes. Un accident de voiture en 1955 met cependant un terme à ses excursions. Amputé d’un pied, il reste désormais à Marrakech, avant d’être rapatrié en France à la suite d’une fracture du fémur. Il y décède en 1962. Les jardins de sa villa de Marrakech, rachetés dans les années 1980 par Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé, sont connus encore aujourd’hui sous le nom de jardins Majorelle.

Les toiles de Jacques Majorelle bénéficient de la faveur des collectionneurs pour les toiles orientalistes depuis les années 2000, ainsi que de l’exposition en son honneur au musée des Beaux-Arts de Nancy puis à l’Institut du Monde Arabe à Paris en 1999-2000. La croissance des prix de vente a été fortement freinée en 2009, mais connait un renouveau depuis 2019. C’est surtout en France et au Maroc que s’échangent les œuvres de Jacques Majorelle. Les peintures constituent uniquement la moitié des lots vendus, laissant la part belle aux dessins et estampes (33% des ventes). Le même constat s’opère en termes de valeurs (35% du CA pour les dessins et estampes). La fourchette moyenne des prix pour ces deux supports est de 10 000 à 50 000 €. C’est cependant une peinture qui détient le record des ventes, La Kasbah rouge (Freija) (1924), vendue en 2011 à Paris pour 1 100 000 €. Bien que Jacques Majorelle se soit attaché à renouveler les Arts décoratifs, les ventes de mobilier sont très rares, et représentent des sommes bien plus modestes (500 à 7 500€).

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