Estimation et cote de l’artiste Jean Commère

Jean Commère (1920-1986) est un peintre, aquarelliste, dessinateur, graveur et illustrateur français rattaché à la Jeune Peinture et à la seconde École de Paris. À une époque où l’abstraction occupe une place croissante, il reste fidèle à la peinture figurative. Ses paysages d’Anjou et de Seine-et-Marne, ses marines des îles Chausey, ses scènes de chasse, ses portraits et ses bouquets de fleurs composent une œuvre très personnelle, immédiatement reconnaissable à son dessin nerveux et à sa palette lumineuse.

Récompensé par le prix Othon-Friesz en 1952, Jean Commère connaît rapidement une carrière internationale. Ses œuvres figurent aujourd’hui dans plusieurs collections publiques françaises et étrangères. Sur le marché de l’art, les prix varient fortement selon le sujet, la technique, le format et la période.

Vous possédez un tableau de Jean Commère, une aquarelle, un dessin ou une estampe ? Chez Estimon’objet, obtenez gratuitement une première estimation réalisée par nos experts en art et nos commissaires-priseurs. C’est rapide et totalement confidentiel !

Estimation gratuite Jean Commere

Prix des œuvres de Jean Commere

  • Peinture à l’huile sur toile, panneau ou Isorel : entre 100 € et plus de 4 000 €

  • Aquarelle, dessin, gouache ou encre : entre 30 € et 1 000 €

  • Estampe, lithographie ou livre illustré : entre 20 € et 500 €, selon la rareté, le tirage et la présence d’une signature

Vous possédez une œuvre de Jean Commère et souhaitez connaître sa valeur ? Transmettez à Estimon’objet des photographies nettes de la face, du revers, de la signature, du cadre et des éventuelles étiquettes. Indiquez également les dimensions exactes, la technique supposée ainsi que les informations dont vous disposez sur l’histoire de l’œuvre.

Nos experts et commissaires-priseurs étudient ensuite le support, le sujet, la manière de dessiner, la matière picturale, la signature, l’état de conservation et la provenance. Ils comparent également votre œuvre aux résultats obtenus récemment par des peintures de dimensions, de techniques et de périodes similaires.

La valeur ne dépend pas uniquement du nom de l’artiste. Une grande huile sur toile des années 1950, bien documentée et représentative de la carrière de Jean Commère, n’aura pas la même cote qu’un dessin rapide ou qu’une lithographie tirée à plusieurs exemplaires. Estimon’objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection.

La cote de Jean Commère sur le marché de l’art

La cote de Jean Commère reste accessible, mais les écarts de prix sont importants. Les grandes peintures figuratives, les portraits familiaux, les paysages d’Anjou et les marines de Chausey comptent parmi les œuvres les plus recherchées. Les aquarelles et les dessins séduisent aussi les collectionneurs, notamment lorsqu’ils présentent un beau format et une exécution aboutie.

La cote des paysages et des marines

Jean Commère peint de nombreux paysages en Anjou, en Brie et en Bretagne. Entre 1959 et 1980, il séjourne régulièrement dans l’archipel de Chausey, dont les rochers, les plages et les variations de lumière deviennent des sujets majeurs de son œuvre. Les grandes marines et les paysages réalisés sur le motif peuvent atteindre plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros.

Voici quelques résultats publics de référence :

  • Paysage (date non précisée) : cette peinture de Jean Commère a été adjugée 810 € en juillet 2020 en France.
  • Paysage (date non précisée) : une autre composition a été vendue 800 € en octobre 2017 en France.
  • Les Îles Chausey (date non précisée) : cette huile sur toile signée a obtenu 1 000 € lors d’une vente française.
  • Le Port de Doëlan (date non précisée) : cette vue portuaire a été adjugée 650 € en France.
  • L’Étang en Sologne (date non précisée) : cette peinture a été vendue 120 € en avril 2019, un résultat qui montre l’influence du format, de l’état et de la qualité d’exécution sur la valeur finale.

Les paysages les plus appréciés associent généralement une composition lisible, une lumière contrastée et une matière encore bien conservée. Le lieu représenté peut aussi jouer un rôle important dans l’estimation.

La cote des portraits, scènes familiales et natures mortes

Les figures occupent une place essentielle dans la peinture de Jean Commère. L’artiste représente ses proches, des femmes, des enfants, des cavaliers, mais aussi des scènes de la vie quotidienne. Les compositions familiales et les portraits de son épouse Suzanne, dite Suzette, sont particulièrement personnels.

Quelques résultats permettent de situer leur cote :

  • Suzette écrivant aux Raguinières (date non précisée) : cette huile sur toile signée de 65 × 100 cm a été adjugée 4 000 € en novembre 2012 à Paris. Elle constitue l’un des résultats publics significatifs de l’artiste.
  • Nature morte, vase de fleurs (date non précisée) : cette composition a été vendue 180 € en février 2022 en France.
  • Chasse à courre (date non précisée) : une œuvre consacrée à ce sujet a été adjugée 80 € en juillet 2020.
  • Partie de chasse à courre (date non précisée) : cette autre composition a obtenu 120 € en juillet 2020.

Le prix d’un portrait ou d’une scène de genre dépend beaucoup de ses dimensions, de la présence de personnages identifiables et de sa place dans la carrière de l’artiste. Les grandes compositions des années 1950 sont généralement plus recherchées que les petites études tardives.

La cote des aquarelles, dessins, encres et estampes

Jean Commère est considéré comme un excellent dessinateur et aquarelliste. Ses œuvres sur papier sont souvent réalisées avec une grande liberté. Il utilise l’aquarelle, la plume, l’encre noire, le lavis ou plusieurs techniques combinées. Leur prix demeure généralement inférieur à celui des huiles sur toile, mais les feuilles de grand format et les sujets emblématiques peuvent attirer les collectionneurs.

Voici quelques exemples documentés :

  • Les Îles Chausey (1972) : cette aquarelle et encre noire sur papier de 37,5 × 27,5 cm, signée et datée, a été adjugée 150 € à Paris.
  • La Salle d’opération (date non précisée) : cette plume, encre noire et aquarelle de 48 × 63 cm a été adjugée 30 € en décembre 2020 en France.
  • Paysage (date non précisée) : un dessin à l’encre signé a été présenté sur le marché français avec une estimation de 100 à 150 €.
  • Paysage de bord de mer (1970) : cette grande aquarelle et encre de Chine sur papier de 99,5 × 64 cm, signée, datée et située aux îles Chausey, illustre le type d’œuvre sur papier susceptible d’obtenir une estimation supérieure grâce à son format et à son sujet.

Jean Commère a également illustré plusieurs ouvrages de bibliophilie. Il réalise notamment des lithographies pour les Géorgiques de Virgile et des eaux-fortes pour les Bucoliques. La valeur de ces éditions dépend du tirage, du papier, de la présence de suites supplémentaires, de l’état de l’emboîtage et de la signature de l’artiste.

Comment reconnaître une œuvre de Jean Commère ?

Les tableaux de Jean Commère se reconnaissent souvent à la place accordée au dessin. Dans ses œuvres des années 1940 et 1950, les contours sont tracés avec des lignes rapides, parfois anguleuses. Ces traits restent visibles sous la peinture et donnent du mouvement aux personnages, aux arbres et aux paysages. La toile n’est pas toujours entièrement recouverte : certaines zones plus légères laissent apparaître le support.

La couleur constitue un autre indice. Jean Commère utilise fréquemment des jaunes, des ocres, des verts, des bleus et des blancs posés par touches franches. Dans les paysages, la lumière traverse les branches et se reflète dans l’eau. Dans ses œuvres plus tardives, la peinture peut devenir plus épaisse, avec des touches plus larges et une matière plus dense.

Les sujets permettent aussi de replacer une œuvre dans sa carrière. Les ports et les femmes bretonnes se rattachent notamment à ses séjours en Bretagne de 1947 et 1948. Les champs, les jardins et les villages évoquent l’Anjou ou la Brie, où il s’installe à partir de 1954. Les rochers, les plages, les bateaux et les ciels marins sont souvent liés à ses longs séjours aux îles Chausey.

Jean Commère peint surtout sur toile, mais il utilise aussi des panneaux de bois et de l’Isorel. Sur papier, il associe volontiers l’aquarelle à l’encre noire. La présence de traits rapides et fortement marqués ne constitue pas un défaut : elle fait partie de sa manière de construire l’image.

Reconnaître la signature de Jean Commère

Jean Commère signe généralement « Commère », dans l’angle inférieur droit ou inférieur gauche de l’œuvre. La signature est souvent tracée d’un geste rapide, avec des lettres liées et légèrement inclinées. Sur certaines œuvres, elle peut être précédée d’une initiale ou prendre la forme « Y. Commère ». L’artiste ajoute parfois l’année de réalisation et le lieu représenté.

Sur les aquarelles et les dessins, la signature est le plus souvent réalisée à l’encre, au crayon ou à la plume. Elle peut être accompagnée d’une dédicace. Le revers des peintures comporte parfois un titre, une date, une seconde signature ou une ancienne étiquette d’exposition.

Une signature ne suffit toutefois jamais à authentifier une œuvre. Elle doit correspondre au style, au support et à la période du tableau. Des signatures ajoutées après coup existent sur le marché. Pour éviter toute erreur, confiez vos photographies aux experts d’Estimon’objet.

Signature Jean Commere

Tableau de Jean Commère : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en peintures anciennes et modernes, commence par identifier la technique et la période probable de l’œuvre. Chez Jean Commère, la manière évolue au fil des décennies. Une toile des années 1950 possède souvent un dessin très présent et une peinture relativement légère, tandis que certaines œuvres plus tardives montrent une matière plus généreuse.

Romain examine ensuite la façon dont les lignes traversent la peinture. Chez Commère, le dessin ne sert pas uniquement à délimiter les formes : il anime la composition. Les branches, les herbes, les voiles des bateaux ou les vêtements sont souvent définis par des traits rapides qui restent visibles. Une peinture trop lisse, sans dessin sous-jacent ni variation dans la matière, mérite donc une attention particulière.

L’expert contrôle également le support. Il vérifie l’ancienneté de la toile, du panneau ou de l’Isorel, puis recherche les restaurations, les déchirures et les repeints. Sur une œuvre sur papier, il observe les rousseurs, les traces d’humidité, l’insolation et les éventuelles décolorations de l’aquarelle.

Enfin, il étudie la signature, le revers, les anciennes étiquettes et la provenance. Une œuvre exposée du vivant de Jean Commère ou accompagnée de documents anciens bénéficie d’un dossier plus solide. Tous ces éléments permettent d’établir une estimation fiable du tableau.

Jean Commère, une grande figure de la peinture figurative française

Jean Commère naît à Paris le 5 avril 1920, mais ses attaches familiales se trouvent en Anjou. En 1936, il intègre l’École des beaux-arts d’Angers, où il étudie la sculpture et le dessin. Deux ans plus tard, il entre à l’École des beaux-arts de Paris dans l’atelier du sculpteur Jean Boucher. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est emprisonné après avoir manifesté en faveur du physicien Paul Langevin. Libéré en 1941, il rejoint sa famille en Anjou sous le régime de la résidence surveillée.

Après la guerre, Jean Commère se consacre pleinement à la peinture. Il séjourne en Bretagne, puis organise sa première exposition personnelle à Paris en 1951. L’année suivante, il reçoit le prix Othon-Friesz pour son tableau Inondations à Denée. Cette récompense lance véritablement sa carrière. En 1955, il crée le rideau de scène, les décors et les costumes du Concerto aux étoiles de Béla Bartók pour l’Opéra de Paris. Il réalise également des portraits d’Yves Montand et de Simone Signoret à l’occasion du film Les Sorcières de Salem.

En 1954, Jean Commère achète une maison au Plessis-Feu-Aussoux, en Seine-et-Marne, avec son épouse Suzanne. Il y peint les paysages de Brie, des scènes familiales, des bouquets et une série de Madones. Nommé chevalier des Arts et des Lettres en 1958, il participe la même année à la Biennale de Venise. Il est promu officier des Arts et des Lettres en 1979. Au début des années 1980, il revient en Anjou et réalise notamment une peinture murale de 9,50 mètres consacrée au cirque pour le Centre des congrès d’Angers. Très affecté par la disparition de son épouse en 1986, Jean Commère meurt quelques mois plus tard, le 22 octobre 1986.

Observez attentivement les zones où la peinture est la plus fine. Chez Jean Commère, le dessin préparatoire ou les traits d’encre peuvent rester visibles à travers la couleur. Ce détail est particulièrement utile sur les paysages et les marines des années 1950. Prenez une photographie rapprochée de ces traits, puis une autre en lumière rasante pour montrer l’épaisseur réelle de la matière.

Photographiez aussi l’intégralité du revers. Les anciennes étiquettes, les titres manuscrits, les dates et les mentions de lieux peuvent permettre de rattacher l’œuvre à une exposition ou à une période précise. Ne retirez aucune étiquette et ne cherchez pas à nettoyer la surface avant l’expertise : un nettoyage trop énergique peut supprimer les glacis légers et modifier les couleurs d’origine.

Pour connaître la cote de votre œuvre de Jean Commère, faites appel à Estimon’objet, votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation en ligne de vos objets d’art et de collection. Votre demande est gratuite, rapide et confidentielle !

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