Estimation et cote de l'artiste Jilali Gharbaoui : la cote du peintre marocain, et de ses tableaux expressifs

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Jilali Gharbaoui, de l’orphelinat à l’Académie Julian

Jilali Gharbaoui est né au Maroc, à Jorf El Mehla, en 1930. Ayant perdu successivement son père puis sa mère durant son enfance, Jilali Gharbaoui entre dans un orphelinat. Gharbaoui est dès son plus jeune âge attiré par l’expression artistique, et notamment par le dessin. À la suite d’une jeunesse difficile, il devient marchand de journaux dans la ville de Fès, et il profite de son étal pour exposer quelques dessins. Remarqué par Marcel Vicaire, peintre responsable de l’artisanat marocain de Fès, Gharbaoui est présenté à Ahmed Sefrioui, écrivain de renom qui fut fondateur et conservateur du musée Al Batha avant de travailler pour le ministère de la culture et du tourisme à Rabat, participant de manière considérable à la vie culturelle et artistique du Maroc. Cette rencontre marque le début de l’apprentissage de l’art pour Gharbaoui l’autodidacte, qui commence par se rendre sur le conseil de ses mentors aux cours du soir de l’Académie des arts de Fès. En 1952, âgé de 23 ans, il obtient une bourse pour partir étudier à l’école des Beaux-Arts de Paris. Gharbaoui reste à Paris, et fréquente l’Académie Julian.

Jilali Gharbaoui, le style personnel d’un peintre virtuose et tourmenté

À Paris, Jilali Gharbaoui se prend de passion pour divers mouvements picturaux, à commencer par le post-impressionnisme et l’expressionnisme allemand, fondateurs de sa propre démarche artistique, qui, tout en conservant la force expressive et la vigueur du trait propres à ces mouvements, va se tourner rapidement vers l’abstraction. L’expressionnisme abstrait français et américain, à cette même période, produisent les chefs-d’oeuvres de l’art mondial que l’on connaît encore, et Gharbaoui entre lui aussi dans cette nouvelle façon de refléter son état intérieur sur la toile. Oscillant entre abstraction lyrique et géométrique, sa voix est unique parmi celles des artistes de la même génération.

La carrière de Jilali Gharbaoui entre Paris, le Maroc et la Sicile

Victime d’épisodes psychiatriques qui le poussent plusieurs fois à attenter à sa vie, Jilalai Gharbaoui se réinstalle à Rabat en 1955 après son passage à Paris, et dans cette ville ainsi qu’à Salé, il fréquente les hôpitaux. Sa carrière est rythmée par ses crises, auxquelles succèdent de grands élans créateurs. Après une deuxième tentative de suicide, l’année suivante, Jilali Gharbaoui part à Rome, à l’Accademia delle Belle Arti, grâce à son ami, le peintre Farid Belkahya qui lui offre son propre poste pour un an. Gharbaoui en profite pour visiter la Sicile, terre du baroque et de la violence picturale des élans mystiques, puis rentre au Maroc. L’artiste intensifie son travail, qui est présenté dans de multiples pays, et même au Musée de San Fracisco, où il est primé. Mais Gharbaoui va mal, et s’isole dans le monastère de Toumlilline en 1957. En 1959, on retrouve le peintre expressionniste à Paris, auprès de deux grands noms de la période de la seconde école de Paris : le critique Pierre Restany, et l’artiste et écrivain Henri Michaux, deux amis chers qui l’ont introduit au groupe des informels (Salon Comparaisons), et avec lequel il expose.

La fin de carrière de Jilali Gharbaoui

Proche des nouveaux peintres et des critiques, Jilal Gharbaoui traverse de nouveau des périodes dures. Il rentre au Maroc en 1960, et en 1962 retourne au monastère de Toumlilline, puis à l’hôpital de Rabat où il séjourne l’année suivante. Pour autant, Gharbaoui continue de créer. Le peintre voyageur fuit ses démons à Paris et Amsterdam entre 1966 et 67. Puis, comme toujours, il revient dans sa ville de Rabat, avant de revenir à Paris, autre pole qui aura marqué sa vie, chez le critique Pierre Gaudibert (1971). Avant d’envisager le retour au Maroc, Jilal Gharbaui s’effondre sur un banc du champs de Mars, épuisé par les addictions et les souffrances. 

 

L’estimation des oeuvres de Jilali Gharbaoui

Les peintures des années 50 et 60 de Jilali Gharbaoui sont les plus cotées. De nombreuses toiles (de format 70 x 100 cm environ, son format privilégié) se sont vendues ces dix dernières années entre 235 000 euros hors frais – un record – et 70 000 euros (hors frais).

Certaines de ses gouaches sur papier atteignent les 75 000 euros (hors frais), mais la plupart sont estimées entre 5 000 et 30 000 euros. La cote de Jilali Gharbaoui semble prendre ces dernières années son essor, et laisse présager d’une hausse de la cote de l’artiste marocain, tenant d’une abstraction entre lyrisme et géométrie, à la patte expressive caractéristique.

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