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Estimation Louis Dejean : sa côte et ses sculptures figuratives

L’œuvre du sculpteur Louis Dejean (1872 – 1953) se caractérise par ses figures féminines. Ses Parisiennes, comme la Femme à la canne ou Mélancolie, sont de petites dimensions tandis que d’autres sculptures sont de taille imposante, telle sa Nymphe réalisée pour l’Exposition universelle au Palais de Tokyo.

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Louis Dejean, artiste autodidacte formé auprès d’Auguste Rodin

Certains artistes, par des circonstances obligées ou par des choix déterminés, ne poursuivent pas leur formation dite classique pour maîtriser le métier. Ils jugent les institutions trop dogmatiques et préfèrent se former dans les ateliers que de fréquenter les écoles. C’est le cas de Louis Dejean.
En effet, né en 1872 à Paris, le jeune homme quitte l’École nationale supérieure des Arts décoratifs après seulement un an. Son apprentissage s’effectue auprès du sculpteur Antonin Carlès. Louis Dejean travaille dans son atelier en tant que praticien. Il y apprend les techniques de sculpture avec minutie. Le jeune artiste intègre ensuite l’atelier d’Auguste Rodin. 

Dès 1899, Louis Dejean expose à la Société nationale des Beaux-Arts. Il y présente des statues en terre cuite et en bronze. Celles-ci sont inspirées par les Tanagras, ces élégantes statuettes en terre cuite grecques antiques. En 1904, la Dame au grand manteau, dite La Parisienne, réalisée en terre cuite puis coulée en bronze sur un socle en marbre, est acquise par l’État après commande. Elle représente une figure féminine, sujet de prédilection de Louis Dejean. Une relative notoriété lui est acquise, ce qui lui permet de recevoir des commandes. Au Salon de 1906, un bas-relief en marbre intitulé Baigneuses est également acheté par l’État. Louis Dejean expose régulièrement au Salon des Tuileries et au Salon d’Automne.

Si le sculpteur tire des enseignements de l’art exalté d’Auguste Rodin, il cherche à enrichir son style personnel. Louis Dejean participe à « la bande à Schnegg », un groupe de sculpteurs réuni de manière informelle par les frères Lucien et Gaston Schnegg. La troupe, constituée entre autres des artistes Charles Despiau, Albert Marque, François Pompon et Jane Poupelet, expose collectivement leurs œuvres tout en préservant leur individualité. Elle prône une nouvelle esthétique, de tendance classique. Les thèmes littéraires et allégoriques sont abandonnés. La recherche d’une harmonie, de plénitude et d’équilibre dans les compositions est privilégiée. Elle se concrétise par une épure des formes et des volumes.
En 1909, Louis Dejean quitte l’atelier d’Auguste Rodin pour se consacrer à ses œuvres.

Les œuvres monumentales et publiques du sculpteur Louis Dejean

En 1909, Louis Dejean s’attelle à la réalisation d’une sculpture monumentale sur le thème de La Maternité. Le critique d’art Camille Mauclair, dans la Revue bleue politique et littéraire de 1919, la présente comme « une composition plus importante, d’une dimension inusitée par l’artiste jusqu’ici ». Il ajoute « qu’on ne peut rien imaginer de meilleur, de plus simplement expressif, de plus tendre par le sentiment et de plus ferme par l’exécution, que cette maternité pleine de jeunesse et de grâce. » 

Après la Première Guerre mondiale, Louis Dejean réalise des statues pour des lieux publics tels des monuments aux morts pour les villes de Saint-Quentin ou Villers-Cotterêts. Le Monument aux victimes de la guerre de la ville de Saint-Ouen, statue en calcaire demandée par la ville sur concours, est inauguré en 1922. Dans une lettre datée de 1922, le sculpteur Antoine Bourdelle décrit la femme représentée comme « emplie d’un sentiment d’horreur devant le soldat martyr [qui] nous fait détester la guerre. » Cette femme serre son enfant contre elle. Un poilu est étendu à ses pieds.

Parmi ses commandes, le sculpteur réalise en 1933 une sculpture en bronze, La Paix, destinée au paquebot Normandie. Louis Dejean exécute également des bustes de personnalités, mais aussi des sculptures décoratives pour des bâtiments publics dont une nymphe pour le Palais de Tokyo en 1937, conçue à l’occasion de l’Exposition universelle.
Louis Dejean décède en 1953 dans sa ville natale.

À combien sont estimées les œuvres de Louis Dejean ?

Les œuvres de Louis Dejean ne sont pas nombreuses sur le marché de l’art. Ces dernières années, elles se vendent entre 60 euros et 25 000 euros. Sa sculpture en grès, intitulée Tête de poupon, a été vendue 60 euros en 2021. Au contraire, Les passions s’élevant vers les muses, en bronze, a été adjugée à 25 000 euros en 2014. En 2017, Femme au bain, une sculpture en marbre, a été vendue pour 18 070 euros dans une salle de vente aux enchères. 

Cependant, les prix diffèrent en fonction des sujets, des dimensions et des matériaux employés. Récemment, un Torse de femme, en plâtre, a été vendu à 400 euros. L’année précédente, en 2022, une Baigneuse à genoux se coiffant a été adjugée pour 3 800 euros. Le Portrait du peintre Paul Albert Laurens, un buste en bronze, a été acheté à 3 000 euros. Les adjudications peuvent également dépasser les attentes. C’est le cas de la Parisienne au manteau, une sculpture en bronze estimée à 1 500 euros. L’œuvre a atteint la somme de 6 500 euros pour sa vente.

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 (illus.) Louis Dejean Sortie de bal – Plâtre

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