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Estimation Max Beckmann : sa cote et ses peintures modernes

Max Beckmann (1884-1950) est considéré comme un grand artiste moderne, ayant su retracer les évènements et l’esprit de son temps. De ses débuts proches des expressionnistes allemands à son exil aux États-Unis, l’artiste conçoit une oeuvre très singulière dans l’histoire de l’art moderne. 

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Max Beckmann, des débuts expressionnistes

Né dans le milieu paysan allemand, Max Beckamnn s’engage dans la voie artistique contre l’avis familiale. En 1900, il entre à l’École des Beaux-Arts de Weimar, et suit les cours de l’Académie Julian lors d’un séjour à Paris en 1903. En 1906, il remporte le prix de l’exposition de l’Association des artistes allemands de Weimar, qui lui offre une bourse d’études à la villa Romana de Florence.  

Max Beckmann connait rapidement une reconnaissance de ses pairs. En 1908, il rejoint la Sécession berlinoise, formée dix ans plus tôt en réaction à l’académisme de l’Association des artistes de Berlin. En 1912, deux expositions personnelles de l’artiste sont organisées à Weimar. L’année suivante, le galeriste berlinois Paul Cassirer présente la première rétrospective importante de Beckmann, qui donne lieu à une monographie. 

Max Beckmann peint alors déjà les évènements marquants de son temps. En 1912, il relate le drame du naufrage du Titanic, à partir de coupures de presse, dans un tableau homonyme de facture romantique et expressionniste. En raison de cette touche expressionniste, l’artiste sera écarté de la Sécession berlinoise, avec, entre autres, Max Pechstein et Otto Muller. À l’aube de la Première Guerre mondiale, ces derniers formeront la Nouvelle Sécession, ou Sécession libre, et exposeront ensemble à plusieurs reprises.  

Max Beckmann, peintre d’Histoire du premier XXème siècle

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Max Beckmann se porte volontaire comme infirmier, avant d’être démobilisé en raison d’une dépression. Au cours de cette année, il réalise de nombreux dessins, des gravures et des pointes-sèches, lui permettant de mettre à distance la violence des évènements vécus. 

Incapable de trouver une forme adéquate à ses souvenirs, Max Beckman met de côté la peinture durant quelques années. Il puise finalement une inspiration nouvelle dans les sujets religieux ou les gravures et tente de trouver une nouvelle grammaire. En 1916, il débute la toile Résurrection, resté inachevée, qui présente différentes scènettes et personnages, rompant avec la narration en peinture sans abandonner la figuration.

C’est en 1919 que Max Beckmann réalise son premier chef d’oeuvre, La nuit. Dans ce tableau, l’artiste représente une famille agressée par trois individus, telle une métaphore de la crise sociale qui s’abat sur l’Allemagne au sortir de la guerre. Esthétiquement, le peintre accumule les personnages, aux lignes anguleuses cernées de noir, dans un mouvement continue concomitant à la violence représentée. En rupture radicale avec ses oeuvres passée, Max Beckmann manifeste ici son nouveau langage plastique. 

Max Beckmann, l’exil étasunien

Sous la République de Weimar, l’Allemagne trouve une forme de stabilité. En écho, Max Beckmann représente dans ses tableaux des scènes de genre et des paysages urbains, maritimes, campagnards à travers un style plus paisible. À l’entre-deux guerres, Max Beckmann est un artiste reconnu en Allemagne, en Europe et aux États-Unis.

De courte durée, cette période de calme donne suite à l’avènement du nazisme, des fascismes européens, de la crise économique, et d’une nouvelle période sombre pour Max Beckmann. En 1935, il réalise son triptyque La tentation, métaphore de l’Allemagne : son passé violent, marqué par la guerre et la crise, son passé plus récent de relatif retour au calme, et l’avenir sombre qui l’attend. La palette est plus diversifiée et vive que dans ses tableaux précédents.

Désigné par le nazisme comme un « artiste dégénéré », Beckmann se réfugie à Amsterdam et à Paris, avec l’idée d’émigrer aux États-Unis en 1947. Émerveillé par ces villes modernes, Max Beckmann peint la vitalité des environnements urbains, dans des compositions complexes, riches de références à la modernité, et aux coloris éclatants, à la lisière du décoratif. En 1950, le pavillon allemand de la Biennale de Venise est consacré à l’oeuvre de Max Beckmann, qui décède quelques mois plus tard.

Pour autant, Bernard Lorjou devient l’un des peintres les plus connus du grand public au cours des années 1950 et expose au Salon des peintres témoins de leur temps et au Salon d’Automne tout au long de sa carrière. Depuis son décès, de nombreuses rétrospectives ont eu lieu en France, et Bernard Lorjou demeure connu aujourd’hui au sein de la peinture contemporaine.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Max Beckmann

Sur le marché de l’art, Max Beckmann est une valeur sûre. En 2022, son autoportrait de 1943 (Selbstbildnis gelb-rosa) est adjugé à 20 000 000 d’euros en Allemagne, un prix record pour le pays. En dehors de ce record, on retrouve des peintures de Beckmann représentant des natures mortes, des portraits, des scènes de genre ou des paysages de ses différentes périodes.

Les prix débutent entre 200 000 et 500 000 euros pour une nature morte, et s’élèvent entre 400 000 et 700 000 euros pour des scènes de genre. Pour les paysages, on retrouve des prix entre 300 000 et 500 000 euros pour des tableaux des années 1938-1940, et des sommes autour de 1 500 000 euros pour les paysages urbains et marins réalisés autour de 1925-1930. Pour un portrait, les estimations débutent autour de 100 000 euros, pour ceux réalisés avant la Première guerre, et s’élèvent autour d’un million d’euros, pour ceux réalisés à l’entre-deux-guerres.

Pour les dessins de Max Beckmann, les prix débutent entre 2 000 et 30 000 euros pour les crayons et encre de chine sur papier, s’élèvent entre 17 000 et 40 000 euros pour les huiles sur toile de paysage, et s’envolent entre 50 000 et 120 000 euros pour les gouaches et aquarelles. Concernant les estampes, on comptera entre 200 et 2 000 euros pour les lithographies et les pointes-sèches, avec des exceptions autour de 10 000 euros, et de 2 000 à 10 000 euros pour les gravures sur bois et les eaux-fortes.

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(Illus.) Versuchung des Heiligen Antonius (La tentation), 1935, Huile sur toile, 216 x 100 cm, Pinakothek der Moderne, Munich

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