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Estimation et cote de l'artiste Mithé Espelt
Mithé Espelt est une céramiste originaire de Lunel, où elle installe rapidement son atelier. Son œuvre, décrite comme « le luxe discret du quotidien », arbore des couleurs douces qui mettent en avant son aspect poétique. Durant sa carrière, Mithé Espelt fait aussi le choix de ne pas signer ses céramiques pour permettre aux femmes de son temps d’en acquérir et de se questionner sur des aspects essentiels de la féminité.
Prix des œuvres de Mithé Espelt
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Miroirs muraux - entre 220 € et 54 000 €
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Objets décoratifs (boîtes, panneaux, médaillons) - entre 300 € et 3 000 €
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Bijoux (bracelets, colliers, broches) - entre 800 € et 4 000 €
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Lampes et luminaires - entre 2 500 € et 9 000 €
Comment estimer une œuvre de Mithe Espelt
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Qui est Mithé Espelt ?
Mithé Espelt, de son vrai nom Marie-Thérèse Espelt, est née en 1923 à Lunel, près de Montpellier, et morte en septembre 2020. Issue d’une famille de vignerons, elle reste très attachée à sa région camarguaise tout au long de sa vie. Dès sa plus tendre enfance, Mithé Espelt est bercée dans l’ambiance artistique de son grand-père, Edmond Baissant, qui lui apprend le dessin. En 1939, à l’âge de 16 ans, Mithé Espelt entre aux Beaux-Arts de Montpellier ou elle étudie la sculpture et le dessin. Quatre ans plus tard, elle est sélectionnée pour entrer à l’école de formation artistique de Fontcarrade, au pôle d’excellence de l’art de la céramique. Elle suit alors les cours d’Émilie Decanis dont Mithé Espelt retient la passion engagée pour l’artisanat de tradition. Mithé Espelt début de sa carrière parisienne dans l’atelier Lydia Chartier de Nathalie Pol en créant des boutons en céramique pour les maisons de haute couture. Rapidement, elle hérite de la gestion de la production de l’atelier et maîtrise les subtilités de la couleur dorée.
Malgré tout, Mithé Espelt demeure attaché à sa région natale où elle décide de retourner s’installer en 1946. Dans la foulée, elle monte son atelier de céramique à Lunel. En 1951, elle se marie avec Maurice Figère, avocat de profession qui décide d’abandonner son métier pour la seconder dans son travail de céramiste. Ce choix d’une vie d’artiste permet aux couples de voyager et de découvrir d’autres cultures qui viennent inspirer les nouveaux modèles de Mithé Espelt. La céramiste exerce jusqu’en 2000 avant de laisser sa place à sa fille, Marion de Crécy, qui poursuit la création d’une céramique artistique de grande qualité dans l’atelier.
« Le luxe discret du quotidien » de Mithé Espelt
Lorsqu’elle débute sa carrière, Mithé Espelt fait rapidement sensation. Ses céramiques sont alors distribuées dans les boutiques Souleiado. Souvent, il s’agit d’accessoires féminins comme des miroirs, des coffrets à bijoux, des colliers ou des boutons. Ces objets amènent Antoine Candau, amateur d’art et spécialiste de la céramique, à définir l’œuvre de Mithé Espelt de « luxe discret du quotidien ». L’œuvre de Mithé Espelt, qui regroupe plus de cinq cents modèles de céramiques, est décrite comme une poésie fleurie et colorée. L’univers artistique de Mithé Espelt s’inspire de jardins tropicaux ou d’astres solaires, dont les motifs sont coloriés de bleu, de rose pastel ou de camaïeu de vert.
La démarche artistique de Mithé Espelt
Vers les années 1955, Mithé Espelt développe un projet artistique originale. Mais décide d’abandonner la poterie traditionnelle pour se consacrer à la réalisation de petits objets du quotidien destinés aux femmes, objet qu’elle veut rendre accessible à tous les budgets. Ainsi, elle choisit de ne pas les signer afin de préserver son anonymat et sa liberté de création. À travers cette démarche, Mithé Espelt je veux offrir aux femmes, qui viennent à peine d’obtenir le droit de vote virgule la possibilité de choisir leurs propres accessoires toutes les interrogeant sur les notions de désir et de séduction. Cette posture anonyme est aussi la raison pour laquelle ses miroirs ont longtemps été attribués, à tort, à François Lembo, bien que leurs styles soit différent. Alors que François Lembo s’inspire de l’art byzantin en utilisant des émaux irisés en forme de perles pour imiter des pierres précieuses, Mithé Espelt préfère par exemple recouvrir l’arrière de ces pièces d’une feutrine verte. De plus, les miroirs de Mithé Espelt témoignent d’une maîtrise technique qui consiste à jouer sur leur craquelé et sur l’incrustation de cristaux colorés.
Faire estimer gratuitement une œuvre de Mithé Espelt
Céramiste inconnue de son vivant, Mithé Espelt sort aujourd’hui de l’ombre. Ses œuvres sont présentées depuis peu en ventes aux enchères. Toutefois, depuis 2021, elles ont été présentées à l’occasion de 320 ventes. Le plus souvent, les céramiques de Mithé Espelt sont proposées dans la catégorie objets. Pour acquérir un objet en céramique de Mithé Espelt, il faut compter entre 200 euros et 25 000, bien que les prix de vente finaux surpassent parfois ces estimations moyennes. En effet, en janvier 2023, le miroir modèle « Feu » de 1980, en céramique émaillée rehaussée d’or, atteint le prix de vente de 54 000 euros. En avril 2023, un important miroir circulaire en quatre éléments en céramique émaillée et verre craquelé est adjugé à 1 600 euros. Plus récemment, en juin 2023, Chevêche, un miroir en céramique émaillé polychrome et rehaussé à l’or daté de 1955, est adjugé à 1 500 euros.
(Illus.) Mithé ESPELT (1923-2020) Miroir dit Soleil En terre estampée et émaillée dans les tons de jaune orange et or. Circa 1960.
Reconnaître la signature de Mithé Espelt
Les créations authentiques de Mithé Espelt se distinguent par une signature manuscrite apposée au feutre vert, devenue l’un des signes distinctifs les plus reconnaissables de son travail. Cette signature, souvent tracée simplement « Mithé Espelt », se trouve généralement au revers des miroirs, boîtes, coffrets ou bijoux muraux, parfois accompagnée d’une étiquette d’atelier. Sur certaines pièces plus anciennes, on peut également rencontrer une signature incisée avant émaillage. La présence du feutre vert original, associée à la qualité de la dorure, de l’émail et du décor poétique typique de l’artiste, constitue un indice fort d’authenticité pour les collectionneurs et experts.
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