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Olivier Mosset, représentant de l’Abstraction analytique

Olivier Mosset (1944-…), peintre conceptuel, compte parmi les représentants majeurs de l’Abstraction analytique. Artiste suisse, il mène ses recherches en France en 1966-1967, avant de partir aux Etats-Unis en 1977. A travers l’Abstraction analytique et le monochrome, il s’interroge sur le devenir de la peinture moderne.

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La formation artistique d’Olivier Mosset

Olivier Mosset suit une formation artistique à Lausanne, qu’il approfondit auprès de Jean Tinguely et Daniel Spoerri. Il assiste ces deux artistes plasticiens dans leur travail, tout en élaborant un style personnel.

A partir de 1965, Olivier Mosset réalise de petits tableaux verticaux, sur lesquels il trace la lettre A. Dès l’année suivante, il est invité à exposer au musée d’Art moderne de la ville de Paris. Il s’installe alors pour un an à Paris.

Le groupe BMPT

Une fois établi à Paris, Olivier Mosset fonde le groupe BMPT avec trois autres jeunes peintres, Daniel Buren, Michel Parmentier, et Niele Toroni. Les quatre peintres considèrent la peinture comme un acte, et cherchent à mettre en évidence la matérialité des œuvres. Leur première manifestation collective se tient au Salon de la Jeune Peinture en janvier 1967. Elle est conçue comme un « happening frustrant », et suscite une grande agitation, renforcée par le contexte social des années 1967-1968. A cette occasion, Olivier Mosset trace un cercle noir au centre d’une toile blanche de format carré de 1 m de côté. C’est ce même format qui est repris pour ses créations postérieures. Le format du « happening frustrant » est répliqué à plusieurs reprises, jusqu’à leur dernière manifestation collective en septembre 1967.

Après un séjour à New-York en 1967, au cours duquel Olivier Mosset rencontre Andy Wahrol et découvre le travail de Robert Ryman, le peintre organise sa première exposition personnelle à Paris, à la Galerie Rive Droite (1968).

Le groupe BMPT se dissout en 1968, et Olivier Mosset rejoint alors le groupe « Support-Surfaces », qui regroupe des artistes mettant l’accent sur la matérialité de la peinture. Il conserve le style mis au point au sein de BMPT jusqu’en 1974. Au cours de cette période, il réalise plus de 200 tableaux constitués de cercles.

Le monochrome

Olivier Mosset fait évoluer sa manière dans les années 1970, en adoptant le monochromatisme. Menant des recherches sur les rapports entre les différents tons de couleurs, il arrive finalement au monochrome vers 1971. Cela devient sa technique principale de 1977 à 1985, sous l’influence de peintres de l’Abstraction hard-edge tels que Larry Poons, Ellsworth Kelly et Frank Stella.

Olivier Mosset ne se limite plus au format carré d’un mètre de côté, et exploite également le format rectangulaire, horizontal ou vertical. Progressivement, Olivier Mosset intègre dans ses toiles des aplats de couleurs, et dote ses œuvres de titres, ce qu’il ne faisait pas nécessairement auparavant.
S’étant installé à New-York en 1977, Olivier Mosset s’intéresse alors particulièrement à l’Abstraction américaine. Il étudie même l’art et l’histoire de l’art à l’Université Columbia (1980-1983), avant de s’installer à Tucson, en Arizona.

Dans les années 1980, suivant les traces de Frank Stella, Olivier Mosset commence à découper les formes de ses toiles.

L’œuvre radicale et minimaliste d’Olivier Mosset se prolonge dans la troisième dimension, avec la réalisation d’une installation en carton pour le Musée des Beaux-Arts de Sion (Suisse) en 1994. Pour ce musée, il conçoit des Toblerones, structures géométriques monumentales de carton qui reprennent la forme des chocolats suisses, tout en évoquant les barrages antichars de la Seconde guerre mondiale.

Olivier Mosset poursuit cette expérience de la sculpture avec son installation Les socles révolutionnaires, composée de socles de statues témoignant de la Révolution, à l’Exposition Suisse 02 en 2002.

Son œuvre a donné lieu à une rétrospective en deux volets en 2003 au musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne et au Kunstmuseum de Saint Gall.

La cote des œuvres d’Olivier Mosset

Bien qu’il compte parmi les représentants de l’art conceptuel français, Olivier Mosset n’atteint pas les records de ses comparses du groupe BMPT, Daniel Buren et Michel Parmentier. Il affiche cependant un record des ventes récent, qui pourrait le faire monter en notoriété sur le marché de l’art. Il s’agit d’une œuvre sans titre réalisée en 1974, adjugée pour 120 000 € à Paris.

Ce sont avant tout les peintures d’Olivier Mosset qui s’échangent sur le marché de l’art, le plus souvent pour 10 000 à 50 000 €. Les records dépassent désormais les 100 000 €. Les estampes, bien plus accessibles, s’échangent pour 100 à 50 000 €.

Portrait d’Olivier Mosset

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