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Piet Mondrian, pionnier de l’Abstraction

Piet Mondrian (1872-1944), peintre néerlandais, compte parmi les pionniers de l’Abstraction, à travers son engagement au sein de De Stijl. Il est le théoricien du Néoplasticisme.
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La formation artistique de Piet Mondrian

Piet Mondrian se forme très jeune au dessin auprès d’une professeur à la retraite, Jean-Baptiste van Ueberfeldt. Il poursuit cet apprentissage à la Rijksacademie d’Amsterdam, de 1892 à 1894. Pour vivre, il vend des copies d’œuvres d’art aux galeries locales, et donne des leçons de dessin.

Piet Mondrian réalise alors principalement des natures mortes et des paysages, inspirés par les Impressionnistes d’Amsterdam et le Symbolisme. Ses toiles se distinguent par leurs couleurs expressives. Il expose régulièrement avec le groupe Kunstliefde à Utrecht à partir de 1892. Il devient membre de l’Académie de Saint-Luc et du groupe Arti et Amicitiae à Amsterdam en 1897.

En 1903, Piet Mondrian se rend pour la première fois dans le Brabant. Le paysage local lui inspire plusieurs séries, comme celle de la ferme à Duivendrecht (1905-1907), et celle des moulins (1904-1912). Piet Mondrian est très marqué par l’exposition consacrée à l’œuvre de Vincent van Gogh au Stedelijk Museum d’Amsterdam en 1905. Il cherche alors à rendre ses paysages plus expressifs, et module sa palette de mauve et gris.

Divisionnisme

En 1908, Piet Mondrian se rend pour la première fois à Domburg, dans la colonie d’artiste dirigée par le peintre luministe néerlandais Jan Toorop, qui l’initie au divisionnisme. Il adopte cette esthétique entre 1908 et 1911, notamment pour sa série des Dunes et Phare à Westkapelle. La palette de Piet Mondrian évolue de nouveau, et il utilise principalement des bleus et des roses clairs.

 

Cubisme et théosophie

Piet Mondrian rejoint en 1909 la société théosophique des Pays-Bas, où il développe la conviction qu’esprit et matière sont inséparables. Cette philosophie a une influence sur sa création ultérieure.

A la même période, Piet Mondrian découvre les premières œuvres cubistes. En s’inspirant de cette esthétique, il se consacre de 1909 à 1917 à une série sur le thème des arbres, qui deviennent de plus en plus abstraits. Il élargit par la suite cette recherche à propos des échafaudages et des cathédrales.

En 1911, Piet Mondrian est élu au comité du cercle d’art moderne d’Amsterdam, qui organise des expositions avec les Fauves et les Cubistes. Cela lui permet d’effectuer un premier séjour à Paris, au cours duquel il visite peut-être la salle 41 du Salon des indépendants, qui est la première manifestation collective du cubisme. Dès l’année suivante, Piet Mondrian déménage à Paris à Montparnasse. Il noue une amitié durable avec Fernand Léger et Georges Braque.

Malgré ses liens avec le Cubisme, Piet Mondrian rejette dès 1912 le naturalisme des formes cubistes, et la conception cubiste de la peinture comme discipline autonome. Piet Mondrian souhaite en effet dépouiller les objets des éléments anecdotiques, pour transmettre des éléments détachés de la réalité progressive. Il réduit progressivement ses compositions à des lignes aux couleurs primaires. Ce processus, mené en accord avec ses conceptions théosophiques, se poursuit jusqu’en 1915. Piet Mondrian cesse de donner des titres individuels à ses œuvres, qu’il qualifie désormais de « composition ».

De Stijl (1917-1924)

Piet Mondrian promeut l’Abstraction grâce à son implication au sein de De Stijl, dont il devient le théoricien.

Lorsque se déclare la Première guerre mondiale, Piet Mondrian est contraint de retourner aux Pays-Bas. A La Hayes, il rencontre Bart van der Leck et Theo van Doesburg, qui proposent une approche radicale de la peinture. Ce dernier convainc Piet Mondrian de participer au lancement du groupe De Stijl, proposant un rejet du sujet et une réduction de la peinture à ses éléments fondamentaux, la ligne droite, l’angle droit, les trois couleurs primaires (rouge, bleu et jaune) et les trois non-couleurs primaires (blanc, noir et gris).

Piet Mondrian se consacre à la rédaction d’essais défendant le Néoplasticisme, publiés dans la revue De Stijl entre 1917 et 1924. Ses idées se diffusent à Paris et en Allemagne, et inspirent directement le Bauhaus et l’esthétique de Le Corbusier.

A cette période, ses compositions traduisent l’esthétique qu’il prône dans ses écrits. Organisées en damier, elles proposent des zones de couleur primaires et non-primaires flottant dans l’espace, séparées par des lignes noires. Il accorde une grande importance au rapport de taille entre les différentes formes.

Piet Mondrian, après De Stijl

Malgré son rôle majeur au sein du groupe, Piet Mondrian rompt avec De Stijl en 1925 car il est en désaccord avec Theo Van Doesburg qui évolue vers l’Elémentarisme.

Désormais indépendant, Piet Mondrian module l’épaisseur des lignes qui séparent ses zones de couleur, et diversifie ses formes. En 1926, il peint ses « losanges ».

Piet Mondrian fait également varier la surface occupée par ses zones de couleurs : si les rectangles occupent une surface plus importante en 1928, il se restreint à l’introduction d’une seule zone colorée en 1936-1937.

Retourné à Paris en 1919, Piet Mondrian rallie le mouvement Cercle et Carré dirigé par Michel Seuphor en 1930, puis le groupe Abstraction-Création l’année suivante.

Piet Mondrian à New-York

Pressentant la Seconde guerre mondiale, Piet Mondrian quitte Paris pour Londres en 1938, puis part à New-York en 1940. Il puise inspiration dans la ville de New-York, qui lui semble la cité « la plus éloignée de la nature », et dont il admire l’urbanisme. Il voit également dans le Jazz une traduction musicale de sa philosophie. Ces nouvelles stimulations provoquent de nouvelles relations entre les zones colorées et les lignes dans ses toiles.

La première exposition personnelle de Piet Mondrian a lieu à New York en 1942, deux ans avant sa mort.

La cote des œuvres de Piet Mondrian

Piet Mondrian compte parmi les artistes enregistrant des records mondiaux sur le marché de l’art. Ses toiles ne s’acquièrent pas pour moins de 10 000 €, et les prix de vente dépassent régulièrement les 5 000 000 €. Le record des ventes a été atteint en 2015 à New York avec Composition No. III, with Red, Blue, Yellow, and Black (1929), adjugé pour 39 924 000 € (45 000 000 $ ).

Ses dessins et aquarelles enregistrent également des prix élevés. Ils sont généralement adjugés pour 10 000 à 500 000 €.

Les estampes représentent 35% des ventes de l’artiste. Les feuilles sont acquises pour 100 à 5 000 €.

Piet Mondrian, Composition avec plans de couleurs, 1917, Musée Boijmans Van Beuningen.

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