Estimation et cote de l'artiste Gio Ponti

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La formation de Gio Ponti et les premiers pas dans le design d’objets chez Ginori

Giovanni Ponti, dit Gio Ponti, est né à Milan en 1891. En 1913, le jeune Ponti s’inscrit à la faculté d’architecture de l’université polytechnique de Milan. Interrompu dans ses études par la première guerre mondiale, Gio Ponti s’engage, et durant le conflit armé, il réalisera de nombreuses aquarelles et des esquisses de ses compagnons d’infortune. Il profite d’un mouvement de troupes dans la plaine padane pour visiter les architectures d’Andrea Palladio, architecte du XVIème siècle qui le fascine. Rentré à Milan, Ponti se rapproche donc sans surprise du groupe des néo-classiques milanais. En 1921, Gio Ponti est enfin diplômé d’architecture. En 1923, il collabore avec l’entreprise de céramiques Richard Ginori, et à l’occasion de la présentation d’une gamme de céramiques à la Première exposition internationale d’arts décoratifs de Monza, il rencontre le critique Ugo Ojetti, qui sera important dans l’orientation de Ponti. L’association avec Ginori dure jusqu’en 1938.   

Gio Ponti architecte et designer, directeur artistique et écrivain

En 1925, Gio Ponti met en oeuvre ses qualités d’architecte. Il réalise sa propre demeure de la via Randaccio de Milan. En 1927, il ouvre son cabinet d’architecture en collaboration avec l’architecte Emilio Lancia. Gio Ponti élabore son vocabulaire artistique, avec goût prononcé pour la peinture et les arts visuels. En 1926-28, il réalise à Garches la maison L’Ange Volant pour Tony Bouilhet, le directeur de Christofle qu’il a connu deux ans plus tôt lors de l’Exposition Internationale des Arts décoratifs à Paris, où il participait avec la maison Ginori. 

En 1928, Gio Ponti fonde la revue Domus avec l’éditeur Gianni Mazzocchi, dans laquelle il diffusera jusqu’au bout de sa carrière ses idées, et en 1933, il procède à la publication de La casa all’italiana, premier manifeste de son style architectural.

 

En parallèle de son activité dans le domaine de l’architecture, Gio Ponti travaille pour Ginori, Christofle, le verrier de Murano Venini. Il forme avec d’autres designers le groupe Labirinto, proposant des pièces uniques de mobilier et d’arts décoratifs réalisés dans des matériaux précieux. Le design de Gio Ponti s’est considérablement épuré, passant d’une revisite du classicisme à un modernisme assumé, prenant pour modèles Le Corbusier et Charles Eames. 

En 1931, Ponti prend la direction artistique de la société de design et de luminaires Luigi Fontana, et la refonde en 1932 avec Pietro Chiesa sous le nom de Fontana Arte. Il y dessine la fameuse suspension 024, et reste jusqu’en 1954, date à laquelle il laisse son poste à Max Ingrand. 

Gio Ponti et les succès des années 30

En 1933, mettant un terme à sa collaboration avec Emilio Lancia, Gio Ponti se rapproche d’Antonio Fornaroli et d’Eugenio Soncini. De leur association naissent des réalisations diverses : édifices publics, notamment la section mathématiques de la cité universitaire de Rome ou la fac de lettres de Padoue, ou encore des immeubles résidentiels. Pour l’ameublement, Gio Ponti imagine des meubles au design épuré, et choisit minutieusement ceux qu’il n’a pas le temps de penser lui-même. Impliqué dans l’organisation de la triennale de Milan, Gio Ponti est de plus en plus reconnu et sollicité. Il créée sa première oeuvre d’art total en concevant entre 1935 et 1938 les bureaux de l’industriel chimique Montecatini, oeuvrant entièrement à l’architecture ainsi qu’à l’aménagement intérieur. 

Entre 1936 et 1961, Gio Ponti devient également professeur d’aménagement intérieur, de décoration et de design à l’université polytechnique de Milan. En parallèle de sa passion pour le modernisme, il se consacre à l’étude de l’habitat méditerranéen. Gio Ponti abandonne temporairement la direction de la revue Domus pour créer le magazine Stile qu’il dirigera de sa création en 1941 jusqu’à 1947. Dans les années 1940, Gio Ponti s’éloigne des commandes architecturales officielles pour se tourner vers la scénographie de théâtre ainsi que la peinture et les arts décoratifs, collaborant notamment avec la verrerie Venini, la maison Ginori ou avec Paolo De Poli, avec lequel il signe des panneaux émaillés uniques. Il commence également à collaborer avec Piero Fornasetti, designer avec lequel il élabore du mobilier et des objets d’arts mêlant élégance et imaginaire surréaliste. 

Gio Ponti après la Seconde Guerre Mondiale

Ponti reprend la direction de la revue Domus en 1948. Son style architectural s’adapte aux besoins de la reconstruction en Italie. Il fonde le Studio Ponti, Fornaroli et Rosselli avec son ami architecte et son gendre en 1952. 

Ponti invente le prix du Compas d’or en 1954. Outre les innombrables chantiers nationaux et internationaux où Gio Ponti met en oeuvre ses théories, la « forme finie », la « forme diamant », les fenêtres aménagées et les meubles auto-illuminés, il réalise en 1956 l’emblématique tour Pirelli de Milan. L’année suivante il publie le livre « Aimez l’architecture », son opus le plus célèbre, et projette lui-même l’architecture de sa nouvelle maison. En 1957 se termine l’une de ses plus belles oeuvres d’art total, la villa Planchart de Caracas. Cette même année, la maison Cassina édite sa chaise Superleggera (1,7 kg). 

En 1964, Gio Ponti réalise l’église San Francesco de Milan, et deux ans plus tard celle de San Carlo Borromeo, s’avançant déjà dans l’idée de dématérialisation qui sera exploitée plus tard par d’autres architectes. Dans les années 60 et 70, Gio Ponti voyage en Orient, réalisant les édifices ministériels d’Islamabad (Pakistan), la villa de Daniel Koo à Hong-Kong, ou encore les façades de certains magasins à Singapour. En 1970, il réalise le Denver Art Museum  et la cathédrale de Taranto. Il s’éteint en 1979.

L’estimation des oeuvres de Gio Ponti

Le record pour un objet d’art de Gio Ponti a été atteint en 2015, pour une table basse de 1930 en bois laiton et marbre, modèle ayant remporté à Gênes la somme de 310 000 euros hors frais. Le record pour un vase est atteint en 2016 à New-York pour le vase « des femmes de l’architecture » daté de 1923/30 qui atteint 246 500 euros hors frais. Les suites de chaises Superleggera éditées par Cassina sont estimées pour un set de six chaises entre 1 000 et 22 000 euros selon le matériau et l’état (ainsi que la distinction entre édition et réédition depuis les années 2000). Les plafonniers monumentaux en laiton de Ponti appelés « chandeliers » connaissent un grand succès et se vendent en moyenne pour 90 000 euros, tandis que ses dessins et aquarelles n’outrepassent pas les 10 000 euros, oscillant plutôt entre 800 et 3 000 euros.

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