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Estimation Prosper Marilhat : la cote du peintre français et de ses tableaux orientalistes

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Estimation œuvre Prosper Marilhat

Prosper Marilhat, entre l’Auvergne et la formation parisienne

Prosper Marilhat, tout comme son ami Théodore Chassériau, est une étoile filante de la peinture française de la première moitié du XIXe siècle. 

Georges-Antoine-Prosper Marilhat, dit Prosper Marilhat, est né en 1811 à Vertaizon dans le Puy-de-Dôme, au sein d’une famille de la haute bourgeoisie (son père est banquier) qui évolue entre  le Château de Sauvagnat en Auvergne et la ville de Thiers, où le jeune Prosper Marilhat fait son apprentissage de l’art. 

Rapidement, Giovanni Valentini, un dessinateur italien, puis Michel Goutay-Riquet, un artiste local, lui enseignent les rudiments de la peinture et de l’art graphique. Dans la famille Marilhat, certains membres travaillant dans la coutellerie industrielle. Au vu de ses aptitudes manuelles, les parents de Prosper Marilhat l’envoient pour le compte d’un oncle industriel de la coutellerie, dans le midi de la France, où le jeune Marilhat reste dix-neuf mois, en s’obstinant dans le dessin plutôt que dans la vente. Le jeune peintre têtu obtient gain de cause, et peut bientôt gagner Paris, en 1829, où il compte faire ses armes en tant que peintre. 

Prosper Marilhat à Paris : naissance et consécration d’un peintre orientaliste

Prosper Marilhat s’installe à Paris et fréquente l’atelier du peintre Luc Charles Cicéri, un grand peintre décorateur qui travaille surtout pour l’Opéra de Paris, mais qui est également associé à de très nombreux travaux élaborés par le photographe Daguerre. Mais ce n’est pas ce qui convient au jeune Prosper Marilhat, et il s’inscrit à l’atelier de Camille Roqueplan, élève de Gros et peintre alors très en vogue. Dès 1831, à 20 ans, Propser Marilhat expose au Salon des artistes français. 

Le jeune homme se fait remarquer, et le baron Von Hugel, grand amateur de botanique, propose à Marilhat de l’accompagner en Orient. Le peintre voyage en Grèce, puis en Egypte avec le groupe, dont il se désolidarise pour s’établir à Alexandrie, où il se fait portraitiste pour subvenir à ses besoins, laissant le groupe du baron partir vers l’Inde. Marilhat visite ensuite le Liban, la Syrie, la Palestine. Il revient en France plus tard, en 1833, sur le Sphinx, un navire tractant l’obélisque de Louxor (mission organisée par le Baron Taylor), en compagnie du graveur Léon de Joannis, avec qui il publiera Campagne de Luxor en 1835. 

Passant par l’Auvergne, Marilhat, que l’on surnomme alors l’égyptien, décide finalement de s’établir définitivement à Paris pour poursuivre sa carrière artistique. Fort de ses 10 carnets de croquis, il se met à peindre des scènes orientalistes qui connaissent un immense succès. Prosper Marilhat expose au Salon, où Théophile Gautier le reconnaît comme l’un des grands peintres orientalistes aux côtés de Delacroix et Descamps. Eugène Fromentin, lui aussi peintre-voyageur, dira de même dans ses écrits quelques années plus tard, le rangeant aux côtés de Dauzats, de Delacroix et des premiers orientalistes. il fréquente le « cercle des arts » et se lie à de grandes figures de la protection du patrimoine, comme Prosper Mérimée, ainsi qu’à de grands artistes comme Théodore Chassériau, qui réalise son portrait, aujourd’hui conservé au Musée du Louvre, en 1835. Ainsi, Prosper Marilhat est devenu en peu de temps un peintre incontournable en France.

Prosper Marilhat, fin précoce de l’étoile filante de l’orientalisme

Prosper Marilhat a pris goût au voyage, et comme bien d’autres peintres du XIXe siècle, il effectue le fameux voyage en Italie sur le conseil de Théodore Caruelle d’Aligny, le paysagiste, afin de découvrir les trésors du pays, de l’antiquité à la Renaissance. En 1836, Prosper Marilhat voyage en Provence avec Camille Corot. 

Malheureusement, la maladie s’empare de Marilhat. Le peintre continue à honorer ses commandes, il grave deux de ses tableaux à l’eau-forte. En 1844-45, il réalise dans son atelier parisien des commandes pour l’état français, faute de pouvoir se rendre en Orient pour y chercher l’inspiration. Mais la syphillis progresse, et le peintre ne peut entreprendre le voyage, se résignant à peindre chez lui, grâce à ses carnets recelant les souvenirs de sa visite en Egypte. Camille Corot et Prosper Mérimée, que fréquente assidument Marilhat, se battent pour que le jeune peintre obtienne une bourse lui permettant d’entreprendre un voyage en Orient. Mais là encore, l’état de fragilité de Prosper Marilhat ne lui permet plus de voyager. Le peintre meurt à l’âge de 36 ans à Paris, en 1847.

L’estimation des oeuvres de Prosper Marilhat

Malgré la courte carrière de l’artiste, décédé très jeune, les tableaux de Prosper Marilhat sont prisés du public. Leur rareté est liée à la carrière écourtée du peintre, qui n’a pu produire quantités d’oeuvres. 

Ses paysages orientalistes rencontrent la ferveur des collectionneurs. En 2000, à Londres, la Vue de la place de l’Esbekieh et du quartier copte au Caire, un tableau de 1833, a été adjugé pour la somme record de 427 400 euros hors frais. D’autres toiles de l’artiste, comme Les voyageurs à l’oasis, une huile sur toile de 40 x 58,4 cm, ont réalisé une enchère supérieure à 100 000 euros. Généralement, ses tableaux orientalistes s’estiment entre 5 000 et 40 000 euros. 

Les dessins de Prosper Marilhat se vendent entre 500 et 3 000 euros selon la technique, la finition, la date et le format des feuilles proposées. 

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(Illus.) Théodore Chassériau, Public domain, via Wikimedia Commons

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