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Estimer une œuvre de Robert Tracy Ryman

Robert Tracy Ryman (1930-2019) est un artiste américain, connu pour ses variations sur le blanc. 

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De la musique à la peinture : une formation d’autodidacte

Robert Ryman naît à Nashville, dans le Tennessee, le 30 mai 1930. En 1953, il part s’installer à New York, dans l’idée de devenir saxophoniste professionnel. Néanmoins, afin de gagner sa vie, il prend, au Museum of Modern Art (MoMA), un emploi de gardien qu’il conservera jusqu’en 1960. 

Il y fait la découverte des courants artistiques contemporains, notamment de l’expressionnisme abstrait représenté par de Kooning, Rothko ou Pollock, et y fréquente d’autres jeunes (futurs) artistes qui y travaillent comme lui, tels Sol LeWitt et Dan Flavin.  

 

Dans une interview rapportée par Nancy Grimes (White Magic, 1986), Robert Ryman explique avoir un jour poussé la porte d’une petite échoppe « du coin de la rue », afin d’y acheter du matériel, quelques toiles cartonnées, brosses et tubes de peinture à l’huile : « ce fut le premier pas. Je voulais essayer et voir ce qui se passait. Voir ce que la peinture pourrait faire, comment les pinceaux travailleraient. Je voulais jouer avec ça. Je n’avais rien de précis en tête, si ce n’est la peinture, ses couleurs, son épaisseur et sa légèreté. »

Ryman, apôtre du blanc

Sa formation est donc celle d’un autodidacte mais ne passe pas par une étape figurative, l’approche des paysages ou des figures humaines. Dès 1953, Robert Ryman réalise dans son appartement de petites huiles où jouent des tourbillons de couleurs primaires appliquées selon différentes techniques (écrasées, diluées, brossées), en différentes densités. Le processus artistique l’intéresse davantage que la représentation ou la création d’une image. Dès le début, dira-t-on de lui, son style s’affirme : celui d’ « une peinture dont le sujet est la peinture » (Jan Dibbets dans Robert Ryman, 2005).

 

À partir de la fin des années 1950, de larges pans de couleur blanche prennent le pas sur les champs colorés (bleu, rose, doré) avec lesquels ils continuent à coexister et qui leur servent de repoussoir. La palette de Robert Ryman se réduit, tandis qu’il expérimente une grande variété de médiums (acrylique, pastels, crayon, graphite), souvent mêlés les uns aux autres.

Ryman se plaît à retravailler ses œuvres, à y multiplier les strates (Stretched Drawings, 1963), ou à les décliner en séries, à en réaliser plusieurs versions différenciées par le grain, la luminosité ou la texture du médium employé (Winsor Group, 1965 ; The Standards, 1967)

Le jeu des matières chez Robert Ryman

Par la suite, Ryman  teste la capacité d’absorption, la transparence, la résistance de différents supports : carton, papier, journaux, tissu, plexiglas, verre et, surtout, métal (aluminium, acier) – qu’il commence à utiliser simplement parce qu’il manque de toile. 

Sa quête l’amène à pratiquer également le dessin, la gravure, l’estampe, la lithographie, la sérigraphie et l’émail. 

Robert Ryman s’attache à l’interaction entre la couleur du support et celle de la peinture et prête une attention grandissante à l’inscription du tableau dans son environnement – jusqu’à peindre sur les murs eux-mêmes, à faire réaliser des encadrements sur mesure et composer des sortes d’installations. La paroi, l’espace, la lumière et même les ombres portées font pour Ryman partie intrinsèque de la composition artistique (le papier ciré formant le cadre de Surface Veil, 1970, MoMA, se voit ainsi incorporé au mur).



Ryman face au monde de l’art

Considéré, à cause de sa prédilection pour le blanc, comme un « minimaliste », à l’instar de Malevitch, par exemple, il se voyait lui-même comme un « réaliste », un artiste s’intéressant avant tout à la matérialité de sa création (et non à son sujet). C’est pourquoi il se refusait à donner un titre à ses œuvres, qui, pour la plupart, ont dû leur nom aux galeristes et aux marchands d’art.

 

Rapidement reconnu, Ryman a droit à sa première exposition à la Galerie Paul Bianchini, en 1967, et, dès 1971, le Musée Salomon R. Guggenheim de New York le présente à un large public. En 1992, Le MoMa (dont il fut l’employé) et la Tate Gallery lui accordent conjointement une vaste rétrospective. 

En 1994, il devient membre de l’Académie américaine des Arts et des lettres. 

En 2005, la fondation suisse Roswitha-Haftmann lui décerne le prix Haftmann, qui récompense un artiste vivant de première importance. 

C’est en Suisse que se trouve la plus grande collection de ses œuvres (Hallen für Neuee Kunst de Schaffhausen), tandis qu’en France, son collectionneur le plus enthousiaste a été le producteur Claude Berri, qui l’a exposé à deux reprises. 

Combien vaut une œuvre de Robert Ryman ?

Récemment décédé, Robert Ryman est incontestablement à la mode et ses œuvres, nombreuses, se vendent très bien : jusqu’à 16 millions d’euros pour une peinture sans titre de 1981 ! En 2022, Mark est adjugé à 3 millions d’euros. 

Malgré la prédominance de la monochromie blanche, les matières utilisées restent importantes pour l’estimation du prix de vente. 

Les œuvres « sérielles » s’échangent évidemment à des prix moindres que les exemplaires uniques mais certaines aquateintes peuvent atteindre les 10 000€ (Conversion, réalisée en 2003). Pour les estampes et gravures reproductibles, comptez entre 1000 et 3000€

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