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Estimation et cote de l'artiste Roger de La Fresnaye

Roger de La Fresnaye est né au Mans en 1885 au sein d’une famille de l’aristocratie normande. Il s’installe à Paris et étudie à l’Académie Julian, avec André Dunoyer de Segonzac, puis est inscrit aux Beaux-Arts entre 1904 et 1908.

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Roger de La Fresnaye : une enfance dans le monde de l’art

Cette même année, il entre à l’académie Ranson, où ses professeurs ne sont autres que Paul Sérusier et Maurice Denis, deux artistes issus du groupe des Nabis, les fervents élèves qui s’étaient réunis autour de Gauguin pour renouveler dans son sillage le langage de la couleur picturale. Influencé par ses illustres maîtres, La Fresnaye entre dans la peinture par la porte de l’inspiration du courant Nabi avant de s’orienter vers une peinture d’avant-garde ; au tournant des années 1910, il se tourne vers le cubisme de Braque et de Picasso. Ce goût de la forme idéalisée et restructurée se retrouve en dessin, mais aussi en sculpture, lorsqu’en compagnie d’Aristide Maillol, à l’académie de la Grande Chaumière, il se lance dans cet art. Dans son château de la Beauvernay, dans la Loire, l’artiste organise son atelier de peinture mais aussi de sculpture. Il y poursuivra son travail avant-gardiste jusqu’au déclenchement de la guerre.

1911 : La révélation du cubisme pour Roger de La Fresnaye et le groupe de la Section d’Or

La révélation que fut le cubisme pour La Fresnaye n’est pas isolée ; le jeune peintre fréquente un groupe d’artistes à Puteaux dès 1911, le fameux groupe de la « Section d’Or », initialement formé par Albert Gleizes, Jean Metzinger, Francis Picabia et Marcel Duchamp. À leur suite, de nombreux artistes comme Jacques Villon, Fernand Léger ou Roger De la Fresnaye, mais aussi Robert Delaunay et d’autres, tentés par l’aventure cubiste, rejoignent les rangs du mouvement, en réadaptant le vocabulaire géométrique de Braque et Picasso à leur convenance. Ils exposent ensemble en 1912, et La Fresnaye participe notamment au projet « La maison cubiste ». En parallèle, La Fresnaye expose au Salon des Indépendants et au Salon d’automne à partir de 1910-11, et jusqu’au début de la guerre. Son importance est grande dans le panorama des avant-gardes du Paris du début du siècle. Il jouit même d’une exposition personnelle en 1914, avant que le conflit mondial n’éclate.

Le cubisme de Roger de la Fresnaye et le « retour à l’ordre » d’après-guerre

Inspiré par la géométrisation des formes de Cézanne, grand précurseur du cubisme, ainsi que par les coloris de Gauguin et des Nabis, la peinture de La Fresnaye, comme celle des artistes de la Section d’Or, oscille entre géométrie et couleur pure étalée en aplats, même s’il se permet aussi des jeux de profondeurs et d’ombres dans certaines oeuvres. C’est avant tout la liberté qui dicte Roger de La Fresnaye dans ses choix formels, mais aussi dans les sujets. Le jeune peintre apprécie les larges compositions peuplées de figures, les paysages et les natures mortes, en un mot, les iconographies traditionnelles, qu’il entend réhabiliter et renouveler à l’aide d’un cubisme coloré et lisible, plus clair que celui des pères du mouvement, Braque et Picasso. Il théorise son travail dans De l’initiation dans la peinture et de la sculpture en 1913. La guerre brise l’élan cubiste de La Fresnaye. Engagé dans l’infanterie, le peintre fait état de sa situation dans une série de dessins où il documente la difficulté du quotidien des soldats qui partagent sa vie alors ; puis il inhale un gaz toxique qui le rend malade, et contracte la tuberculose, en 1918. Les dernières années de sa vie sont douloureuses ; cependant, lorsqu’il le peut, il continue de peindre, après avoir délaissé le cubisme pour un style typique du « retour à l’ordre » d’après-guerre, un style plus classique, qui peut faire penser à De Chirico dans ses formes (notamment visages et animaux, comme les chevaux) ; La Fresnaye se met en scène à diverses reprises, dans des auto-portraits saisissants de véracité, qui laissent envisager le mal qui le ronge, et aura raison de lui en 1925. Il meurt âgé de quarante ans à peine, à Grasse où il s’était installé dès la fin de la guerre. Si son oeuvre est toujours estimé, sa place (centrale) au sein des avant-gardes et de l’histoire de l’art du XXe siècle demanderait à être réévaluée à la hausse.

L’estimation des oeuvres de Roger de la Fresnaye

Les plus belles compositions cubistes de Roger de La Fresnaye, peuplées de figures, remportent un franc succès. Le record a été battu en 2017 avec une toile, « La conquête de l’air », vendue pour 2 millions d’euros à Paris. Les oeuvres cubistes où sont représentés des personnages oscillent en général plutôt autour des 300 000 euros, tandis que les paysages et natures mortes se situent plus bas dans l’échelle des prix, dans une fourchette allant de 10 000 à 150 000 euros pour les plus belles pièces.

Ses dessins, plus nombreux sur le marché, sont également prisés des collectionneurs. Les compositions cubistes conçues comme des oeuvres à part entières (techniques mixtes colorées) peuvent aller jusqu’à 60 000 euros d’estimation, tandis que ses esquisses les plus simples ne dépassent pas les 3 000 euros. Tout dépend de la taille, du sujet, de l’année de réalisation et du style de La Fresnaye. De manière générale, son cubisme des années 1911-1914 et ses premières années de peinture (inspirées par les Nabis et par Cézanne) sont mieux estimées.

Concernant sa sculpture, les grands bronzes de femmes nues réalisés à la période de la Grande Chaumière (années 1910-11), mesurant un peu plus d’un mètre de hauteur, sont estimés entre 80 000 et 20 000 euros. Plus la sculpture est petite, plus de le prix décroît. Le matériau, l’originalité de la sculpture, sa rareté, conditionnent les estimations et la valeur. Les plâtres en modèle réduit sont extrêmement abordables, avoisinant les 3 000 euros.

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(Illus.) Roger de La Fresnaye, Les baigneurs, 1912, huile sur toile, 162 x 130 cm, Washington, National Gallery

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