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Estimation et cote de l'artiste Suzanne Guiguichon

Suzanne Guiguichon (1901-1985) est une grande figure du design français du XXᵉ siècle. Décoratrice et créatrice de mobilier, elle s’inscrit dans la lignée des artistes décorateurs de l’Art déco puis du modernisme d’après-guerre. Formée auprès de Maurice Dufrène et passée par la Maîtrise des Galeries Lafayette, elle conçoit des meubles, luminaires et ensembles complets où priment la fonctionnalité, la ligne claire et une élégante sobriété. Ses enfilades en sycomore, bureaux modernistes, commodes aux volumes suspendus ou lampadaires en métal laqué incarnent un art de vivre moderne et raffiné, aujourd’hui très recherché par les collectionneurs de mobilier du XXᵉ siècle. Les créations de Suzanne Guiguichon sont régulièrement présentes dans les ventes spécialisées en design et dans les catalogues de marchands internationaux

Estimation gratuite Suzanne Guiguichon

Prix des œuvres de Suzanne Guiguichon

  • Mobilier (meubles, bureaux, buffets, enfilades) : entre 200 € et 6 000 €

  • Luminaires (lampadaires, appliques) : 400 € à 4 000 €

  • Dessins et gouaches de projets de meubles : 100 € à 700 €

Vous possédez un bureau, une enfilade, un lampadaire ou une coiffeuse de Suzanne Guiguichon et souhaitez en connaître la valeur ? Avec Estimon’objet, vous pouvez faire estimer votre pièce de design en ligne, en toute simplicité via notre formulaire. Nos commissaires-priseurs et experts en mobilier du XXᵉ siècle étudient vos photos et descriptions. Vous recevez ainsi une estimation gratuite, précise et confidentielle, reconnue sur le marché, utile pour une vente, une assurance, un partage ou une succession.

Suzanne Guiguichon, une créatrice majeure du mobilier moderne

Née à Paris le 1ᵉʳ septembre 1901, Suzanne Guiguichon suit, de 1921 à 1929, les cours de l’École de la rue Madame, où enseigne le décorateur Maurice Dufrène. Parallèlement, elle travaille comme dessinatrice à La Maîtrise, l’atelier d’arts appliqués des Galeries Lafayette dirigé par Dufrène, qui joue un rôle clé dans la diffusion de l’Art déco français. Cette double expérience – formation académique et immersion dans un atelier de création de haut niveau – façonne son exigence : goût des proportions justes, attention à l’usage et conception de meubles pensés pour l’habitat moderne. À partir de 1930, Suzanne Guiguichon ouvre son propre bureau d’études et signe ses premières créations de mobilier. Elle participe alors à de nombreuses manifestations :

  • Salon des Artistes Décorateurs,

  • Salon d’Automne,

  • Salon des Arts Ménagers,

  • expositions de décoration en France et à l’étranger.

Elle conçoit des ensembles complets d’appartements, des chambres, des bureaux, des salons, pour des commanditaires privés comme pour l’État. Plusieurs de ses modèles sont présentés à l’Exposition internationale des Arts et Techniques de 1937 et publiés dans les revues spécialisées de l’époque.

Un design entre Art déco tardif et modernisme

Suzanne Guiguichon privilégie souvent les meubles muraux – buffets, enfilades, bibliothèques intégrées – plutôt que les pièces isolées. Elle apprécie les volumes rectangulaires, structurés, et les façades à abattants ou portes lisses, légèrement en ressaut, posées sur des piètements en retrait ou des pieds « lame » très modernes. Ses créations se caractérisent par :

  • un dessin épuré, sans surcharge décorative,

  • des essences claires (sycomore, frêne blanchi, chêne cérusé) parfois contrastées de filets sombres ou de laiton

  • des poignées en laiton discrètes,

  • un souci constant de fonctionnalité (tiroirs, casiers, abattants, plateaux coulissants).

Des matériaux nobles et rationnels

Le bois reste le matériau central de son vocabulaire, mais elle utilise aussi :

  • le métal laqué pour des structures légères, des lampadaires ou des petits éléments (tables, corbeilles),

  • des plateaux en marbre ou en verre,

  • des stratifiés et aciers laqués dans ses meubles des années 1950-60, à l’allure résolument mid-century.

Ses compositions témoignent d’un passage fluide de l’Art déco tardif vers un modernisme plus dépouillé, toujours chaleureux.

Luminaires et petits objets

Outre le mobilier, Suzanne Guiguichon dessine des lampadaires, des tables basses, des corbeilles à papiers et divers objets, parfois en collaboration ou « dans le goût de » d’autres grands noms comme Jacques Adnet. Les luminaires – lampadaires en métal laqué ou en sycomore – comptent aujourd’hui parmi les pièces les plus convoitées, car ils condensent parfaitement son style : lignes tendues, équilibre des proportions, modernité discrète.

Une créatrice redécouverte par le marché du design

Longtemps restée dans l’ombre des figures masculines de l’Art déco, Suzanne Guiguichon bénéficie aujourd’hui d’une redécouverte progressive. Les maisons de ventes mettent davantage en avant les créatrices du XXᵉ siècle, tandis que les galeries de design recherchent des signatures rares, qualitatives et encore relativement abordables. On retrouve ses œuvres :

  • dans les collections publiques (par exemple une table basse Art déco conservée par le Mobilier national),

  • dans les ventes spécialisées en Art déco et design,

  • chez des marchands internationaux de mobilier de collection.

Cette visibilité accrue tire progressivement sa cote vers le haut, surtout pour les pièces documentées (modèles exposés aux salons ou à l’Exposition de 1937, œuvres publiées dans les revues de l’époque).

Cote des œuvres de Suzanne Guiguichon sur le marché de l’art

Le marché de Suzanne Guiguichon est dynamique et en montée régulière, particulièrement pour :

  • les meubles modernistes en sycomore ou frêne blanchi,

  • les buffets et enfilades de belle dimension,

  • les lampadaires des années 1940-50.

Les données d’enchères récentes et les indications de spécialistes permettent de dégager plusieurs tendances. Quelques ventes marquantes :

  • Une table basse en bois teinté noir et métal, plateau en dalle de verre sur lit de sable, attribuée à Suzanne Guiguichon, a été adjugée 1 000 € 

  • Un lampadaire en métal laqué vert sur base tripode asymétrique, vendu chez Tajan, a atteint 4 594 €, bien au-delà de son estimation (800-1 000 €), illustrant l’attrait des collectionneurs pour ses luminaires emblématiques.

  • Plusieurs buffets et enfilades en sycomore ou chêne cérusé circulent en galeries entre 4 000 € et 6 000 €, comme un buffet en sycomore vendu à 5 800 €

  • Certaines pièces d’exception, enfilades en sycomore noirci et filets dorés des années 1940, peuvent être proposées en galerie autour de 40 000 €, témoignant du potentiel haut de gamme de la créatrice sur le marché marchand spécialisé.

Globalement :

  • les meubles courants et de petit format restent abordables (quelques centaines d’euros),

  • les modèles publiés, exposés ou particulièrement sculpturaux peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros,

  • les luminaires de grande qualité tirent nettement leur épingle du jeu.

Vous disposez d’un bureau, d’un buffet, d’une coiffeuse en sycomore ou d’un lampadaire moderniste attribué à Suzanne Guiguichon et vous souhaitez connaître sa valeur actuelle ? Avec Estimon’objet, vous bénéficiez :

  • d’une estimation gratuite,

  • réalisée par de vrais commissaires-priseurs et experts en design,

  • en toute confidentialité, à partir de simples photos.

Que vous envisagiez une vente aux enchères, une mise en dépôt chez un marchand ou une simple valorisation de votre patrimoine, Estimon’objet est votre partenaire de référence pour l’expertise en ligne du mobilier de Suzanne Guiguichon. Envoyez dès maintenant les photos de votre meuble pour recevoir une estimation personnalisée.

(Illus.) Suzanne Guiguichon

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