Home » Estimation, Cote et valeur artiste » Tsuguharu Foujita
Estimation et cote de l'artiste Tsuguharu Foujita
Tsuguharu Fujita (Tokyo, 1886 – Zurich, 1968), aussi connu sous le simple patronyme de Foujita, ou, après sa conversion au catholicisme, sous son nom français de Léonard Foujita, est un peintre, dessinateur, illustrateur (mais aussi photographe, céramiste, cinéaste et styliste) franco-japonais.
Prix des œuvres de Tsuguharu Foujita
-
Peinture (huile, acrylique, gouache sur toile, panneau, carton, etc.) Estimation : entre 20 000 € et 7 000 000 €
-
Dessin, aquarelle, encre sur papier Estimation : entre 1 000 € et 100 000 €
-
Estampe, lithographie, eau-forte Estimation : entre 800 € et 30 000 €
-
Photographie Estimation : entre 2 000 € et 30 000 €
-
Sculpture Estimation : entre 600 € et 30 000 €
Comment estimer une œuvre de Tsuguharu Foujita
Vous souhaitez expertiser une œuvre de Tsuguharu Foujita et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Tsuguharu Foujita en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.
Les débuts de Foujita et l’arrivée à Paris
Tsuguharu Fujita est le fils cadet d’un général de l’armée impériale japonaise : choyé dans sa jeunesse, il reçoit une éducation soignée, où le français et la culture européenne ont une part plus large qu’il n’était d’usage au Japon. Ayant obtenu son diplôme de peinture (occidentale) aux Beaux-Arts de Tokyo en 1910, il s’embarque pour Paris trois ans plus tard. Ses débuts parisiens vont être des plus rapides. Bien que Foujita hésite d’abord entre la danse et la peinture, la rencontre avec Picasso (le lendemain de son arrivée !), celles de Soutine et Modigliani le font pencher vers la seconde. En 1917, Foujita s’installe dans un atelier du XIV° arrondissement et, la même année, expose cent-dix aquarelles chez George Chéron. Il a d’ores et déjà élaboré un style personnel, qualifié de mi-oriental, mi-gothique, salué par Picasso et caractérisé par un trait fluide courant sur un fond de couleur claire. Cette première exposition triomphale amène Foujita à prendre aussitôt une place non négligeable au sein de ce que l’on a qualifié d’ « École de Paris », appellation fourre-tout faisant davantage référence à une époque qu’à un style, où se côtoient entre autres Derain, Soutine, Modigliani, Vlaminck, Léger et Matisse.
Foujita, star des années folles
Après deux ou trois expositions (notamment une vente rémunératrice au Salon d’automne 1922), Foujita devient l’un des peintres les plus demandés des années folles. Il modernise son atelier, fait appel à de célèbres modèles (dont la scandaleuse Kiki de Montparnasse), se voit exposé en Allemagne, aux États-Unis, au Japon. Un voyage en Italie en 1921, qui lui rend familier les peintres de la Renaissance italienne – notamment, les fresques de Michel-Ange -, amène Foujita à modifier son trait, désormais moins désincarné, à représenter des corps aux formes plus opulentes (Nu couché à la toile de Jouy, 1922). Foujita multiplie les études anatomiques et les croquis au fusain, qu’il reproduit ensuite de façon apparemment spontanée sur des fonds unis (ivoires, noirs, dorés), ressortissant à la tradition japonaise. Égérie des fêtes de Montparnasse, Foujita est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1925 et gagne énormément d’argent. Ses portraits finement ouvragés, ses images de chats rappelant les estampes japonaises ou ses précieuses miniatures raniment la vogue orientale en Occident. Un rigoureux redressement fiscal, en 1928, va mettre un terme à cette première ascension : Foujita vend ses biens et quitte temporairement Paris.
La guerre : Foujita de retour au Japon
Entre 1931 et 1933, Foujita effectue une tournée triomphale en Amérique du Sud. Durant les années suivantes, ses pérégrinations l’amènent à se transporter de la France à la Chine, puis finalement à revenir au japon lorsqu’éclate la Seconde Guerre mondiale. Patriote convaincu, Foujita produit alors des œuvres de propagande destinées à mettre en valeur l’héroïsme japonais et la cause impériale, sans cependant dissimuler les horreurs des conflits – rejoignant en esprit, si ce n’est en apparence, certaines productions d’Otto Dix. Habile diplomate, Foujita parvient cependant, après la défaite du Japon, à se concilier les bonnes grâces des attachés américains, notamment en aidant les vainqueurs désireux d’acquérir des peintures orientales au profit des collections américaines. Foujita ne se fait d’ailleurs pas faute de placer ses propres créations. Après avoir attendu trois ans un visa, Foujita, protégé par le général MacArthur, part pour New York en 1949 : dans ce nouveau temple de l’art, il créée et expose à nouveau avec succès.
Les années mystiques de Foujita
Néanmoins, en 1950, il retrouve ses premières amours : Paris et le quartier Montparnasse. Il renoue avec ses anciens marchands, mène désormais une vie plus retirée, calme et laborieuse. Les peintures de sa dernière période possèdent un caractère à la fois allégorique et décoratif, proche des illustrations de Francisque Poulbot (Un bistrot à Saint-Germain-des-Prés, 1958). Il se convertit au catholicisme en 1955 et obtient la nationalité française en 1959 : il se fait désormais appeler Léonard Foujita, en référence à Léonard de Vinci, bien sûr, mais aussi à Léonard Kimura, l’un des premiers martyrs du Japon. Car les ultimes années de Foujita sont marquées par un tournant mystique : sa dernière entreprise consistera à faire construire et à décorer de fresques une chapelle à Reims, la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, achevée en 1966 et désormais baptisée Chapelle Foujita. C’est entre les murs de cet édifice que reposent aujourd’hui les restes de Foujita, décédé d’un cancer à Zurich, en 1968.
La cote de Foujita sur le marché de l’art
Dessinateur doué, inventif illustrateur (entre autres de Claudel, Apollinaire, Tagore, Louÿs), artisan inspiré d’une fusion des techniques orientale et des expérimentations des années folles, dont il n’a pas épousé, cependant, les hypothèses les plus radicales (expressionnisme, cubisme, abstraction), Foujita est prisé du marché de l’art, où certains de ses tableaux ont atteint des sommes colossales (4 millions d’euros pour Jeune-fille dans le parc en 1990). Si la plupart des pièces disponibles sont de formats plus modestes, on peut espérer tirer jusqu’à 350 000€ d’une huile, 40 000€ d’une aquarelle (en 2022, Voilier à Collioure à atteint les 48 000€), entre 500 et 1000€ d’une lithographie et autour de 400€ pour un dessin ou une petite estampe. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Tsuguharu Foujita et recevoir son estimation ? Faites estimer une œuvre de Tsuguharu Foujita en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.
(Illus.) Tsuguharu FOUJITA (1886-1968) Portrait d’une petite fille. 1956. Dessin à l’encre de Chine et lavis. Signé et daté en bas à droite
Reconnaître la signature Tsuguharu Foujita
Savoir reconnaître la signature de Tsuguharu Foujita est essentiel pour authentifier une œuvre de ce maître franco-japonais de l’École de Paris. Ses signatures, bien que variables selon les périodes et les supports, présentent des constantes qui reflètent son style délicat et précis. Foujita signait la plupart de ses peintures, dessins et gravures de son nom complet « Tsuguharu Foujita » ou parfois simplement « Foujita », en lettres fines et élégantes, souvent à l’encre noire ou au crayon, généralement dans l’angle inférieur droit. Sur certaines œuvres emblématiques, comme ses célèbres Chats blancs ou portraits de femmes, la signature est accompagnée de la date et parfois d’un petit sceau japonais, ajoutant une touche personnelle et traditionnelle. Sur les dessins et lithographies, elle apparaît le plus souvent au crayon, lisible et soigneusement tracée. Face à la circulation d’éditions posthumes et de contrefaçons sur le marché de l’art, faire authentifier la signature d’un Tsuguharu Foujita par un expert qualifié reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Tsuguharu Foujita, qu’il s’agisse d’une peinture, d’un dessin ou d’une gravure.
En lien avec Tsuguharu Foujita
Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?
Remplir le formulaire
Joindre vos photos
Réponse en 48 heures