Estimation et cote de l'artiste Vera Székely

Vera Székely (1919-1994) est une artiste peintre, céramiste et sculptrice d’origine hongroise et active en France.

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Les débuts artistiques de Vera Székely

Vera Székely est née Vera Harsányi. En 1932, à 13 ans, elle s’intéresse au métier de graphiste. Elle entre alors dans l’atelier d’Hanna Dallos. Là, elle fait la rencontre d’une entraîneuse de natation. Vera Székely commence finalement sa carrière comme nageuse professionnelle. En 1936, elle fait même partie de l’équipe hongroise de natation qui participe aux jeux olympiques de Berlin. Mais rapidement, elle choisit de revenir à une activité artistique. Elle intègre alors l’école L’Atelier de Budapest. Elle y rencontre Pierre Székely. Ils se marient en 1945 et ils veulent fuir la dictature communiste hongroise. En sa compagnie, elle effectue un séjour de plusieurs mois à Vienne. Ils y rencontrent le peintre André Borderie. Ils débutent ensemble une collaboration artistique qui dure plusieurs années. Ils signent en commun « SZB ». Ils rejoignent ensuite Paris. Vera Székely obtient le statut de réfugiée. Le trio s’intéresse à l’art abstrait et leurs œuvres se caractérisent par leur épuration formelle. Vera Székely puise son inspiration dans les objets de culte et dans les arts primitifs. En juin 1947, elle est exposée à la galerie de Bussy à Paris. C’est l’Association France-Hongrie qui organise l’événement. De grands artistes sont présents au comité d’honneur : Georges Braque, Henri Matisse ou encore Jacques Villon. Les œuvres de Vera Székely commencent à acquérir une bonne visibilité dans le monde de l’art. 

Les œuvres collaboratives de Vera Székely

En 1950, les œuvres de Vera Székely sont exposées à la galerie Maxime Old. À partir de 1953, elles sont diffusées à la galerie MAI. Vera Székely explore différentes formes d’art. Elle s’exprime au travers de la céramique, de la sculpture, de la peinture, mais aussi de la mosaïque, de la tapisserie ou encore dans la réalisation de vitraux. Le public découvre ses plats, coupes, ou encore tables basses. Elle dévoile un travail de terre émaillée décorée de figures anthropomorphes ou incisée de motifs abstraits. Vera Székely présente ses œuvres à Paris, à Orléans, à Amiens, à Nice, à La Haye, à Lund, à Amsterdam et à Budapest. Sa renommée s’accroit, notamment auprès de personnalités comme Henri Salvador ou Agnès Varda. En 1954, elle reçoit une médaille d’or lors de la Triennale de Milan. Cette année-là, elle se lance dans les travaux de restauration intérieure de l’église Saint-Nicolas, à Fossé. C’est un projet dans lequel elle collabore toujours avec Pierre Székely, André Borderie mais aussi Agnès Varda. Ils bénéficient de peu de moyens financiers pour cette réalisation. L’esthétisme s’en ressent. Leur réalisation est très sobre mais pure et de haute qualité. Le couple Gelas fait appel au trio pour concevoir leur demeure à Saint-Marcellin, en Isère. Ils dessinent cette maison intégralement. Elle est baptisée « Le Bateau ivre » et elle est classée Monument historique en 2007. Vera Székely y réalise notamment une grande fresque en céramique qui est la pièce maîtresse de la maison. À partir de 1957, André Borderie quitte le couple Székely. Ils continuent en duo. Par exemple, ils laissent leur marque à la piscine du Palm Beach de Cannes. Pierre conçoit le bassin et Vera réalise la mosaïque de l’entrée. Leur œuvre apparaît dans le film Mélodie en sous-sol d’Henri Verneuil. En 1965 et 1966, ce sont les sculptures de Vera Székely qui sont exposées au musée d’Art moderne de la ville de Paris. Elle sculpte l’argile, le métal, comme le bois. En 1966, elle s’occupe d’une autre commande liturgique. Avec Pierre Székely, elle aménage l’intérieur de l’église Saint-Vincent-de-Paul à Clichy. Et vers 1970, elle se sépare de Pierre Székely. En 1979, elle prend part à l’exposition « Présence Paris-Budapest » qui a lieu à l’orangerie du jardin du Luxembourg de Paris. À partir des années 1980, Vera Székely se spécialise dans les installations éphémères.

Les réalisations solitaires de Vera Székely

La démarche artistique en solo de Vera Székely évolue dans les années 1980. Elle souhaite faire participer le public à ses œuvres. Elle ne crée plus pour faire durer mais pour faire vivre l’instant. Elle conçoit des scénographies dans lesquelles elle invite le spectateur à prendre place activement. Le musicien peut venir jouer de son instrument. L’acteur peut y improviser un spectacle. Vera Székely imprègne l’espace d’installations textiles qui s’animent au vent, comme la grand-voile d’un bateau. Son approche tourne autour de l’idée d’apesanteur. Dans cette recherche, elle s’intéresse aussi au feutre. Vera Székely a toujours eu une démarche essentialiste en rejetant le superflu. Elle tient cet enseignement d’Hanna Dallos. En 1998, Vera Székely publie son ouvrage Contretemps. La postface est écrite par Aleksandra Kroh. Celle-ci met en évidence trois autres sources d’enseignement qui ont guidé Vera Székely dans son œuvre. Le graphiste Paul Colin incite Vera Székely à explorer les possibilités de l’espace dans son activité artistique. C’est ce qu’elle réalise à travers ses scénographies. L’artiste Henri Michaux entraîne Vera Székely à transformer chacun des événements de sa vie en matière première pour ses créations artistiques. Il l’encourage ainsi à surmonter son parcours accidenté par le contexte de la guerre et de l’exil. Enfin, elle tire profit d’une certaine solitude qui a favorisé une réflexion personnelle. Cela a permis à Vera Székely de cultiver sa propre personnalité et de trouver sa voie artistique. En 1985, elle expose son installation « Fibres Art 85 » au Musée des arts décoratifs de Paris. C’est une commande de l’artiste Michel Thomas. Le musée d’art moderne de la ville de Paris consacre une exposition à Vera Székely de septembre 85 à janvier 86. À côté de sa carrière artistique, Vera Székely mène aussi une vie de famille. Elle est la mère de deux enfants : Anne-Maria Székely-Conchard et Martin Székely. Vera Székely disparaît en 1994 à l’âge de 75 ans. Son fils devient aussi un designer reconnu.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Vera Székely

On trouve quelques centaines de peintures de Vera Székely sur le marché. Ses sculptures et sa production de céramique sont rares. Ses œuvres sont des pièces uniques. Sa signature attestant d’une création en solo fait monter les prix. Le 12 décembre 2018, une Table basse, pièce unique, c. 1958, en céramique émaillée et métal laqué, 35,2 x 40 x 40 cm, signée « V. Székely », s’est vendue à 22.874€, aux États-Unis. Le 23 mai 2022, un Relief sur panneau de bois brûlé, c. 1966, 153 x 98 cm, s’est vendu à 21.000€, à Paris. Le 11 juin 2015, une Tapisserie, 1966, en laine, 106 x 205 cm, s’est vendue à 10.000€, à Paris.

Le 2 juillet 2020, une Coupe à décor abstrait, en faïence et peinte, diamètre 25 cm, signé et dédicacé « à Mimi », s’est vendue à 4200€, à Paris. Le 29 mai 2019, une Tapisserie, 1964, en laine tissée, pièce unique, 177 x 180 cm, signée et datée, s’est vendue à 5500€, à Paris. Le 9 février 2019, une Sculpture sur bois, 1978, en lattes, 120 x 98 cm, signée et datée, s’est vendue à 1500€, à Lyon.

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(Illus.) Vera Székely, Pierre Székely et André Borderie, Vitrail de l’église Saint-Nicolas de Fossé.

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