Estimation gratuite d'art cinétique

Estimation d’Art Cinétique : le mouvement moderniste et ses illusions d’optique. Découvrez l’histoire de l’Art Cinétique. Besoin d’une expertise concernant vos oeuvres d’art cinétique ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Art cinetique

Vous souhaitez faire expertiser une œuvre d’art cinétique en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer votre œuvre d’art cinétique en ligne en quelques clics et recevez une réponse sous 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La naissance de l’Art Cinétique dans les années 1955-1960

La notion d’Art cinétique est née en 1960, en Suisse, au Kunstgewerbemuseum de Z¨ürich, aujourd’hui le Museum für Gestaltung, à l’occasion d’une exposition collective organisée par Daniel Spoerri. Parmi les artistes exposés, Josef Albers, Yacoov Agam, Marcel Duchamp ou Pol Bury, ainsi que Jesus Rafael Soto Jean Tinguely et Victor Vasarely, c’est-à dire les plus grands représentants de l’art cinétique. Mais avant cela, l’étape pionnière a lieu en 1955, lorsque, sur proposition de Victor Vasarely, Denise René propose en 1955 l’exposition Le Mouvement dans sa galerie parisienne. On y retrouve Vasarely, Yacoov Agam, Alexander Calder, Pol Bury, Tinguely ou encore Soto, destinés pendant une vingtaine d’années à tenir le rang d’artistes phares de l’art cinétique en Europe. 

Cette tendance artistique apparue après la Seconde Guerre Mondiale prend pour objet les jeux de mouvements et les illusions d’optique. Les oeuvres semblent se mouvoir dans un jeu sans fin lorsqu’on les regarde, déroutant tous les sens, et surtout celui de la vue, ou alors elles sont véritablement mobiles, comme les oeuvres du même nom réalisées par Alexander Calder. Cette distinction entre illusion et oeuvres mobiles sera débattue au début des années 1960 pour donner lieu à deux concepts, celui plus vaste d’art cinétique, et celui plus restreint d’Op’Art. Entre ces deux branches, un point commun : dans une volonté de démocratisation de l’oeuvre d’art, les artistes nient l’iconographie traditionnelle, préférant proposer dans le jeu cinétique une expérience sensitive que tout un chacun serait capable d’apprécier, sans être conditionné par son éducation culturelle. L’art cinétique est donc aussi un mouvement idéologiquement marqué. 

1965 : quand l’Art Cinétique devient l’Op’Art

L’art cinétique est encore à cette période une notion vaste, qui recouvre tous les types de mouvements : ceux de l’oeuvre, ceux du public autour de l’oeuvre, les oeuvres motorisées, et les oeuvres à illusion d’optique. En Angleterre, la notion d’Optical Art a été développée à la galerie One de Londres pour s’attacher à toutes les oeuvres jouant sur l’illusion optique du mouvement, notamment les oeuvres de la pionnière en la matière Bridget Riley. Le monde anglo-saxon se saisit de cette notion d’Op’Art (pour optical art), et c’est désormais ainsi que l’on va nommer ce courant particulier de l’abstraction géométrique d’après guerre. Vasarely et les autres sont désormais considérés comme des représentants de l’Op’Art, branche spécifique de l’Art cinétique. 

L’Art Cinétique ou Op’Art et l’industrie

L’Op’Art se fonde sur une étude de la société industrielle et ses modes de production, comme d’autres grands courants de la modernité. On y retrouve la régularité de l’abstraction, les aplats colorés, les matériaux industriels, et aussi la volonté de créer des oeuvres reproductibles fonctionnant par modules, comme c’est notamment le cas chez Vasarely. Cette esthétique de l’art cinétique est déjà en germe chez les cubistes, les futuristes italiens, les suprématistes comme Malévitch et les constructivistes comme Laszlo Moholy-Nagy. Le courant de l’Op’Art, dans les années 60-70, systématise et accentue ce recours à la géométrisation parfaite, pour ainsi dire mécanique ou mécanisée. Dans la lignée de l’architecture et du design fonctionnaliste qui s’adapte aux nouveaux modes de vie, l’Op’Art est résolument rationaliste.

La fin de l’art cinétique ?

Dans les années 1980, le courant cinétique s’essouffle. Les héritiers de l’Op’Art comme le fils de Vasarely, Yvaral, et d’autres encore, peinent à poursuivre leur entreprise qui semble bientôt dépassée au profit d’autres courants. Pourtant, l’Op’Art et l’art cinétique plus généralement ont trouvé des héritiers en certains des artistes contemporains les plus importants aujourd’hui, à commencer par Olafur Eliasson. Le décès d’Anni et Josef Albers et la remise en valeur de leur travail ainsi que les expositions dédiées aux grands maîtres de l’Op’Art, comme la récente exposition Vasarely au Centre Pompidou laissent présager d’une remontée dans l’opinion de ce courant structurel des années 1960-70 en Europe et aux Etats-Unis. 

L’estimation des oeuvres de l’Art Cinétique

Avec la réouverture de la Fondation Vasarely et le regain d’intérêt pour l’art des années 60 en France sur le marché de l’art depuis une dizaine d’années, la cote de Vasarely s’est stabilisée et aurait même tendance à augmenter. En 2010 à Londres, l’oeuvre Altaï III (1955-58) a été adjugée pour 535 300 euros hors frais. Les oeuvres de Yacoov Agam (techniques mixtes sur bois ou aluminium notamment), sont estimées jusqu’à 500 000 euros, mais connaissent un succès moindre que les travaux de Victor Vasarely. Concernant les fameux « square » de Josef et Anni Albers, le succès ne se dément pas. en 2017, à Londres, le tableau « Homage to the square : temperate » de Josef Albers, daté de 1957, huile sur masonite de 81 x 81 cm, a été acquis pour la somme record de 2 129 995 euros hors frais. De manière générale, ces dix dernières années, les études pour ‘hommage au carré » ou les « hommages au carré » se sont vendus sur le marché des enchères entre 500 000 et 2 millions d’euros. 

La volonté de démocratisation de l’art portée par les artistes de l’Op’Art se retrouve dans la diffusion de leur travail par l’estampe. Plus accessible que la peinture originale, l’édition de leurs oeuvres est prisée par tous. À part certaines exceptions (quelques estampes de « squares » des Albers à plus de 100 000 euros), ou un type de Vega de Vasarely de 1972 réalisant plus de 30 000 euros de prix d’adjudication, les prix des oeuvres multiples varient entre une centaine d’euros et quelques milliers d’euros ; de quoi satisfaire tous les amateurs d’art cinétique et d’Op’Art. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de l’Art Cinétique et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre d’Art Cinétique et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel.

Toutes les catégories d'art contemporain

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.