Estimation et cote Maison Mellerio dits Meller

La maison Mellerio dits Meller est la plus ancienne maison de joaillerie au monde encore en activité. Elle est actuellement installée rue de la Paix à Paris, et est labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant. Bien que la famille Mellerio, italienne, soit établie en France depuis les guerres d’Italie de 1515, l’histoire de la maison débute véritablement en 1613.

C’est cette année-là, d’après la légende familiale, que Jean-Baptiste Mellerio aurait déjoué un complot qui projetait d’assassiner le roi Louis XIII. La régente Marie de Médicis le récompense, ainsi que toute la colonie lombarde de Paris, en lui attribuant un privilège : celui d’exercer une activité de colportage sur tout le royaume de France, en dehors de toute corporation.

Cependant c’est le règne de Louis XVI qui constitue la première période d’essor des Mellerio. Ceux-ci se spécialisent alors dans la production joaillière d’articles de luxe comme les bagues, les montres ou encore les tabatières. La légende familiale voudrait même qu’en 1777, un enfant de la famille Mellerio ait placé son coffre à bijoux devant le château de Versailles et ait vendu un bracelet orné de rubis et de camées à Marie-Antoinette. 

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Mellerio : le premier joaillier installé rue de la Paix

La famille Mellerio traverse la Révolution, comme leurs archives en attestent. Celles-ci portent notamment les traces d’une première maison, ouverte rue Vivienne en 1797 par Jean-Baptiste Mellerio. L’année 1815 voit ensuite l’installation de Jean-François Mellerio, appartenant à une autre branche de la famille, rue de la Paix. Mellerio devient ainsi la toute première maison de haute joaillerie à s’établir à proximité immédiate de la place Vendôme, ouvrant la voie à une longue tradition. Sous le Premier Empire, la firme travaille pour la famille de Napoléon, de Pauline Borghèse à l’impératrice Joséphine. Elle fournit par la suite de nombreux souverains européens, dont ceux de la Restauration, comme les ducs de Berry et d’Angoulême. La maison d’Orléans en fait son fournisseur officiel. La reine Marie-Amélie, épouse du roi Louis-Philippe, permet même à Mellerio d’inscrire sur sa devanture la mention « bijoutier de la reine des Français ». La firme peut également compter sur des égéries de premier plan, telle que la célèbre actrice Mademoiselle Mars. C’est sans doute le Second Empire qui constitue la véritable apogée de la maison, grâce aux expositions universelles qui lui permettent de prouver son excellence technique, et d’asseoir sa notoriété internationale. La reine Victoria ou la princesse Mathilde comptent alors parmi les plus célèbres clientes de la maison. 

Le joaillier des souverains du XIXème siècle

Mellerio crée en nombre des pièces à destination des monarques de l’Europe entière. Toujours à la pointe de l’innovation, ce sont les Mellerio qui déposent en 1854 le brevet de la tige flexible, ou qui présentent à l’exposition universelle de 1867 le tout premier diadème en platine, aussitôt acquis par la reine d’Espagne Isabelle II, pour sa fille. On compte parmi leurs pièces les plus célèbres une broche en forme de plume de paon réalisée en 1867 pour l’impératrice Eugénie, ou encore un corsage de 1659 pierres pour la princesse Mathilde. Les deux créations sont aujourd’hui conservées rue de la Paix, au sein de la boutique historique de la famille, riche de deux siècles d’archives. 

 

Mellerio met un point d’honneur, dès le XIXème siècle, à proposer des créations au cœur de la modernité, comme le prouve sa série de bijoux démontables, dont le plus célèbre est sans doute l’aigrette-paon réalisée en 1905 pour le maharaja de Kapurthala, transformable en broche. La firme s’est également imposée comme une grande spécialiste des diamants, dont elle a vendu des exemplaires remarquables, tels que l’Étoile Polaire (41 carats) à un prince russe vers 1850. En 2005, la maison a même fait breveter la taille Mellerio. Consistant en un ovale à 57 facettes inscrit dans une ellipse, cette technique célèbre la compétence historique de la maison dans le domaine des gemmes. 

 

Les objets liturgiques occupent également une part notable de la production Mellerio : des ornements de la basilique de Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) en passant, plus récemment, par le tabernacle de l’église Sainte-Odile à Paris. La maison a réalisé un certain nombre de couronnes pour des statues de vierges, visibles à Lourdes, à Albert ou  à la chapelle de la rue du Bac, à Paris. Il faut enfin mentionner d’autres productions plus insolites : celle des épées d’académiciens (François Cheng ou Jacques Bainville), ainsi que de trophées célèbres, tels la Coupe de Roland-Garros, ou le Ballon d’or.

Quelle est la cote de Mellerio ?

Les pièces Mellerio peuvent se vendre et s’acquérir à tous les prix : c’est principalement leur niveau de complexité et leur histoire qui déterminent leur valeur. En 2018, un bracelet en or, argent, diamant et perles fines, réalisé vers 1890 pour une dame d’honneur de l’impératrice Eugénie, a été adjugé à 10 000 euros. Des pièces à la technique plus simple passent aussi en vente, telle cette broche marguerite adjugée à 150 euros la même année. Parmi les plus belles pièces vendues dernièrement, il faut  mentionner l’exceptionnelle aigrette-paon vendue en 2019, réalisée en or et platine émaillés, incrustée de 1742 diamants. Cette pièce hors du commun a, quant à elle, été adjugée à  760 000 euros.



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