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Estimation et cote de l'artiste Mathurin Méheut
Mathurin Méheut (1882-1958) est l’une des figures majeures de l’art breton du XXe siècle. Peintre, dessinateur, illustrateur, graveur, décorateur et céramiste, il a observé avec passion la mer, les métiers traditionnels, la faune, la flore et la vie quotidienne en Bretagne. Ses grandes compositions de pêcheurs, de sardiniers ou de paludiers comptent aujourd’hui parmi ses œuvres les plus recherchées. En 2023, une gouache monumentale a même dépassé 120 000 € aux enchères !
Vous possédez une peinture, une aquarelle, une céramique ou un dessin de Mathurin Méheut ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en art et nos commissaires-priseurs.
Prix des œuvres de Mathurin Méheut
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Huile, détrempe ou caséine sur toile et panneau : entre 300 € et plus de 120 000 €
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Gouache, aquarelle, dessin ou fusain : entre 50 € et plus de 40 000 €
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Céramique, estampe ou livre illustré : entre 20 € et plus de 25 000 €, selon la rareté et le modèle
Comment estimer une œuvre de Mathurin Méheut ?
Vous possédez une œuvre de Mathurin Méheut et souhaitez connaître sa valeur ? Transmettez à Estimon’objet des photographies nettes de la face, du revers, de la signature, du cadre et des éventuelles étiquettes. Indiquez également les dimensions exactes, la technique supposée et les informations dont vous disposez sur l’origine de l’œuvre. Nos experts et commissaires-priseurs étudient la composition, le sujet, la qualité du dessin, les couleurs, le support et la technique utilisée. Ils examinent notamment l’aspect mat d’une peinture à la caséine, la transparence d’une aquarelle, l’opacité d’une gouache ou la spontanéité d’un dessin au crayon. La signature, le monogramme, les cachets d’atelier et les inscriptions portées au revers sont également analysés.
La valeur dépend enfin du format, de l’état de conservation, du sujet et de la provenance. Une grande composition consacrée aux métiers de la mer n’aura pas la même cote qu’un croquis d’étude ou qu’une gravure tirée à de nombreux exemplaires. Estimon’objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection, dans le cadre d’une vente, d’une succession, d’un partage ou d’une assurance.
La cote de Mathurin Méheut sur le marché de l’art
La cote de Mathurin Méheut est soutenue par un marché particulièrement actif en Bretagne, mais aussi par des collectionneurs français et internationaux. Les grandes peintures, les œuvres sur papier très abouties et les pièces uniques en céramique obtiennent les résultats les plus importants. Les dessins, estampes, livres illustrés et faïences éditées permettent toutefois d’acquérir une œuvre de l’artiste à un prix plus accessible.
La cote des peintures à l’huile et à la caséine
Les huiles, détrempes et peintures à la caséine occupent une place majeure dans le marché de Mathurin Méheut. La caséine, une peinture à base de protéines de lait, offre un aspect mat et velouté particulièrement adapté aux grands décors. Les compositions représentant les pêcheurs, les pardons, les paludiers et les travaux du littoral sont les plus recherchées.
Voici quelques résultats de référence :
- Sardiniers devant Camaret, Finistère (date non précisée) : cette grande gouache monogrammée et titrée de 73 × 106 cm a été adjugée 121 250 € frais compris en 2023 à Brest, établissant un résultat majeur pour l’artiste.
- Ramasseurs de sel à Guérande, le paludier ratissant l’œillet avec le las (date non précisée) : cette importante composition à la caséine a atteint 52 000 € en 2017 en France.
- L’Automne, le pardon à Notre-Dame-de-la-Joie, Penmarc’h (date non précisée) : cette toile monumentale de près de 4,80 mètres de longueur a été vendue 44 000 € en 2008 en Bretagne.
- Pêcheurs remaillant les filets et bateaux au carénage (date non précisée) : cette composition consacrée au travail maritime a été adjugée 36 000 € en 2015 à Paris.
Les dimensions jouent un rôle déterminant. Les grandes compositions décoratives dépassant un mètre peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. La présence de nombreux personnages, la qualité du mouvement et la rareté du sujet renforcent également l’intérêt des collectionneurs.
La cote des gouaches, aquarelles et dessins
Mathurin Méheut a laissé une production graphique considérable. Il dessinait sans cesse et utilisait le crayon, le fusain, l’encre, l’aquarelle et la gouache pour saisir les gestes des pêcheurs, le mouvement des animaux ou les formes de la faune marine. Les petites études peuvent se vendre pour quelques dizaines ou centaines d’euros, tandis que les feuilles les plus ambitieuses atteignent des montants élevés.
Plusieurs résultats illustrent ces écarts :
- Sardiniers, Barques, Sinagot, Rivage, Maison du goémonier, Chapelle et Port (dates non précisées) : cet ensemble de huit gouaches sur papier a atteint 41 000 € lors d’une vente publique en France.
- Marché à Quimper (date non précisée) : cette aquarelle de 61 × 49 cm a été adjugée 12 000 € en 2004 en Bretagne, soit le double de son estimation basse.
- Ramasseurs de galets en Normandie (date non précisée) : ce fusain rehaussé de gouache a été vendu 3 800 € en France.
- Les Lapins (date non précisée) : cette œuvre sur papier consacrée au monde animal a été adjugée 1 500 € en 2020 à Paris.
Une étude rapide portant un cachet d’atelier ne doit pas être évaluée comme une gouache achevée et signée. La densité de la composition, la fraîcheur des couleurs, les dimensions et la qualité de l’exécution font toute la différence.
La cote des céramiques, estampes et livres illustrés
Mathurin Méheut a collaboré avec plusieurs manufactures, principalement les ateliers Henriot à Quimper et la Manufacture nationale de Sèvres. Il a créé des services de table, des plats, des pichets, des sculptures et des panneaux décoratifs. Les poissons, les crustacés, les oiseaux marins et les personnages bretons y occupent une place centrale.
Voici quelques références de marché :
- Femme de Roscoff tirant des roussettes (vers 1930) : cette grande sculpture en faïence blanche produite à Quimper a été adjugée 25 000 € frais compris en 2024 à Quimper.
- Crabe (1920) : ce modelage unique en grès émaillé blanc craquelé, réalisé dans un atelier parisien et portant plusieurs monogrammes de l’artiste, a été présenté sur le marché avec une estimation de 6 000 à 8 000 € en 2023.
- Hutte de sabotiers en forêt (1912) : cette estampe a atteint 1 700 € lors d’une vente publique en France.
- Au pays des pardons, texte d’Anatole Le Braz illustré par Mathurin Méheut : un exemplaire recherché enrichi de gravures sur bois en couleurs a atteint 18 000 €.
Pour les faïences, il est indispensable de distinguer les pièces uniques, les rares épreuves anciennes et les objets produits en série. Une sculpture de grande taille ne peut pas être comparée à une assiette ou à un petit vide-poche édité à de nombreux exemplaires.
Comment reconnaître une œuvre de Mathurin Méheut ?
Mathurin Méheut possède un regard d’observateur exceptionnel. Ses œuvres représentent avec précision les gestes des pêcheurs, des ramasseurs de sel, des brodeuses, des paysannes ou des ouvriers du littoral. Les corps sont souvent dessinés en plein effort : ils tirent un filet, portent une charge, poussent une barque ou se penchent vers le sol.
Son passage par la station biologique de Roscoff entre 1910 et 1912 joue un rôle essentiel dans son travail. Il y étudie les poissons, les algues, les coquillages, les crabes et les plantes marines. Ses dessins restent scientifiquement précis, mais il simplifie les formes pour leur donner une grande force décorative. Les contours sont nets et les couleurs posées en larges zones facilement lisibles.
Dans ses scènes bretonnes, Mathurin Méheut utilise volontiers des bruns, des bleus, des verts et des ocres, auxquels il associe des rouges ou des jaunes plus vifs pour les costumes, les voiles et les coiffes. Les personnages sont rarement figés. Même dans un marché ou une procession, chacun semble occupé à une tâche précise.
Ses œuvres japonaises se distinguent par des compositions plus aérées, des silhouettes élégantes et une attention particulière portée aux lignes. Les dessins réalisés pendant la Première Guerre mondiale sont souvent plus directs. Ils documentent la vie quotidienne des soldats, les tranchées, les déplacements et les paysages détruits.
Mathurin Méheut travaille enfin dans des domaines très variés. Une œuvre peut être une peinture autonome, une étude préparatoire pour un décor, un dessin destiné à un livre, un projet de céramique ou un carton pour une tapisserie. Identifier la fonction d’origine de l’objet constitue donc une étape importante de son expertise.
Reconnaître la signature de Mathurin Méheut
Mathurin Méheut signe certaines œuvres de son nom complet, généralement sous la forme « Mathurin Méheut ». Il utilise également un monogramme composé des lettres “MM”, placé dans un angle ou intégré discrètement à la composition. La signature peut être tracée au crayon, à l’encre, à la gouache ou au pinceau selon la technique.
Certaines œuvres liées à son activité de peintre de la Marine portent un monogramme plus rare associé à une ancre marine. On rencontre aussi des feuilles non signées qui comportent un cachet d’atelier ou un cachet lié au partage de la succession effectué en 2008. Ces marques documentent l’origine d’une œuvre, mais ne doivent pas être confondues avec une signature manuscrite.
Sur les céramiques, le dessous de la pièce est essentiel. Il peut réunir le monogramme de Mathurin Méheut, le nom de l’artiste, une marque de manufacture, une référence de modèle et parfois un numéro. Une mention comme « Henriot Quimper » renseigne sur le fabricant, mais ne signifie pas nécessairement que l’objet est une pièce unique.
Une signature ou un cachet ne suffit jamais à établir une attribution. Le graphisme doit être cohérent avec la technique, le sujet, le support et la période de création. Les photographies doivent donc montrer la signature en gros plan, mais aussi l’ensemble de l’œuvre et son revers.
Œuvre de Mathurin Méheut : ce que regardent nos experts
Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en peintures anciennes et modernes, commence par déterminer la nature exacte de l’œuvre. Une huile, une gouache et une peinture à la caséine ne vieillissent pas de la même manière. Sur une photographie en lumière naturelle, l’aspect très mat d’une caséine se distingue généralement de la surface plus brillante d’une huile vernie.
Romain examine ensuite le dessin. Chez Mathurin Méheut, un geste professionnel doit rester compréhensible : la position des mains, l’inclinaison du corps et le mouvement de l’outil sont observés avec beaucoup de justesse. Cette connaissance concrète des métiers de la mer constitue un indice précieux. Une scène décorative mais dépourvue de précision dans les gestes invite à la prudence.
L’expert étudie aussi les couleurs et les contours. Méheut peut simplifier une silhouette, mais son trait reste sûr. Dans ses dessins animaliers et marins, quelques lignes suffisent souvent à identifier une espèce ou une attitude. La comparaison avec les œuvres conservées dans les collections publiques permet de replacer la feuille dans une période et un ensemble cohérents.
Pour une céramique, l’analyse porte sur la qualité du modelage, la glaçure, les marques sous la base et les conditions de production. Une pièce unique, un prototype et une édition en série n’ont pas la même valeur. Les fêles, éclats, restaurations et reprises d’émail sont également recherchés, car ils peuvent avoir une influence importante sur le prix.
Enfin, nos experts examinent les étiquettes, les cachets, les factures anciennes, les références d’exposition et les certificats disponibles. Une première étude sur photographies permet de déterminer l’intérêt de l’œuvre et son estimation, mais une expertise physique ou des recherches complémentaires peuvent être nécessaires pour confirmer son attribution.
Mathurin Méheut, un artiste breton fasciné par le monde vivant
Mathurin Méheut naît à Lamballe en 1882 dans une famille d’artisans. À quatorze ans, il entre en apprentissage chez un peintre en bâtiment. Il rejoint ensuite l’École régionale des beaux-arts de Rennes, puis s’installe à Paris en 1902 pour étudier à l’École nationale supérieure des arts décoratifs. Il travaille parallèlement pour la revue Art et Décoration. Entre 1910 et 1912, il séjourne à la station biologique de Roscoff, où il dessine avec une grande précision la faune et la flore marines. Ces recherches donnent naissance à son ouvrage majeur, Étude de la mer, et à une importante exposition présentée à Paris en 1913.
La même année, une bourse de la fondation Albert-Kahn lui permet d’entreprendre un voyage autour du monde. Après une étape à Hawaï, il séjourne au Japon, où il étudie les paysages, les artisans et la vie quotidienne. La déclaration de guerre interrompt brutalement ce voyage. De retour en France, Méheut est mobilisé et réalise de nombreux dessins sur le front. Entre 1916 et 1917, il est détaché auprès des services topographiques. Après la guerre, il reprend son enseignement à l’École Boulle et devient peintre officiel de la Marine en 1921.
Méheut mène ensuite une carrière d’une remarquable diversité. Il participe à la décoration de plusieurs paquebots, dont le Normandie, illustre de nombreux livres et collabore avec les faïenceries de Quimper ainsi qu’avec la Manufacture nationale de Sèvres. Entre 1940 et 1944, il enseigne à l’École des beaux-arts de Rennes. Élu à l’Académie de Marine en 1956, il meurt à Paris en 1958. Un musée monographique, aujourd’hui installé au Haras de Lamballe-Armor, conserve et présente l’extraordinaire diversité de son œuvre.
Ne vous fiez pas uniquement au monogramme « MM ». Il apparaît sur des peintures originales, des dessins, des céramiques, mais aussi sur des œuvres éditées ou réalisées d’après les modèles de Mathurin Méheut. Sur une feuille, vérifiez si le monogramme a été tracé directement par l’artiste ou s’il s’agit d’un cachet d’atelier. Sur une céramique, photographiez toutes les marques placées sous la base.
Pour une peinture à la caséine, évitez absolument tout nettoyage avec de l’eau ou un produit ménager. Cette matière reste sensible et sa surface mate peut être irrémédiablement altérée. Photographiez l’œuvre sous une lumière douce, sans flash, puis prenez une vue de côté pour faire apparaître les soulèvements, les frottements ou les anciennes restaurations. Ces précautions permettront à l’expert d’établir une estimation de votre œuvre de Mathurin Méheut dans de bonnes conditions !
Vous possédez une œuvre de Mathurin Méheut ? Transmettez vos photographies et les informations dont vous disposez à Estimon’objet. Nos experts étudieront votre peinture, dessin, estampe ou céramique et vous proposeront un accompagnement adapté à votre projet. Estimon’objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection.
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