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Estimation et cote de l’artiste Daniel Mytens l'Ancien

Daniel Mytens l’Ancien (vers 1590 – vers 1647) est un peintre néerlandais actif surtout en Angleterre au début du XVIIᵉ siècle. Il travaille pour la noblesse et pour la cour des Stuart, où il réalise de nombreux portraits officiels, notamment pour le roi Charles Iᵉʳ. Ses tableaux se distinguent par une description précise des visages et des costumes, dans la tradition du portrait flamand de son temps. 

Estimation gratuite Daniel Mytens l'Ancien

Prix des œuvres de Daniel Mytens l'Ancien

  • Peintures - entre 20 000 € et plus de 500 000 €

  • Dessins - entre 5 000 € et 30 000 €

  • Copies ou œuvres d’atelier - entre 5 000 € et 40 000 €

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Daniel Mytens l’Ancien, un portraitiste européen au service des Stuart

Né à Delft ou à La Haye vers 1590, Daniel Mytens se forme aux Pays-Bas dans le milieu de la peinture de portrait. Il y acquiert une technique attentive au rendu des visages, des étoffes et des accessoires, qualités recherchées par les commanditaires de l’époque. Vers 1618, il part pour l’Angleterre, où il trouve rapidement des commandes auprès de l’aristocratie.

Au début des années 1620, il travaille pour la cour de Jacques Iᵉʳ puis de Charles Iᵉʳ et réalise de nombreux portraits officiels. Ses tableaux montrent un soin particulier dans le traitement des costumes et des détails, éléments essentiels du portrait de cour. Cette position centrale dure jusqu’à l’arrivée d’Antoon van Dyck, qui modifie peu à peu les goûts et les usages.

Dans les années suivantes, Mytens continue à peindre des tableaux pour une clientèle anglaise, mais son rôle à la cour devient plus discret. Il retourne probablement aux Pays-Bas vers la fin de sa vie, où l’on perd ensuite sa trace autour de 1647. Ses œuvres, conservées dans plusieurs collections britanniques et européennes, restent aujourd’hui des témoignages précis de la société anglaise des premières décennies du XVIIᵉ siècle.

L’univers artistique de Daniel Mytens l’Ancien

Les portraits de Mytens accordent une grande place aux costumes et aux accessoires, où velours, soieries, brocarts et bijoux sont peints avec précision pour marquer le rang des modèles. Les personnages sont le plus souvent représentés en pied, dans des poses calmes, avec une composition qui met en valeur la silhouette et le décor.

Mytens cherche une ressemblance fidèle tout en donnant à ses commanditaires une image valorisante, les visages restant individualisés sans perdre le caractère officiel du portrait de cour. Ses tableaux ont aujourd’hui une valeur documentaire importante, notamment les effigies de Charles Iᵉʳ, de la reine Henriette-Marie ou du duc de Buckingham, qui montrent l’entourage des Stuart. Réalisées principalement à l’huile sur toile, ces œuvres forment un ensemble représentatif du portrait anglais des premières décennies du XVIIᵉ siècle.

Daniel Mytens l’Ancien, entre succès et effacement

Le succès de Mytens à la cour est éclatant dans les années 1620. Ses portraits du roi et de la reine lui assurent une place privilégiée auprès de l’élite anglaise. Cependant, à partir de 1632, l’arrivée du peintre flamand Antoon van Dyck modifie la hiérarchie artistique à la cour. Van Dyck impose une vision plus théâtrale et psychologique du portrait, reléguant Mytens au second plan. Déçu, Mytens quitte progressivement l’Angleterre vers 1634-1635 pour retourner aux Pays-Bas, où il termine sa carrière dans une relative discrétion. Son apport à l’art du portrait demeure cependant fondamental, car il a préparé le terrain à Van Dyck et contribué à établir le prestige du portrait royal en Angleterre.

La cote de Daniel Mytens l'Ancien sur le marché de l’art

La cote de Daniel Mytens dépend surtout du sujet et de la qualité d’attribution. Les portraits liés à la cour des Stuart, en particulier ceux représentant des membres de la famille royale ou des figures connues, se placent dans les niveaux les plus élevés. Les portraits de nobles ou de commanditaires privés se situent dans des fourchettes plus variées, selon le format, l’état et la provenance.

Les tableaux provenant de l’atelier, ou réalisés avec l’aide d’assistants, sont plus accessibles que les œuvres entièrement de la main de Mytens. Pour estimer une toile, on regarde avant tout l’état de conservation, la provenance et la cohérence du style.

Quelques ventes marquantes :

  • Portrait de Charles Ier d’Angleterre, huile sur toile, adjugé 502 000 £ 

  • Portrait d’un gentilhomme en pied, huile sur toile, vendu 112 000 € 

  • Portrait de la reine Henriette-Marie, huile sur toile, adjugé 260 000 $ 

  • Portrait d’homme en armure, huile sur toile, adjugé 75 000 €

Ces adjudications démontrent l’importance et la valeur historique des œuvres de Mytens, recherchées aussi bien par les collectionneurs privés que par les institutions muséales.

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(Illus.) James Hamilton en 1629, portrait de Daniel Mytens l’ancien

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