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Estimation et cote de l'artiste Alexander Calder
Alexander Calder (1898-1976), né le 22 juillet 1898 à Lawnton en Pennsylvanie, est un artiste peintre et sculpteur connu pour ses mobiles, stabiles et, dans une moindre mesure, ses peintures à l’huile sur toile, panneau ou carton. Son identité unique est reconnaissable à l’univers circassien qui imprègne ses œuvres.
Prix des œuvres d'Alexander Calder
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Peinture - entre 5 000 € et plus de 2 000 000 €.
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Aquarelle, gouache, encre sur papier - entre 2 000 € et 1 900 000 €.
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Estampe - entre 800 € et 150 000 €.
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Mobiles - entre 2 000 € et plus de 16 000 000 €.
Comment estimer une œuvre de Alexander Calder
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Alexander Calder, destiné à devenir artiste
Issu d’une grande famille d’artistes, Alexander Calder était sans doute voué à suivre leurs pas. Son père Alexandre Stirling Calder (1870-1945) est sculpteur comme son grand-père, tandis que sa mère, Nanette Lederer Calder, est peintre. À 8 ans déjà, l’enfant possède un petit atelier dans la cave, où il se plaît à expérimenter la sculpture et la créations de jouets avec des matériaux classiques. Toutefois, bien que son père lui offre du matériel et des outils destinés à la pratique artistique, c’est vers des études d’ingénieur en mécanique à l’Institut de technologie Stevens de Hoboken qu’Alexander Calder se dirige. Il obtient aisément son diplôme mais abandonne peu de temps après le métier pour entrer en 1923 à l’Art Students League of New York. Pendant cette période, le style d’Alexander Calder est celui de l’Ash Can School. Il réalise alors pour le journal National Police Gazette de New York, des illustrations d’événements sportifs et des tournées du cirque Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus. En 1926, Alexander Calder débarque à Paris pour assister au cours de l’Académie de la Grande Chaumière et rencontre un fabricant de jouets serbes qui va influencer son travail en lui proposant de réaliser des jouets articulés, lesquels seront présentés en 1927 au Salon des Humoristes.
Alexander Calder, quand l'ingénierie rencontre l'art
Déjà expérimenté dans la fabrication de jouets, Alexander Calder entame alors jusqu’en 1929 sa première grande création : le Cirque Calder. Attiré par cet univers depuis toujours, il créé une scène intégrale et transportable de 200 personnages avec du fil de fer et des morceaux de chiffons. À la fois maître de cérémonie, marionnettiste et chef de piste dans ce spectacle, Alexander Calder combine d’ingénieux mécanismes à ses créations en y ajoutant de la musique et des effets sonores pour donner des représentations de son Cirque Calder, notamment à Joan Miró (1893-1983). Calder est ainsi introduit dans le cercle de l’avant-garde parisienne auprès de Joan Miró, Man Ray (1890-1976), Jean Cocteau (1889(1963), Fernand Léger (1881-1955), Le Corbusier (1887-1965) ou encore Piet Mondrian (1872-1944). Ceux-ci auront une grande influence sur son travail puisqu’à partir de 1930, Alexander Calder utilise également le fil de fer pour dessiner dans un style complètement abstrait. Ce matériau aura accompagné l’artiste tout au long de sa vie. Déjà en 1932, il réalise et expose trente sculptures abstraites avec ces fils et des plaques articulées peintes en noir et blanc, avec parfois quelques aplats de couleurs. Appelées les Mobiles sur une suggestion de Marcel Duchamp (1887-1968), ces sculptures connaissent un vif succès et contribuent à la renommée de Alexander Calder. La moitié d’entre elles, d’ailleurs, sont équipées de petits moteurs pour les mettre en mouvement, concept étudié et recherché par l’artiste.
Alexander Calder, à la recherche du mouvement
Alexander Calder participe à l’effort de guerre durant toute la Seconde Guerre Mondiale, bien qu’il se réfugie avec d’autres artistes aux États-Unis. En 1946, Alexander Calder expose de nouveau à Paris, puis obtient en 1952 le grand prix de la Biennale de Venise. L’artiste est passé des jouets aux sculptures monumentales et réalise, en 1958, le mobile du siège parisien de l’UNESCO : une structure de 2 tonnes d’acier noir de 10 mètres de hauteur. Pour l’Exposition Universelle de Montréal de 1967, Alexander Calder dévoile Trois disques, ou L’Homme, un stabile d’acier inoxydable de 24 mètres de haut. De sa jeunesse jusqu’à sa mort, Calder a recherché le mouvement. C’était d’ailleurs sa première motivation pour devenir ingénieur, avant de finalement utiliser ses compétences et cette quête au service de l’art. Il disait : « Pourquoi l’art devrait-il être statique ? […] L’étape suivante en sculpture est le mouvement ». Dans ses peintures comme dans ses créations sculpturales, le mouvement a toujours été le cœur de son œuvre.
La cote des œuvres d'Alexander Calder
Alexander Calder est connu pour ses illustrations, ses peintures et ses sculptures, mais il a aussi créé des tapisseries aux formes géométriques, des bijoux et des décorations d’assiettes. Si le fil de fer a toujours été son matériau de prédilection, il a aussi utilisé le bois, le plâtre et de nombreux objets et matériaux recyclés pendant la Seconde Guerre mondiale en raison de la pénurie. Sa longue carrière compte beaucoup d’œuvres diverses dont la cote ne faiblit pas sur le marché de l’art. Ainsi, ses lithographies sont estimées entre 150 et 16 000€ et ses dessins évalués entre 1200 et 240 000€. Ses tableaux, qui sont pour la plupart des huiles sur toile mais aussi des techniques mixtes, oscillent entre 14 000 et 85 000€. Toutefois, un record de vente a été enregistré en 2017 avec Seven Black, Red and Blue, un tableau de Calder adjugé à 2 373 560€. Enfin, les sculptures de l’artiste varient entre 22 000 et 800 000€, mais son Poisson volant de 1957 a été vendu 26 502 220€.
Reconnaître la signature d'Alexander Calder
Reconnaitre la signature d’Alexander Calder est essentiel pour authentifier les œuvres de cet artiste américain majeur du XXᵉ siècle, pionnier du mouvement des mobiles et des stabiles. Ses signatures varient selon les supports mais présentent des constantes stylistiques. Sur les gouaches et dessins, Calder signe généralement de son nom complet « Calder », en lettres majuscules manuscrites, souvent à l’encre noire ou rouge, placées en bas à droite de la composition. La graphie est ample, dynamique, avec un léger mouvement circulaire dans le « C » et une terminaison énergique du « r ». Ses sculptures en métal sont quant à elles rarement signées, mais certaines œuvres en série ou en édition limitée portent une gravure « Calder » sur la base, accompagnée d’un numéro d’édition et parfois du cachet du fondeur (notamment Maeght ou Polich Tallix). Il existe également des lithographies authentifiées par la signature manuscrite de l’artiste au crayon, apposée sous l’image, souvent accompagnée de la date. Face aux nombreuses reproductions ou éditions posthumes circulant sur le marché, faire authentifier la signature d’un Alexander Calder par un expert qualifié est indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Alexander Calder.
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