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Estimation et cote de l'artiste Francis Newton Souza
La cote du peintre indien Francis Newton Souza et de ses peintures du progressive art group. Découvrez le parcours du peintre du Progressive Art Group Francis Newton Souza. Besoin d’une expertise concernant Francis Newton Souza ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !
Prix des œuvres de Francis Newton Souza
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Peinture – entre 30 000 € et plus de 7 000 000 €
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Aquarelle, gouache, encre sur papier – entre 2 000 € et 500 000 €.
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Estampe, lithographie – entre 500 € et 50 000 €
Comment estimer une œuvre de Francis Newton Souza
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Francis Newton Souza, enfance indienne entre arts et idéologie
Francis Newton Souza est né à Saligao, dans l’état indien catholique portugais du Goa, en 1924. Sa soeur et son père meurent alors que Francis Newton Souza est enfant ; avec sa mère, le jeune Souza arrive en 1929 à Mumbay (Bombay). Sa mère se remarie avec un homme dont le fils n’est autre que Lancelot Ribeiro, qui sera lui aussi peintre, lui aussi orienté vers la modernité, plus précisément l’expressionnisme. Fasciné dès son jeune âge par les arts, Souza est d’abord renvoyé de son établissement scolaire en raison des graffiti qu’il a faits dans les toilettes. Puis il s’inscrit aux Beaux-Arts (la Sir Jamsetjee Jeejeebhoy School of Art) où il suit une formation artistique de 1940 à 1945. Là encore, le sulfureux Francis Newton Souza se fait remarquer, et en 1945, lorsque durant une cérémonie, il retire le drapeau britannique flottant sur l’école, en fervent partisan du mouvement « Quint India ». Francis Newton Souza est remercié de l’université.
Francis Newton Souza, naissance d’un artiste partisan
Le jeune Souza, révolté, partisan, ne s’arrête pas là. Après son départ des Beaux-Arts, il rejoint le parti communiste, et s’engage dans une peinture revendicatrice de libertés. En 1947, avec d’autres jeunes artistes comme Maqbool Fida Husain et S.H. Raza, il co-fonde le groupe qu’il nomme le « Progressive Artist’s Group », le groupe des artistes progressifs. Ainsi, art et idéologie seront menés de front, ou pour ainsi dire, dans l’esprit de Souza, l’art portera l’idéologie, la soutiendra et l’exprimera. La revendication du Progressive Artist’s Group se base d’abord, sur le plan esthétique, sur l’idée de rupture avec l’art académique. Pour autant, ke groupe ne connaît pas d’unité stylistique, chacun reste libre de ses choix. Francis Newton Souza s’oriente, comme son beau-frère Lancelot Ribeiro, vers un expressionnisme pictural. Expressionnisme, mais aussi primitivisme et libération de la forme et de la couleur. Regardant vers les avant-Garde d’Europe et la peinture moderne naissante aux Etats-Unis, Souza peint et sculpte avec des lignes fortes, des couleurs vives, et bien-sûr, des thèmes provocants (détournement de thèmes religieux, notamment) ; qu’il s’agisse du style ou du sujet, Francis Newton Souza propose un art résolument radical et tourné vers l’avenir, un pied-de-nez idéologique aux carcans qui étreignent encore l’Inde des années 50.
Francis Newton Souza, une carrière brillante contestée par les puritains
Dès 1948, la peinture de Francis Newton Souza est montrée à Londres à la Bulington House, qui présente alors une exposition d’art contemporain indien. Son succès déplaît aux habitants de la région de Goa, fervents catholiques, qui considèrent son oeuvre comme un vaste blasphème : en témoigne, plus tard, lors d’une exposition à la fameuse galerie Chemould Frames, à Mumbai, le saccage de son travail exposé par la galerie, un saccage organisé par quelques goans. À partir de 1949, un long exil commence pour l’artiste, qui se réfugie à Londres.
La controverse le poursuit aussi dans sa vie privée, où les maîtresses se succèdent et un avortement provoque son excommunication de la religion catholique à laquelle il appartient. Malgré les ennuis, le succès du Progressive Artist’s Group et de l’art de Francis Newton Souza se fait de plus en plus vif. En 1955, Souza publie un essai autobiographique, « Nirvana of a Maggot » dans un magazine. Repéré par Victor Musgrave, le grand galeriste de l’art brut, il expose ses oeuvres à la Gallery One. Tout se vend très rapidement, et la courbe s’emballe. En 1959, fort de sa renommée et désireux de faire connaître sa démarche afin de libérer l’Inde artistique, l’artiste publie sa biographie, Worlds and Lines.
Francis Newton Souza, deuxième partie de carrière à New-York
Le style de Francis Newton Souza se nourrit des avant-gardes, on y reconnaît tantôt le cubisme de Picasso, tantôt l’art des Fauves comme Matisse, tantôt la patte d’un artiste singulier dans le panorama artistique européen : Bernard Buffet. Les scènes de crucifixion (1963) ou de prières se ressentent de cette inflexion vers le graphisme géométrique et cerné de noir d’un artiste comme Buffet. Mais cela n’est pas tout ; l’art brut et le primitivisme s’invitent aussi dans les influences de Souza, qui multiplie les provocations dans ces divers langages entremêlés. Les galeries et les musées s’emparent de cette voix indienne si spéciale, si décalée et si révoltée : la Galerie Grosvenor à Londres, et la Galerie Sincere à Mumbay soutiennent activement le travail de Souza. En 1958 déjà, le nom de Souza apparaît dans la « shortlist » des artistes pressentis pour recevoir le Guggenheim international award, c’est dire l’importance prise très tôt par Francis Newton Souza dans le monde culturel anglo-saxon.
Attiré par la liberté d’expression qui voit naître une série de mouvements d’avant-garde aux Etats-Unis, l’expressionnisme abstrait, le Pop Art etc., Francis Newton Souza part s’installer à New-York dans les années 1960. À son arrivée, certains galeristes promeuvent son travail, à commencer par le marchand et galeriste célèbre Samuel Kootz, qui a présenté le travail de Souza à la Koots Gallery de New-York. La Galerie Zabriskie à New-York, mais aussi la Galerie Adler/Corbeil à Chicago ont soutenu le travail de Souza, et ont contribué à accroître sa notoriété. Parmi les institutions qui ont contribué à faire la renommée de Francis Newton Souza, nous pouvons citer le Guggenheim Museum qui l’a exposé, tout comme la Tate Modern de Londres, deux références incontournables de l’art contemporain. De même, en 1967, l’Institute of Contemporary Arts de Boston a exposé son travail dans une exposition individuelle qui a contribué à faire connaître le travail de l’artiste. Jusqu’en 2002, date de son décès, l’artiste a continué de travailler aux Etats-Unis avec la verve et la liberté que nous lui connaissons.
Faire estimer gratuitement une oeuvre de Francis Newton Souza
Le record d’enchères pour un tableau de Francis Newton Souza a été atteint en 2023, à Mumbai, lorsqu’un tableau réalisé à l’huile et au poly-vinyl sur toile s’est vendu à 3 millions 400 000 euros hors frais. De nombreux portraits et tableaux de Francis Newton Souza dépassent le million d’euros d’enchères, ou le frôlent. Ses toiles les plus appréciées et les mieux valorisées sur le marché sont les oeuvres des années 1950-60, où le style de l’artiste est tourné vers le cubisme et le primitivisme ; fonds « misérabilistes » blanchâtres, personnages aux volumes contrariés, géométrisés, coloris contrastés empâtés et expressionnistes. Récemment la Maison R&C a vendu une huile sur toile intitulée Church datant de 1960 à 100 000 euros. Les dessins de Souza atteignent en moyenne entre 15 000 et 80 000 euros d’adjudication, pour des portraits et compositions envisagées comme des oeuvres finies, tandis que le esquisses les plus simplistes se vendent autour des 500 – 3 000 euros. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Francis Newton Souza et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Francis Newton Souza et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel.
(Illus.) Francis Newton SOUZA (1924-2002) Church. 1960 Huile sur toile Signée et datée
Reconnaître la signature de Francis Newton Souza
Pour authentifier une œuvre de Francis Newton Souza (1924-2002), il est essentiel de connaître les particularités de ses signatures, observables sur plusieurs de ses tableaux et dessins célèbres. Souza signait très fréquemment ses œuvres du simple nom « Souza » suivi de l’année (ex : “Souza 52”, “Souza 58”, “Souza 61”, “Souza 84”) en bas à droite ou en haut à droite du tableau.Dans certains cas, la signature se trouve en haut à gauche ou même au centre droit selon la composition, mais la formule “Souza + date” reste constante pendant les périodes les plus prolifiques de l’artiste. Souvent, la signature est également complétée sur le verso de la toile d’inscriptions comme le titre de l’œuvre, parfois la mention F.N. Souza ou même des indications de galerie. Par exemple, Red Houses (1959) est signé “Souza 59” en bas à droite et porte le titre, la date, et le label de la Gallery One au verso. Parmi les signes permettant de vérifier l’authenticité :
- que la signature “Souza” suive immédiatement ou soit proche de la date et que l’écriture corresponde à celle observée sur des œuvres d’époque,
- que la signature soit cohérente avec la facture (épaisseur du trait, style expressif, usage de noir contrasté dans le contour),
- la présence, si possible, de l’inscription “F.N. Souza” ou du titre sur le verso,
- la zone de signature typique : bas à droite ou haut à droite dans les peintures ou dessins, parfois haut ou centre selon support.
Sur Estimon’Objet, nos experts utilisent ces repères — signature + date visible, placement adapté, consistance stylistique — pour aider à authentifier vos œuvres de Francis Newton Souza, et à évaluer leur valeur sur le marché de l’art.
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