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Louis Sognot, artiste décorateur et designer français

Né en 1892 et décédé en 1970, Louis Sognot est un artiste décorateur et un designer français. Il a été élève à l’École Bernard Palissy, puis chez Jansen, une maison de décoration d’intérieur qui lui enseigne l’ébénisterie. Il dirige par la suite l’atelier Primavera à Paris qui est le lieu de l’Art déco. Cela lui permet d’y présenter ses propres créations, tel son Fauteuil, édité en 1925, en cuir et aux accoudoirs courbés en métal.

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Louis Sognot, artiste du courant moderne et fonctionnaliste

Il adhère à partir de cette période au mouvement moderne et au fonctionnalisme, ce qui transparaît dans son travail de la ligne, des matériaux utilisés et de l’esthétique d’ensemble du mobilier qu’il crée. Le fonctionnalisme est un courant né dans l’architecture d’abord, puis qui s’est développé dans le design qui prône l’idée selon laquelle un objet est beau selon la manière dont il est employé par son utilisateur.

À l’occasion du Salon d’Automne de 1927, il présente un tabouret de bar en tubes de métal chromé. Il s’appuie sur les exemples du design français tels que Robert-Mallet Stevens ou Francis Jourdain. Il est aussi évidemment influencé par le travail de Marcel Breuer. Ces trois figures de l’architecture et du design sont des fers de lance du mouvement moderne, un mouvement qui accompagne les changements sociaux, culturels et techniques en ce début du XXème siècle et qui prône un habitat individuel et fonctionnaliste en milieu urbain. En 1930, Louis Sognot adhère à l’Union des Artistes Modernes, un mouvement qui réunit les artistes décorateurs et les architectes, fondé par Charlotte Perriand, Jean Prouvé, Charles Edouard et Pierre Jeanneret et Robert Mallet-Stevens.

Un pionnier du design du XXe siècle

À la fin des années 1920 et jusqu’en 1933, il collabore avec la peintre et décoratrice Charlotte Alix. Tous deux fondent le Bureau International des Arts Français. C’est dans ce cadre-là que les deux artistes travaillent avec la société du Duralmin, spécialisée dans le travail de l’aluminium et plus particulièrement dans la fabrication des tubes d’aluminium à destination des architectes et designers. En 1929, ils créent ainsi un salon de thé en duralium, un alliage d’aluminium, de cuivre, de magnésium et de manganèse, à destination des grands magasins du Printemps. La réception de leur travail par la critique est très positive et Raymond Cogniat vante notamment leur capacité à allier l’industriel au décoratif. Pour cela, ils sont parvenus à allier bois et métal selon un mélange finement réfléchi. Louis Sognot se fait aussi remarquer dans sa capacité à utiliser des matériaux modernes, en plus du duralium, à savoir le verre ou la glace, produits à échelle industrielle depuis peu. Louis Sognot crée par exemple en 1929 un Guéridon en ébène de Macassar et métal. Le pied est en métal courbé et l’ensemble est dans des tons sombres. Les formes sont réduites à l’essentiel.

La collaboration entre Charlotte Alix et Louis Sognot continue d’être fructueuse et participe de l’évolution du mobilier moderne. En 1932, ils exposent un nouveau procédé de fabrication, le lakarmé. C’est un plastique moulé incombustible et léger. Il est très vite plébiscité car il offre de grandes libertés quant à la forme des objets créés. Les deux artistes atteignent une reconnaissance internationale lorsqu’à la demande d’Eckhart Multhesius, qui construit le Palais du Maharaja d’Indore, ils éditent différents meubles pour le palais. Louis Sognot travaille aussi à l’aménagement du grand paquebot Le Normandie. Leur travail s’exprime aussi dans une recherche d’élégance et de confort.

Enseignant, Louis Sognot a formé de nombreuses générations de designers dans des écoles prestigieuses parisiennes : l’École Boulle, le collège technique de la rue Duperré, l’École des Arts appliqués à l’industrie, l’École nationale supérieure des arts décoratifs et l’Union centrale des arts décoratifs.

Grand nom du design français, Louis Sognot et son œuvre restent encore très appréciés aujourd’hui. Sa cote actuelle est d’environ 2 300 euros en ce qui concerne les lots de chaises ou chauffeuses en bois, rotin et plastique. Un lot de chaises datant des années 1950, en chêne et plastique, mesurant 86 x 56 x 44 centimètres, a ainsi été adjugé 2 500 euros lors d’une vente aux enchères en octobre 2019.

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