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Estimation Maurice de Vlaminck, peintre, graveur et écrivain

Maurice de Vlaminck est un artiste autodidacte anarchiste, fermement opposé tant à la tradition artistique qu’aux courants d’Avant-garde. Il forme avec André Derain l’école de Chatou, et participe au mouvement Fauve, avant de s’inspirer de façon originale de l’art de Cézanne et de l’Expressionnisme.

Vlaminck
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Maurice de Vlaminck, un artiste autodidacte

Maurice de Vlaminck s’intéresse à la peinture à partir de 1892. Il exerce plusieurs activités, travaillant notamment comme mécanicien, cycliste de course, et musicien. Entre 1896 et 1899, il donne des leçons de musique et travaille comme violoniste au Théâtre du Château d’Eau.

Artiste anarchiste, Maurice de Vlaminck refuse l’enseignement artistique et évite les musées. Très revendicatif, il dit vouloir bruler l’école des Beaux-arts. Jules Robichon, membre de la Société des Artistes Français, lui donne cependant des techniques de dessin en 1895. Maurice de Vlaminck apprécie alors l’Impressionnisme, et rencontre Claude Monet en 1900. Il s’intéresse aussi à l’art « primitif », qu’il collectionne à partir de 1900.

Sa personnalité artistique s’affirme entre 1900 et 1901, lorsqu’il partage un atelier avec André Derain, son voisin à Chatou. Tous deux visitent ensemble l’exposition Van Gogh à la galerie Bernheim-Jeune en 1901, et A. Derain lui présente Henri Matisse. Impressionnés par l’expressivité de l’art de V. Van Gogh, Maurice de Vlaminck et André Derain adoptent des couleurs contrastées, indépendantes de la réalité mais traduisant des sentiments. Maurice de Vlaminck s’inspire également des formes synthétiques et de la touche de Van Gogh, en long aplats, qui semble jetée au couteau.

La collaboration s’interrompt avec le départ d’André Derain pour son service militaire, mais Maurice de Vlaminck continue ses recherches, et ses premières œuvres sont présentées dans une exposition collective à la galerie Berthe Weill à Paris en 1904.

Maurice de Vlaminck, l’artiste Fauve (1904-1907)

Maurice de Vlaminck expose dans la salle VII du Salon d’Automne de 1905, surnommée « la cage aux Fauves », aux cotés d’André Derain, Henri Matisse, Henri Manguin, Charles Camoin et Albert Marquet. Pour Maurice de Vlaminck, « Le fauvisme n’est pas une invention, une attitude mais une façon d’être, d’agir, de penser, de respirer ». Il pratique ce style de 1904 à 1907. Ses œuvres sont très proches de celles d’André Derain, avec qui il peint depuis son retour à Chatou. Il refuse cependant de l’accompagner à Collioure, peut-être pour raisons financières.

En 1906, Ambroise Vollard achète toutes les peintures de l’atelier de Maurice de Vlaminck, qu’il présente à une exposition l’année suivante. Il est alors un artiste Fauve renommé, mais ses recherches évoluent vers de nouvelles directions lorsqu’il visite la rétrospective consacrée à Cézanne au Salon d’Automne de 1907.

Le tournant Cézannien (1907-1910)

La visite de l’exposition Cézanne constitue un nouveau stimulus esthétique, qui l’incite à se préoccuper davantage de la structure du paysage, et non plus de l’exubérance de la couleur. Cette recherche se traduit dans des œuvres telles que Nature morte au pichet et à l’orange (1910), ou encore Cheminée d’usine à Puteaux (1910-1911). Elle dure jusqu’en 1910, où il connaît une brève période cubiste.

Bien qu’il partage des sources d’influences communes avec le cubisme, il s’oppose finalement à ce mouvement, et cherche à réaliser des œuvres plus réalistes. Il réalise alors surtout des paysages, d’abord en Angleterre, où il se rend sur les conseils d’Ambroise Vollard en 1911, puis sur la côte d’Azur, où il séjourne avec André Derain en 1913. Ses paysages sont fortement architecturés, et rendus dans des tons austères. A la même période, il commence une activité de céramiste.

L’expressionnisme paysager

La Première guerre mondiale constitue une interruption dans sa pratique artistique. Père de quatre enfants, il n’est pas envoyé au front mais mobilisé dans une usine. Il ne retourne à la peinture qu’après la guerre, et réalise des paysages avec des tons plus sombres, et de forts empâtements. Ses motifs de prédilection sont une route, quelques maisons, ou un arbre sous un ciel menaçant, comme pour La route nationale (1935). Son style est qualifié d’Expressionnisme paysager en raison de la représentation dramatique de la lumière.

Lors de la Seconde guerre mondiale, Maurice de Vlaminck participe au voyage des artistes et écrivains français en Allemagne nazie en 1941, et collabore ensuite pendant l’occupation. Il publie un violent article intitulé « Opinions libres… sur la peinture » dans lequel il accuse Pablo Picasso d’avoir dévoyé la peinture française. Il est interdit de publication par le Comité national des écrivains à la Libération, et meurt ostracisé en 1958.

Estimation et cote de de Vlaminck sur le marché de l'art

Bien que la plupart des œuvres de Maurice de Vlaminck soient vendues en France, c’est aux États-Unis et au Royaume Uni que leur chiffre d’affaires est le plus élevé.

Ses peintures représentent 46% des ventes, et se vendent pour la majorité pour 10 000 à 50 000 €. Il n’est néanmoins pas rare qu’elles dépassent le million, et peuvent aller jusqu’à 13 488 000 € (20 000 000 $ ), comme fut le cas en 2011 à New York, pour Paysage de banlieue (1905).

Les estampes s’échangent plus facilement, mais moins fréquemment. Elles ne représentent que 35% des ventes, bien qu’elles soient accessibles à davantage de bourses. En effet, elles s’acquièrent le plus souvent pour 100 à 500 €, et ne dépassent que très rarement les 5 000 €.

(Illus.)Maurice de Vlaminck, Maisons à Chatou, 1905, The Art Institute of Chicago.

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