Estimation, cote et valeur Contrebasse

La contrebasse est l’instrument le plus grand et le plus grave de la famille des cordes frottées. Cet instrument, inventé au XVIème siècle en Italie, est relativement peu estimé jusqu’au XIXème siècle. Il connaît un véritable essor au début du XXème siècle, avec le développement du jazz. Vous souhaitez faire expertiser une contrebasse ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre contrebasse sur le site Estimon’objet !

Estimation gratuite Contrebasse

Prix et cote des contrabasses

  • Contrebasses modernes et instruments d’étude : entre 800 € et 5 000 €

  • Contrebasses anciennes et lutherie européenne : entre 5 000 € et 25 000 €

  • Contrebasses de collection et instruments de maître : entre 25 000 € et 200 000 €

Vous souhaitez faire expertiser une contrebasse en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant vos photos et toutes les informations sur votre contrebasse. Faites estimer votre contrebasse en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Composition de la contrebasse

La contrebasse est composée d’une caisse de résonnance qui amplifie la vibration des cordes, elles-mêmes relevées par un chevalet de bois. Les cordes sont fixées au cordier en partie basse, et à la tête du manche en hauteur. Les premières contrebasses disposent de trois à six cordes réalisées en boyau naturel. Le boyau demeure le matériau privilégié pour les cordes jusqu’aux années 1930. Le corps de la contrebasse est lui-même constitué d’une table et d’un fond, reliés par l’âme. Les ouïes, ouvertures taillées dans la table, transmettent la vibration des cordes à l’ensemble de la contrebasse. L’instrument se joue en frottant un archet sur les cordes, ou bien en tirant les cordes avec les doigts. Les contrebasses ont un registre étendu mais un son peu puissant. La forme de la contrebasse a longtemps été considérée comme inspirée de la viole de gambe. En réalité, il s’agit d’une transformation du violon. La caisse harmonique et le mécanisme de tension des cordes sont transformés pour faciliter le jeu du musicien avec un instrument de volume plus grand.

Les premières contrebasses

Les premières contrebasses sont nées en Italie au XVIème siècle. Le modèle se diffuse dès le XVIIème siècle dans l’Europe entière. Des contrebasses à quatre, cinq et six cordes sont proposées. Ce sont les contrebasses à cinq cordes qui se répandent le plus aisément en Italie, en Allemagne et en Autriche. En France, la diffusion est légèrement plus tardive, et d’abord réservée au contexte religieux. Avec son timbre bas, la contrebasse est alors l’instrument idéal pour soutenir l’orgue. Cependant, à partir de 1660, les contrebasses se voient employées également dans les théâtres. A la même période, ils intègrent les orchestres. Ainsi, Pierre Chabanceau de La Barre est le premier contrebassiste à entrer dans les « Vingt-Quatre Violons du roi » en 1663. La pratique de la contrebasse demeure cependant délaissée au profit d’autres instruments. Ainsi, rares sont les virtuoses de la contrebasse en France au XVIIIème siècle. De la même manière, il n’existe pas d’ouvrage théorique enseignant la pratique de la contrebasse avant 1830.

Essor des contrebasses

Les contrebasses prennent un nouvel essor au XIXème siècle. Le premier compositeur à proposer des partitions autonomes pour les contrebasses, indépendantes des violoncelles, est Ludwig van Beethoven. La contrebasse prend alors le statut d’instrument à part entière. La contrebasse est intégrée dans les orchestres symphoniques, et prend davantage d’ampleur dans la musique de chambre. De rares solos pour contrebasses sont même composés à la fin du XIXème siècle. 

La contrebasse bénéficie ainsi d’un intérêt nouveau au XIXème siècle, qui s’accentue au XXème siècle avec l’engouement du public pour le jazz. Les contrebasses à quatre cordes sont alors les plus fréquentes. Dans les années 1930, les cordes de métal sont adoptées. Elles confèrent davantage de profondeur et de richesse au son. Certains luthiers mêlent les cordes : ainsi, Gary Peacock et Charlie Haden jouaient avec deux cordes graves en métal et deux cordes aiguës en boyau. Le jeu acoustique domine jusqu’à ce que l’on commence à disposer un microphone devant l’instrument à partir des années 1920. Cette amplification électrique de la contrebasse permet de jouer dans des salles plus grandes, cependant les bruits à proximité tels que la batterie sont également amplifiés. 

La création de la guitare basse dans les années 1970 répond à cette problématique. Cette transformation donne plus de légèreté à l’instrument, et lui permet de ne pas être couvert par la batterie. Le premier modèle, crée par Leo Fender, était la Precision Bass. Depuis lors, cet instrument a pris sont autonomie. Les principaux luthiers qui encouragent cet essor de la contrebasse au XXème siècle sont Victor Quenoil, qui s’est spécialisé dans la réparation et la copie des modèles anciens italiens, et Jean Aurey en ce qui concerne la fin du XXème siècle.

Prix et cote des contrebasses sur le marché

Les contrebasses circulent peu sur le marché de l’art, notamment en raison de leurs dimensions et de l’essor tardif de cet instrument sur la scène musicale. Les contrebasses de collection s’échangent pour un prix compris entre 2 000 et 10 000 €, à moins qu’il ne s’agisse d’une création d’un maître luthier d’exception. Ainsi, une contrebasse de Charles Quenoil marquée et en excellent état de conservation a été vendue à Paris en 2008 pour 12 000 €. Les archets de contrebasse s’échangent eux aussi. Les plus recherchés sont ceux réalisés par François Xavier Tourte, surnommé le « Stradivari de l’archet ».  Vous souhaitez faire expertiser une contrebasse et recevoir son estimation. Faites estimer une contrebasse en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Contrebasse King Mortone, finition originale blonde, 1957

Étienne Laurent est expert en instruments de musique. Spécialiste de l’identification, de l’expertise et de l’estimation de contrebasse, il accompagne collectionneurs, musiciens, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de leurs contrebasses anciennes, contrebasses de luthier, instruments de lutherie européens et pièces de collection.

Sa parfaite connaissance des écoles de lutherie françaises, italiennes et allemandes, des grands ateliers de fabrication et des techniques traditionnelles de construction lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants dans l’estimation d’une contrebasse : attribution, époque de fabrication, qualité du bois, état structurel, restauration éventuelle, provenance et rareté de l’instrument.

Grâce à sa maîtrise du marché de la contrebasse, des ventes aux enchères d’instruments de musique et du marché spécialisé de la lutherie, Étienne Laurent intervient régulièrement pour l’expertise de contrebasses anciennes, l’estimation de contrebasses de collection et l’accompagnement à la vente d’instruments recherchés par les musiciens professionnels et collectionneurs.

Comment estimer votre instrument de musique ?

Chez Estimon’objet, votre objet sera examiné par Étienne Laurent, spécialiste des instruments de musique anciens et de collection. L’analyse débute souvent par la recherche d’une signature ou d’une marque de fabrique : cela peut être une étiquette à l’intérieur d’un violon, un numéro de série sur une tête de guitare, une signature de luthier… Notre expert traque tous les détails qui vont lui permettre d’authentifier la pièce et confirmer son origine.

La qualité des matériaux est le second pilier de l’expertise. En effet, les bois de résonance (épicéa, érable ondé, palissandre…) et l’état du vernis d’origine influencent autant l’esthétique que le timbre de l’instrument. Et si la pièce est en bon état, alors sa valeur peut vite s’envoler sur le marché. Attention donc aux fissures, aux réparations maladroites ou aux déformations qui pourraient impacter l’estimation de votre instrument de musique. Notez cependant qu’un instrument qui a “joué” et qui a été bien entretenu conserve souvent une valeur acoustique supérieure à un objet qui n’a pas servi pendant longtemps.

Enfin, la rareté du modèle et son appartenance à une période faste d’une manufacture (comme les « années d’or » pour certaines guitares américaines) font souvent s’envoler les enchères. Vous l’aurez compris, l’estimation se fait souvent au cas par cas, alors n’hésitez pas à contacter Estimon’objet !

FAQ expertise de vos instruments de musique

Malheureusement non. De nombreux violons de série du XIXe siècle portent des étiquettes mentionnant “Stradivarius”, “Guarneri”, etc. Ce sont souvent des hommages ou des copies de facture courante… Seul l’oeil d’un expert en lutherie ancienne est capable de distinguer une véritable pièce de maître d’une simple production d’usine. Car une étiquette ou une signature ne fait pas tout !

Pour un musicien, oui, mais pour un collectionneur, l’intégrité des pièces d’origine prime. Un instrument qui nécessite une restauration de lutherie peut toujours avoir une grande valeur s’il est rare. Il est d’ailleurs souvent préférable de nous présenter l’instrument tel quel, avec son usure et ses défauts, plutôt que de tenter des réparations amateurs qui pourraient altérer le son ou le bois.

Le marché est toujours très dynamique pour la lutherie italienne (Crémone, Naples…) et française (notamment Mirecourt). Les guitares électriques vintage des années 50 et 60 connaissent également une forte croissance sur le marché de l’art. N’oublions pas les instruments à vent de grandes marques (comme Selmer pour les saxophones), ce sont généralement des valeurs sûres car leur cote est stable.

Absolument. Un archet de maître signé (comme Tourte ou Peccatte) peut parfois valoir plus cher que le violon qu’il accompagne ! Conseil Estimon’objet : ne négligez jamais les accessoires trouvés dans un étui, ils sont souvent révélateurs de la qualité de l’instrument principal.

Bien sûr ! Sur Estimon’objet, rien de plus facile : photographiez votre instrument de face, de dos et de profil, en veillant à capturer tous les détails (marque, numéro de série), les défauts. Pour les instruments à cordes, vous pouvez également prendre une photo zoomée de la tête (le chevillier) et de l’intérieur par les ouïes. Ensuite, envoyez-les sur notre formulaire en ligne et nos commissaires-priseurs réaliseront une expertise gratuite de votre instrument de musique. Vous recevrez la réponse par retour de mail.

Il vous suffit d’envoyer sur notre formulaire des photographies nettes du document (recto et verso), avec des zooms sur la signature et les zones de texte importantes. Nos spécialistes comparent ces éléments avec les résultats de ventes récents pour vous donner une valeur de marché précise et actualisée.

Estimation gratuite de tous types d'instruments de musique

Estimation d'instruments de musique en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre instrument de musique, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre instrument de musique sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :