Estimation gratuite Guitare

Guitare

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Estimation, cote et valeur Guitare

La guitare est un instrument de musique à cordes pincées. En fonction de la méthode d’amplification du son, la guitare est dite acoustique ou électrique. Vous souhaitez faire expertiser une guitare ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre guitare sur le site Estimon’objet !

Estimation gratuite Guitare

Prix et cote des guitares

  • Guitares modernes et instruments d’étude : entre 100 € et 1 500 €

  • Guitares professionnelles et modèles de luthier : entre 1 500 € et 15 000 €

  • Guitares vintage et pièces d’exception : entre 15 000 € et 200 000 €

Vous souhaitez faire expertiser une guitare en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant vos photos et toutes les informations sur votre guitare. Faites estimer votre guitare en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les origines de la guitare

Les origines de la guitare sont mal connues, mais de multiples sources sont proposées. On connaît en effet des instruments à manche et à cordes depuis 2000 avant notre ère. La guitare est parfois considérée comme une évolution du luth ou de la cithare. Quelle que soit son origine, la guitare apparaît en Europe sous sa forme moderne au XIIIème siècle. Il s’agit alors d’un instrument monoxyle, disposant de cordes en boyau. La guitare est alors un instrument lourd caractérisé par un bruit sourd. 

Au XVème siècle, l’adoption de la technique du lamé collé permet d’alléger la caisse de la guitare. Cette technique de fabrication s’inspire de celle de l’oud, mise au point par les artisans du monde arabe. Au Moyen Âge, des guitares à trois ou quatre chœurs sont proposées. Les cordes sont alors doublées, et les chœurs sont joués simultanément. Ce procédé permet d’accroitre le volume sonore et de donner davantage de richesses aux cordes basses. Dès le début de la Renaissance, les guitares à quatre paires de cordes sont les plus fréquentes dans la plupart des pays européens.

La guitare classique

La guitare classique, à cinq cordes, est mise au point en Italie au XVIème siècle. Cette dernière remplace progressivement les instruments à quatre paires de cordes. La guitare classique baroque peut être jouée en soliste, ou comme instrument d’accompagnement. Antonio Stradivari transforme la guitare en ajoutant une sixième paire de cordes en 1680. Cet ajout a une grande postérité. Au XVIIème siècle, la guitare se diffuse au sein de la population, et est notamment enseignée à l’élite européenne. Ainsi, jouer de la guitare baroque était l’un des passe-temps favoris du roi Louis XIV. 

Au XVIIIème siècle, vers 1760, on commence à adopter la soie filée pour les cordes de graves. Ces dernières supplantent les boyaux. Moins sensible à l’humidité que la corde de boyau, la corde de soie permet également une plus grande richesse harmonique. Il n’est désormais plus nécessaire de doubler les cordes. Dès 1780, Gennaro Fabricatore à Naples et Jean-Nicolas Lambert à Paris s’adaptent à cette évolution. Les guitares ont désormais non plus 6 paires de cordes, mais 6 cordes. Ce modèle s’impose après la Révolution française, et des guitares anciennes sont transformées pour ajuster le nombre de cordes. Au XIXème siècle, la guitare classique connaît une nouvelle évolution. L’espagnol Antonio Torres augmente la taille du corps de la guitare, et les proportions de l’instrument se transforment. Le son de l’instrument en est alors modifié. Afin de donner davantage de maintien à la caisse de la guitare, Christian Friedrich Martin transforme une nouvelle fois l’instrument au début du XXème siècle. Il modifie la caisse de résonnance, proposant le « X-brace system » pour lui donner davantage de maintien. 

La guitare électrique

La guitare électrique est la grande innovation du XXème siècle. Cette dernière s’appuie sur les transformations du siècle précédent, et utilise notamment le « X-brace system ». Les premières guitares électriques s’inspirent du modèle des guitares Archtop d’Orville Gibson à la fin du XIXème siècle. La forme de la guitare Archtop est progressivement affinée dans les années 1920, et elle est utilisée sur la scène jazz. Sous l’influence du designer Llyod Loar, les trous prennent la forme de F. On ajoute des microphones devant la guitare jazz dans les années 1920, on parle alors de guitare électrique. 

Dans les années 1930, ce système est commercialisé par Rickenbaker. Le développement de la guitare électrique correspond à l’essor des grands orchestres. Dans les années 1940, les guitares électriques se dispensent de la caisse de résonnance. Elles adoptent alors le « solid body ». La guitare électrique remporte un véritable succès dans les années 1950 avec les modèles de la Fender Telecaster, créée en 1950, et de la Stratocaster en 1954. En France, les grands luthiers de la guitare électrique sont les frères Jacobacci, Christophe Leduc, et Patrice Vigier.

Faire estimer gratuitement une guitare

La cote d’une guitare dépend à la fois de ses qualités intrinsèques et de sa provenance. La valeur d’une guitare classique ancienne est généralement estimée entre 100 et 5 000 euros. Cependant, les prix peuvent s’envoler en fonction de la rareté du modèle. Ainsi, une guitare inédite d’Antonio de Torres a été adjugée pour 142 000 euros à Vichy en 2021. Quant aux guitares électriques, les prix s’envolent lorsque la guitare a appartenu a une célébrité du monde de la musique. Ainsi, la guitare préférée de Kurt Cobain, la Martin D18 E de 1959, a été adjugée à Los Angeles pour 5.000.000 $ en 2020. Vous souhaitez faire expertiser une guitare et recevoir son estimation. Faites estimer une guitare en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Gennaro Fabricatore, Guitare à six chœurs, 1795, Naples, Milan, Museo degli strumenti musicali, Eigen Reportage, n° 2.24.10.02.

Étienne Laurent est expert en instruments de musique. Spécialiste de l’identification, de l’expertise et de l’estimation de guitare, il accompagne musiciens, collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de leurs guitares anciennes, guitares de luthier, guitares vintage, guitares électriques de collection et instruments acoustiques de prestige.

Sa parfaite connaissance des grandes marques de guitare, des ateliers de lutherie et des techniques de fabrication lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants dans l’estimation d’une guitare : marque, modèle, année de fabrication, état d’origine, provenance, rareté de la série, qualité des matériaux et état de conservation.

Grâce à sa maîtrise du marché de la guitare de collection, des ventes aux enchères d’instruments de musique et du marché spécialisé des instruments vintage, Étienne Laurent intervient régulièrement pour l’expertise de guitares anciennes, l’estimation de guitares vintage et de collection et l’accompagnement à la vente d’instruments recherchés par les musiciens professionnels et collectionneurs.

Comment estimer votre instrument de musique ?

Chez Estimon’objet, votre objet sera examiné par Étienne Laurent, spécialiste des instruments de musique anciens et de collection. L’analyse débute souvent par la recherche d’une signature ou d’une marque de fabrique : cela peut être une étiquette à l’intérieur d’un violon, un numéro de série sur une tête de guitare, une signature de luthier… Notre expert traque tous les détails qui vont lui permettre d’authentifier la pièce et confirmer son origine.

La qualité des matériaux est le second pilier de l’expertise. En effet, les bois de résonance (épicéa, érable ondé, palissandre…) et l’état du vernis d’origine influencent autant l’esthétique que le timbre de l’instrument. Et si la pièce est en bon état, alors sa valeur peut vite s’envoler sur le marché. Attention donc aux fissures, aux réparations maladroites ou aux déformations qui pourraient impacter l’estimation de votre instrument de musique. Notez cependant qu’un instrument qui a “joué” et qui a été bien entretenu conserve souvent une valeur acoustique supérieure à un objet qui n’a pas servi pendant longtemps.

Enfin, la rareté du modèle et son appartenance à une période faste d’une manufacture (comme les « années d’or » pour certaines guitares américaines) font souvent s’envoler les enchères. Vous l’aurez compris, l’estimation se fait souvent au cas par cas, alors n’hésitez pas à contacter Estimon’objet !

FAQ expertise de vos instruments de musique

Malheureusement non. De nombreux violons de série du XIXe siècle portent des étiquettes mentionnant “Stradivarius”, “Guarneri”, etc. Ce sont souvent des hommages ou des copies de facture courante… Seul l’oeil d’un expert en lutherie ancienne est capable de distinguer une véritable pièce de maître d’une simple production d’usine. Car une étiquette ou une signature ne fait pas tout !

Pour un musicien, oui, mais pour un collectionneur, l’intégrité des pièces d’origine prime. Un instrument qui nécessite une restauration de lutherie peut toujours avoir une grande valeur s’il est rare. Il est d’ailleurs souvent préférable de nous présenter l’instrument tel quel, avec son usure et ses défauts, plutôt que de tenter des réparations amateurs qui pourraient altérer le son ou le bois.

Le marché est toujours très dynamique pour la lutherie italienne (Crémone, Naples…) et française (notamment Mirecourt). Les guitares électriques vintage des années 50 et 60 connaissent également une forte croissance sur le marché de l’art. N’oublions pas les instruments à vent de grandes marques (comme Selmer pour les saxophones), ce sont généralement des valeurs sûres car leur cote est stable.

Absolument. Un archet de maître signé (comme Tourte ou Peccatte) peut parfois valoir plus cher que le violon qu’il accompagne ! Conseil Estimon’objet : ne négligez jamais les accessoires trouvés dans un étui, ils sont souvent révélateurs de la qualité de l’instrument principal.

Bien sûr ! Sur Estimon’objet, rien de plus facile : photographiez votre instrument de face, de dos et de profil, en veillant à capturer tous les détails (marque, numéro de série), les défauts. Pour les instruments à cordes, vous pouvez également prendre une photo zoomée de la tête (le chevillier) et de l’intérieur par les ouïes. Ensuite, envoyez-les sur notre formulaire en ligne et nos commissaires-priseurs réaliseront une expertise gratuite de votre instrument de musique. Vous recevrez la réponse par retour de mail.

Il vous suffit d’envoyer sur notre formulaire des photographies nettes du document (recto et verso), avec des zooms sur la signature et les zones de texte importantes. Nos spécialistes comparent ces éléments avec les résultats de ventes récents pour vous donner une valeur de marché précise et actualisée.

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Estimation d'instruments de musique en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre instrument de musique, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre instrument de musique sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :

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Estimation, cote et valeur Violon

Le violon appartient à la famille des instruments aux cordes frottées. Le violon apparaît dans le nord de l’Italie au début du XVIème siècle. D’abord instrument populaire, le violon gagne progressivement ses lettres de noblesse.Vous souhaitez faire expertiser un violon ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre violon sur le site Estimon’objet !

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Prix et cote des violons

  • Violons modernes et instruments d’étude : entre 200 € et 3 000 €

  • Violons anciens et lutherie européenne : entre 3 000 € et 50 000 €

  • Violons de collection et instruments de maître : entre 50 000 € et 5 000 000 €

Vous souhaitez faire expertiser un violon en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant vos photos et toutes les informations sur votre violon. Faites estimer votre violon en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La naissance du violon

Le violon naît à la Renaissance, au XVIème siècle. La paternité du violon est disputée par les villes de Crémone et Brescia. Longtemps rapproché de la viole de gambe, il semblerait que l’instrument hérite davantage de la vièle et de la lira da bracio. Les luthiers de la famille Amati, Gasparo da Salò, et Giovanni Paolo Maggini sont les principaux représentants de la créativité de cette période. La diffusion du violon est très rapide. Des centres de production s’implantent dès 1550 en Allemagne, dans le sud de la Saxe, dans les Alpes et dans les Vosges, régions riches en bois.

La transformation du violon au XVIIème siècle

Le violon se transforme au XVIIème siècle sous les mains des plus célèbres luthiers italiens. Andrea Guarneri, Francesco Ruggieri et Antonio Stradivari ont une influence majeure sur l’évolution du violon. Antonio Stradivari modifie le profil du violon. Il allonge le manche et la touche du violon pour que l’instrument gagne en amplitude. La tête du violon est renversée, et l’angle de la caisse de résonnance et du manche se trouve transformée. Pour accompagner ces transformations, le violon jusque-là réservé à la musique de danse s’impose désormais dans la musique savante. Brescia et Crémone demeurent le cœur de la production des violons, mais les innovations sont diffusées dans l’Europe entière. En France, le violon déjà présent depuis François Ier se développe véritablement sous Louis XIV. Jean-Baptiste Lully propose alors des partitions adaptées aux qualités nouvelles des instruments. L’école de lutherie de Mirecourt prend son essor à la fin du XVIIème siècle. En Allemagne, Jacob Stainer est le luthier le plus célèbre. Il propose des violons aux éclisses non plus encastrées mais collées.

Le violon à la période moderne

En ce qui concerne la période moderne, le profil du violon évolue peu jusqu’au XIXème siècle. En effet, au XVIIIème siècle, c’est le profil de l’archet qui concentre les recherches. Vers 1750, l’archet adopte un profil non plus convexe mais concave. Jacques Lafleur et les artisans de la famille Tourte ont une action importante sur la modernisation de l’archet en France au XVIIIème siècle. Quant aux violons, les principaux luthiers italiens sont Antonio Stradivari, Giambattista Rogeri, Pietro Giacomo Rogeri, et Domenico Montagnana. En France, l’école du « Vieux Paris » dirigée par Louis Guersan se développe Jean Nicolas Lambert, Claude Pierray, et Jacques Bocquay sont également des grands noms de la lutherie française du XVIIIème siècle. Une nouvelle impulsion est donnée en France au XIXème siècle, lorsque Nicolas Lupot, surnommé « le Stradivarius français », modernise le montage du violon. Il propose un violon au manche incliné vers l’arrière, au chevalet rehaussé, et dont les pièces intérieures sont renforcées, accroissant encore l’amplitude du violon. 

En renforçant la barre d’harmonie, qui assure l’équilibre entre les sons aigus et graves, on parvient à jouer avec davantage de puissance dans des salles de concert plus grandes. De nombreux violons anciens sont alors transformés. Cette période est considérée comme l’âge d’or de la lutherie française. Des ateliers de copies sont également installés. Ainsi, Jean-Baptiste Vuillaume imite les modèles de violons italiens XVIIème et XVIIIème siècle. La facture des violons devient alors internationale, et les différences régionales s’effacent progressivement.

Faire estimer gratuitement un violon

Le prix d’un violon ancien varie en fonction de son ancienneté, de sa rareté, de son auteur, de sa provenance, et de son état de conservation. Ainsi, il est possible d’acheter un violon dès 150 €, mais l’instrument requiert le plus souvent d’importantes réparations. Les violons de maîtres s’échangent plus souvent pour un prix de quelques milliers d’euros. Les maîtres luthiers italiens du XVIIème-XVIIIème siècle et les maîtres français du XIXème siècle sont aujourd’hui les plus recherchés des collectionneurs. Les créations de Niccolo Amati, Antonio Stradivari, Auguste Sébastien Bernardel, et Jean-Baptiste Vuillaume remportent régulièrement des records. 

Parmi les ventes mémorables, on peut citer celle du violon Stradivarius ayant appartenu au virtuose Toscha Seidel en 2022 à New York pour 15 millions de dollars. Les archets suscitent également tout l’intérêt des collectionneurs. Ainsi, en 2017, un archet fabriqué par François Xavier Tourte aux alentours de 1825 a été vendu 576 600 euros à Vichy. Il s’agit du record mondial des ventes pour un archet. Vous souhaitez faire expertiser un violon et recevoir son estimation. Faites estimer un violon en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Violon de maitre de danse, 1698, Nuremberg, Germanic National Museum

Étienne Laurent est expert en instruments de musique. Spécialiste de l’identification, de l’expertise et de l’estimation de violon, il accompagne musiciens, collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de leurs violons anciens, violons de luthier, violons de Mirecourt, instruments de lutherie européenne et pièces de collection.

Sa parfaite connaissance des écoles de lutherie françaises, italiennes et allemandes, des grands maîtres luthiers et des techniques traditionnelles de fabrication lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants dans l’estimation d’un violon : attribution, époque de fabrication, qualité des bois, état structurel, restaurations éventuelles, provenance et rareté de l’instrument.

Grâce à sa maîtrise du marché du violon ancien, des ventes aux enchères d’instruments de musique et du marché spécialisé de la lutherie, Étienne Laurent intervient régulièrement pour l’expertise de violons anciens, l’estimation de violons de collection et l’accompagnement à la vente d’instruments recherchés par les musiciens professionnels et collectionneurs.

Comment estimer votre instrument de musique ?

Chez Estimon’objet, votre objet sera examiné par Étienne Laurent, spécialiste des instruments de musique anciens et de collection. L’analyse débute souvent par la recherche d’une signature ou d’une marque de fabrique : cela peut être une étiquette à l’intérieur d’un violon, un numéro de série sur une tête de guitare, une signature de luthier… Notre expert traque tous les détails qui vont lui permettre d’authentifier la pièce et confirmer son origine.

La qualité des matériaux est le second pilier de l’expertise. En effet, les bois de résonance (épicéa, érable ondé, palissandre…) et l’état du vernis d’origine influencent autant l’esthétique que le timbre de l’instrument. Et si la pièce est en bon état, alors sa valeur peut vite s’envoler sur le marché. Attention donc aux fissures, aux réparations maladroites ou aux déformations qui pourraient impacter l’estimation de votre instrument de musique. Notez cependant qu’un instrument qui a “joué” et qui a été bien entretenu conserve souvent une valeur acoustique supérieure à un objet qui n’a pas servi pendant longtemps.

Enfin, la rareté du modèle et son appartenance à une période faste d’une manufacture (comme les « années d’or » pour certaines guitares américaines) font souvent s’envoler les enchères. Vous l’aurez compris, l’estimation se fait souvent au cas par cas, alors n’hésitez pas à contacter Estimon’objet !

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Malheureusement non. De nombreux violons de série du XIXe siècle portent des étiquettes mentionnant “Stradivarius”, “Guarneri”, etc. Ce sont souvent des hommages ou des copies de facture courante… Seul l’oeil d’un expert en lutherie ancienne est capable de distinguer une véritable pièce de maître d’une simple production d’usine. Car une étiquette ou une signature ne fait pas tout !

Pour un musicien, oui, mais pour un collectionneur, l’intégrité des pièces d’origine prime. Un instrument qui nécessite une restauration de lutherie peut toujours avoir une grande valeur s’il est rare. Il est d’ailleurs souvent préférable de nous présenter l’instrument tel quel, avec son usure et ses défauts, plutôt que de tenter des réparations amateurs qui pourraient altérer le son ou le bois.

Le marché est toujours très dynamique pour la lutherie italienne (Crémone, Naples…) et française (notamment Mirecourt). Les guitares électriques vintage des années 50 et 60 connaissent également une forte croissance sur le marché de l’art. N’oublions pas les instruments à vent de grandes marques (comme Selmer pour les saxophones), ce sont généralement des valeurs sûres car leur cote est stable.

Absolument. Un archet de maître signé (comme Tourte ou Peccatte) peut parfois valoir plus cher que le violon qu’il accompagne ! Conseil Estimon’objet : ne négligez jamais les accessoires trouvés dans un étui, ils sont souvent révélateurs de la qualité de l’instrument principal.

Bien sûr ! Sur Estimon’objet, rien de plus facile : photographiez votre instrument de face, de dos et de profil, en veillant à capturer tous les détails (marque, numéro de série), les défauts. Pour les instruments à cordes, vous pouvez également prendre une photo zoomée de la tête (le chevillier) et de l’intérieur par les ouïes. Ensuite, envoyez-les sur notre formulaire en ligne et nos commissaires-priseurs réaliseront une expertise gratuite de votre instrument de musique. Vous recevrez la réponse par retour de mail.

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Violoncelle

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Estimation, cote et valeur Violoncelle

Le violoncelle est un instrument de la famille des cordes frottées, inventé au XVIème siècle par Andrea Amati, un luthier de Crémone. D’abord instrument d’accompagnement, le violoncelle a progressivement gagné ses lettres de noblesse. Vous souhaitez faire expertiser un violoncelle ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre violoncelle sur le site Estimon’objet !

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Prix et cote des violoncelles

  • Violoncelles modernes et instruments d’étude : entre 500 € et 5 000 €

  • Violoncelles anciens et lutherie européenne : entre 5 000 € et 75 000 €

  • Violoncelles de collection et instruments de maître : entre 75 000 € et 3 000 000 €

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La création du violoncelle

L’apparition du terme violoncelle en 1660 est presque contemporain de la création de l’instrument, vers 1552. Le premier violoncelle serait l’œuvre d’Andrea Amati, alors installé à Bologne. Le violoncelle appartient à la famille des violons, et son histoire est intrinsèquement liée à celle de cet instrument. En effet, c’est l’instrument le plus grave de la famille des violons après la contrebasse. Le violoncelle est très volumineux, il représente environ trois fois la taille du violon. C’est un instrument à tessiture basse, étendue sur quatre octaves. Le violoncelle est avant tout un instrument d’accompagnement. Il permet de créer un son de basse continue très apprécié dans la musique baroque. Il accompagne le clavecin, soutenant les ensembles musicaux. Jusqu’au XVIIIème siècle, le musicien le tient entre ses genoux.

La transformation du violoncelle

Le violoncelle connaît une série de transformations à la fin du XVIIème siècle, et adopte alors ses dimensions actuelles. Il est transformé dans les ateliers Niccolo Amati et d’Antonio Stradivari, au tournant du XVIIIème siècle. Le violoncelle adopte alors une puissance sonore telle qu’il peut désormais s’affirmer comme instrument soliste. Ainsi, Johann Sebastian Bach propose dès 1725 six suites pour violoncelle seul, et il est suivi dans sa recherche par les compositeurs Antonio Vivaldi et Gioacchino Rossini. Les violoncelles d’Antonio Stadivari tels que le Batta, le Servais, le De Munck, ou encore le Piatti tirent leur célébrité de leurs interprètes. Le violoncelle est donc progressivement joué par les virtuoses. Le violoncelle s’impose ainsi comme instrument au XVIIIème siècle. Cet essor du violoncelle donne également lieu à des développements théoriques, avec les écrits de Jean-Pierre et Jean-Louis Duport. L’école italienne de lutherie se diffuse en Europe. François Médard, Nicolas Lupot et Jean-Baptiste Vuillaume sont trois luthiers remarquables installés à Mirecourt au XVIIIème – XIXème siècle. En Autriche, Jakobus Stainer est le principal maître luthier. 

Le violoncelle au XIXème et au XXème siècle

Le jeu du violoncelle est transformé au XIXème siècle. L’instrument est désormais disposé sur une pique, ce qui permet un nouveau style de jeu. Le violoncelle est particulièrement apprécié des artistes romantiques, ce qui donne lieu à de nombreuses compositions qui le mettent en lumière. L’instrument a alors gagné ses lettres de noblesse. Les nombreuses publications d’études relatives au violoncelle contribuent à sa popularité. Au XXème siècle, le violoncelle s’impose à égalité avec le violon. Paul Tortelier modifie légèrement la pique, la disposant désormais à angle presque droit. La qualité des violoncelles se diversifie, et l’on voit se diffuser les violoncelles manufacturés en usine. Le violoncelle était si apprécié que l’on en a parfois même fabriqué à l’aide de moyens de fortune pour qu’il puisse être joué en toutes circonstances, y compris dans les tranchées pendant la Première guerre mondiale.

Faire estimer gratuitement un violoncelle

L’estimation d’un violoncelle dépend avant tout du type du violoncelle. Il peut s’agir d’un violoncelle manufacturé, réalisé en usine, ou bien d’une création de luthier. Dans ce cas, la fabrication a pu être effectuée par les élèves, sous la direction du maître luthier, ou bien directement par le maître luthier. L’étiquette signée disposée à l’intérieur du corps du violoncelle est une précieuse source d’information pour le déterminer. En fonction du mode de fabrication, la valeur d’un violoncelle varie. Ainsi, un violoncelle d’usine ou d’atelier s’échange le plus souvent pour un prix compris entre 6 000 et 10 000 €, mais dépasse aisément les 30 000 € s’il s’agit d’une œuvre de maître luthier. Ainsi, un violoncelle de Louis Guersan réalisé dans les années 1750-1755 a été vendu pour 40 920 euros à Vichy en 2022. L’ancienneté du modèle, l’état de conservation du violoncelle, et sa provenance ont également une grande influence sur le prix de vente du violoncelle. 

En raison de sa rareté sur le marché, un violoncelle Bernardel de 1850 peut se vendre pour 80 000 €, comme ce fut le cas à Charleville-Mézières en 2019. Les créations de Jean-Baptiste Vuillaume, Charles François Gand et Auguste Sébastien Bernardel sont aujourd’hui les plus recherchées parmi les luthiers français. Les archets des violoncelles sont eux aussi très recherchés des collectionneurs lorsqu’ils sont de la main d’archetiers renommés comme François-Xavier Tourte. Vous souhaitez faire expertiser un violoncelle et recevoir son estimation. Faites estimer un violoncelle en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Jean-Baptiste Vuillaume, Violoncelle français, milieu du XIXème siècle, New York, Metropolitan Museum of Art

Étienne Laurent est expert en instruments de musique. Spécialiste de l’identification, de l’expertise et de l’estimation de violoncelle, il accompagne musiciens, collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de leurs violoncelles anciens, violoncelles de luthier, violoncelles de Mirecourt, instruments de lutherie européenne et pièces de collection.

Sa parfaite connaissance des écoles de lutherie françaises, italiennes et allemandes, des grands maîtres luthiers et des techniques traditionnelles de fabrication lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants dans l’estimation d’un violoncelle : attribution, époque de fabrication, qualité des bois, état structurel, restaurations éventuelles, provenance et rareté de l’instrument.

Grâce à sa maîtrise du marché du violoncelle ancien, des ventes aux enchères d’instruments de musique et du marché spécialisé de la lutherie, Étienne Laurent intervient régulièrement pour l’expertise de violoncelles anciens, l’estimation de violoncelles de collection et l’accompagnement à la vente d’instruments recherchés par les musiciens professionnels et collectionneurs.

Comment estimer votre instrument de musique ?

Chez Estimon’objet, votre objet sera examiné par Étienne Laurent, spécialiste des instruments de musique anciens et de collection. L’analyse débute souvent par la recherche d’une signature ou d’une marque de fabrique : cela peut être une étiquette à l’intérieur d’un violon, un numéro de série sur une tête de guitare, une signature de luthier… Notre expert traque tous les détails qui vont lui permettre d’authentifier la pièce et confirmer son origine.

La qualité des matériaux est le second pilier de l’expertise. En effet, les bois de résonance (épicéa, érable ondé, palissandre…) et l’état du vernis d’origine influencent autant l’esthétique que le timbre de l’instrument. Et si la pièce est en bon état, alors sa valeur peut vite s’envoler sur le marché. Attention donc aux fissures, aux réparations maladroites ou aux déformations qui pourraient impacter l’estimation de votre instrument de musique. Notez cependant qu’un instrument qui a “joué” et qui a été bien entretenu conserve souvent une valeur acoustique supérieure à un objet qui n’a pas servi pendant longtemps.

Enfin, la rareté du modèle et son appartenance à une période faste d’une manufacture (comme les « années d’or » pour certaines guitares américaines) font souvent s’envoler les enchères. Vous l’aurez compris, l’estimation se fait souvent au cas par cas, alors n’hésitez pas à contacter Estimon’objet !

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Malheureusement non. De nombreux violons de série du XIXe siècle portent des étiquettes mentionnant “Stradivarius”, “Guarneri”, etc. Ce sont souvent des hommages ou des copies de facture courante… Seul l’oeil d’un expert en lutherie ancienne est capable de distinguer une véritable pièce de maître d’une simple production d’usine. Car une étiquette ou une signature ne fait pas tout !

Pour un musicien, oui, mais pour un collectionneur, l’intégrité des pièces d’origine prime. Un instrument qui nécessite une restauration de lutherie peut toujours avoir une grande valeur s’il est rare. Il est d’ailleurs souvent préférable de nous présenter l’instrument tel quel, avec son usure et ses défauts, plutôt que de tenter des réparations amateurs qui pourraient altérer le son ou le bois.

Le marché est toujours très dynamique pour la lutherie italienne (Crémone, Naples…) et française (notamment Mirecourt). Les guitares électriques vintage des années 50 et 60 connaissent également une forte croissance sur le marché de l’art. N’oublions pas les instruments à vent de grandes marques (comme Selmer pour les saxophones), ce sont généralement des valeurs sûres car leur cote est stable.

Absolument. Un archet de maître signé (comme Tourte ou Peccatte) peut parfois valoir plus cher que le violon qu’il accompagne ! Conseil Estimon’objet : ne négligez jamais les accessoires trouvés dans un étui, ils sont souvent révélateurs de la qualité de l’instrument principal.

Bien sûr ! Sur Estimon’objet, rien de plus facile : photographiez votre instrument de face, de dos et de profil, en veillant à capturer tous les détails (marque, numéro de série), les défauts. Pour les instruments à cordes, vous pouvez également prendre une photo zoomée de la tête (le chevillier) et de l’intérieur par les ouïes. Ensuite, envoyez-les sur notre formulaire en ligne et nos commissaires-priseurs réaliseront une expertise gratuite de votre instrument de musique. Vous recevrez la réponse par retour de mail.

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Estimation gratuite Flute traversiere

Flûte traversière

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Estimation, cote et valeur Flûte traversière

La flûte traversière est un instrument à vent, de la famille des bois. Son nom dérive de la position de jeu, la flûte étant disposée de manière à traverser la bouche. L’air soufflé vibre grâce au biseau fixé à l’embouchure. Vous souhaitez faire expertiser une flûte traversière ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre flûte traversière sur le site Estimon’objet !

Estimation gratuite Flute traversiere

Prix et cote des flûtes traversière

  • Flûtes modernes d’étude et instruments courants : entre 100 € et 1 000 €

  • Flûtes professionnelles et modèles de concert : entre 1 000 € et 10 000 €

  • Flûtes traversières anciennes et instruments d’exception : entre 10 000 € et 50 000 €

Vous souhaitez faire expertiser une flûte traversière en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant vos photos et toutes les informations sur votre flûte traversière. Faites estimer votre flûte traversière en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La naissance de la flûte traversière

La naissance de la flûte traversière est attribuée à l’Asie, au IXème siècle avant notre ère. Il s’agissait alors d’une flûte de bambou à six trous. Plusieurs types de flûtes traversières asiatiques archéologiques sont connues, notamment la flûte chinois dizi, apparue au VIème siècle avant notre ère. En Europe, la flûte traversière apparaît au IIème siècle avant notre ère. Son usage est connu par les reliefs sur les urnes funéraires étrusques. L’usage de la flûte traversière disparait avec la chute de l’empire romain, mais renaît au IXème-Xème siècles de notre ère. On ne la connaît alors que par les témoignages littéraires, les peintures murales, et les plaques d’ivoire sculpté. Au XVème siècle, cette flûte est qualifiée de flûte traversaine.

La flûte traversière à la Renaissance

A la Renaissance, la flûte traversière est appelée la flûte d’Allemagne. Cette dernière est un instrument d’accompagnement en une ou deux pièces, à perce cylindrique. La flûte traversière couvre deux octaves et demie. Elle est réalisée en bois jusqu’au XIXème siècle.

La flûte traversière baroque

La flûte traversière se transforme à la période baroque. En France, la famille Hotteterre a une forte influence sur ces mutations. Elle propose à partir de 1660-1670 une flûte traversière constituée d’un tuyau découpé en trois parties emboîtables, et disposant d’une clé. Dans la seconde moitié du XVIIème siècle, Jean-Baptiste Lully donne ses lettres de noblesses à la flûte traversière. Il introduit l’instrument à l’intérieur de l’orchestre de l’Opéra, et compose des partitions à sa destination. La flûte traversière est l’instrument le plus vif, avec le violon, ce qui justifie son essor en tant qu’instrument soliste au XVIIIème siècle.  Le premier livre consacré à la flûte traversière, Principes de la flûte traversière, est publié en 1707 par Jacques-Martin Hotteterre.

Dans la première moitié du XVIIIème siècle, la flûte traversière connaît une nouvelle évolution. En 1726 le modèle Quantz, constitué de quatre parties, apparaît. En Angleterre, le modèle Stanesby prend son essor, tandis qu’en France on voit se développer les flûtes traversières Bizey et Scherer. Différentes clés sont ajoutées dans la seconde moitié du XVIIIème siècle. Les flûtes traversières peuvent avoir jusqu’à neuf clés au début du XIXème siècle. Ces ajouts de clés permettent des variations rapides dans tous les tons, cependant l’écartement des trous est insuffisant pour que la gamme soit juste. Il est nécessaire de corriger le son par le mouvement des lèvres.

La flûte traversière moderne

La flûte traversière connaît une transformation majeure à la période moderne, lorsque l’allemand Theobald Boehm met en place une flûte à système mécanique en 1832. Il propose une flûte traversière composée d’un mécanisme de plateaux, anneaux et axes longitudinaux qui permettent de boucher les trous. Ce mécanisme permet d’avoir plus de profondeur de jeu. Grâce à ce système mécanique, l’emplacement des trous peut désormais être fixé en fonction de la hauteur du son et non plus de la dimension de la main. La sonorité en est transformée, ce qui suscite d’abord une réticence de la part des musiciens. Cependant lorsque la flûte traversière est dotée d’un corps métallique en 1847, elle est plus largement acceptée. La facture de métal permet d’avoir un tube plus régulier et plus léger. La flûte traversière moderne est employée au Conservatoire de Paris dans les années 1860. Elle supplante alors les autres modèles. La flûte traversière irlandaise se maintient cependant selon sa forme traditionnelle au XIXème et XXème siècle.  En effet, cet instrument dérivant de la flûte anglaise conserve l’emploi du bois.

Faire estimer gratuitement une flûte traversière

Parmi les instruments de la famille des bois, la flûte traversière est celle qui a la valeur marchande la plus élevée. Une flûte traversière baroque s’échange pour un prix compris entre 1 000 et 5 000 euros, tandis que les flutes traversières modernes se vendent pour 500-1 000 euros. Ainsi, une flûte traversière en or massif du XXème siècle a été adjugée pour 7 900 € à Rennes en 2016. Les modèles d’exception peuvent cependant atteindre la dizaine de millier d’euros. Ainsi, la flûte Laurent en cristal de la collection Kaltenbach a été achetée pour 27 280€ à Vichy en 2019. Ce sont les flûtes de Claude Laurent qui sont parmi les plus recherchées. En effet, le facteur de flûtes employait des matériaux précieux tels que le cristal, l’argent, et sertissait parfois ses flûtes traversières de pierres précieuses. Vous souhaitez faire expertiser une flûte traversière et recevoir son estimation. Faites estimer une flûte traversière en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Charles Monzani, Flûte traversière, v. 1867-1869, laiton argenté, New York, Metropolitan Museum of Art

Étienne Laurent est expert en instruments de musique. Spécialiste de l’identification, de l’expertise et de l’estimation de flûte traversière, il accompagne musiciens, collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de leurs flûtes traversières anciennes, flûtes professionnelles, instruments de concert et modèles de collection.

Sa parfaite connaissance des grandes manufactures instrumentales, des techniques de fabrication et des évolutions organologiques de l’instrument lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants dans l’estimation d’une flûte traversière : marque, époque de fabrication, matériau de conception, qualité mécanique, état de conservation, rareté du modèle et provenance.

Grâce à sa maîtrise du marché des flûtes traversières, des ventes aux enchères d’instruments de musique et du marché spécialisé des instruments à vent, Étienne Laurent intervient régulièrement pour l’expertise de flûtes traversières anciennes, l’estimation de flûtes de collection et l’accompagnement à la vente d’instruments recherchés par les musiciens professionnels et collectionneurs.

Comment estimer votre instrument de musique ?

Chez Estimon’objet, votre objet sera examiné par Étienne Laurent, spécialiste des instruments de musique anciens et de collection. L’analyse débute souvent par la recherche d’une signature ou d’une marque de fabrique : cela peut être une étiquette à l’intérieur d’un violon, un numéro de série sur une tête de guitare, une signature de luthier… Notre expert traque tous les détails qui vont lui permettre d’authentifier la pièce et confirmer son origine.

La qualité des matériaux est le second pilier de l’expertise. En effet, les bois de résonance (épicéa, érable ondé, palissandre…) et l’état du vernis d’origine influencent autant l’esthétique que le timbre de l’instrument. Et si la pièce est en bon état, alors sa valeur peut vite s’envoler sur le marché. Attention donc aux fissures, aux réparations maladroites ou aux déformations qui pourraient impacter l’estimation de votre instrument de musique. Notez cependant qu’un instrument qui a “joué” et qui a été bien entretenu conserve souvent une valeur acoustique supérieure à un objet qui n’a pas servi pendant longtemps.

Enfin, la rareté du modèle et son appartenance à une période faste d’une manufacture (comme les « années d’or » pour certaines guitares américaines) font souvent s’envoler les enchères. Vous l’aurez compris, l’estimation se fait souvent au cas par cas, alors n’hésitez pas à contacter Estimon’objet !

FAQ expertise de vos instruments de musique

Malheureusement non. De nombreux violons de série du XIXe siècle portent des étiquettes mentionnant “Stradivarius”, “Guarneri”, etc. Ce sont souvent des hommages ou des copies de facture courante… Seul l’oeil d’un expert en lutherie ancienne est capable de distinguer une véritable pièce de maître d’une simple production d’usine. Car une étiquette ou une signature ne fait pas tout !

Pour un musicien, oui, mais pour un collectionneur, l’intégrité des pièces d’origine prime. Un instrument qui nécessite une restauration de lutherie peut toujours avoir une grande valeur s’il est rare. Il est d’ailleurs souvent préférable de nous présenter l’instrument tel quel, avec son usure et ses défauts, plutôt que de tenter des réparations amateurs qui pourraient altérer le son ou le bois.

Le marché est toujours très dynamique pour la lutherie italienne (Crémone, Naples…) et française (notamment Mirecourt). Les guitares électriques vintage des années 50 et 60 connaissent également une forte croissance sur le marché de l’art. N’oublions pas les instruments à vent de grandes marques (comme Selmer pour les saxophones), ce sont généralement des valeurs sûres car leur cote est stable.

Absolument. Un archet de maître signé (comme Tourte ou Peccatte) peut parfois valoir plus cher que le violon qu’il accompagne ! Conseil Estimon’objet : ne négligez jamais les accessoires trouvés dans un étui, ils sont souvent révélateurs de la qualité de l’instrument principal.

Bien sûr ! Sur Estimon’objet, rien de plus facile : photographiez votre instrument de face, de dos et de profil, en veillant à capturer tous les détails (marque, numéro de série), les défauts. Pour les instruments à cordes, vous pouvez également prendre une photo zoomée de la tête (le chevillier) et de l’intérieur par les ouïes. Ensuite, envoyez-les sur notre formulaire en ligne et nos commissaires-priseurs réaliseront une expertise gratuite de votre instrument de musique. Vous recevrez la réponse par retour de mail.

Il vous suffit d’envoyer sur notre formulaire des photographies nettes du document (recto et verso), avec des zooms sur la signature et les zones de texte importantes. Nos spécialistes comparent ces éléments avec les résultats de ventes récents pour vous donner une valeur de marché précise et actualisée.

Estimation gratuite de tous types d'instruments de musique

Estimation d'instruments de musique en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre instrument de musique, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre instrument de musique sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :

Estimation gratuite Saxophone

Saxophone

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Estimation, cote et valeur Saxophone

Le saxophone, instrument mis au point au XIXème siècle par Adolphe Sax, est aujourd’hui un instrument très prisé. Le saxophone appartient à la famille des instruments de bois, bien qu’il soit créé en alliage nickelé argenté ou doré. Vous souhaitez faire expertiser un saxophone ?Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre saxophone sur le site Estimon’objet !

Estimation gratuite Saxophone

Prix et cote des saxophones

  • Saxophones d’étude et instruments contemporains courants : entre 200 € et 2 000 €

  • Saxophones professionnels et modèles de belle facture : entre 2 000 € et 10 000 €

  • Saxophones vintage et instruments de collection : entre 10 000 € et 50 000 €

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L’invention du saxophone

Le saxophone est inventé en Belgique par Adolphe Sax. Ce dernier, passionné par la musique depuis son plus jeune âge, avait d’ores et déjà appris le métier de fabriquant d’instruments auprès de son père. Les recherches d’Adolphe Sax sur le perfectionnement de la clarinette basse entre 1838 et 1840 le mènent à imaginer le saxophone. Il présente dès 1841 un instrument à la forme en S, à perce conique composée de trois parties soudées, le pavillon, la culasse et le corps, sur lequel sont fixés le bocal et le bec. Le doigté de l’instrument mêle celui de la flûte et de la clarinette. Il est actionné par 19 à 22 clés ouvrant ou fermant les trous percés sur le corps. Adolphe Sax est convaincu que ce sont la forme et les proportions de l’instrument qui importent dans la qualité du son, et non le matériau employé pour créer le saxophone. Adolphe Sax présente d’abord son instrument à Bruxelles, puis se rend à Paris pour le montrer à Hector Berlioz et François Antoine Habeneck, chef d’orchestre. Il reçoit un accueil si chaleureux qu’il s’installe à Paris en 1843, et ouvre une fabrique d’instruments de musique en 1843. 

Adolphe Sax s’emploie alors à perfectionner son invention. Il crée la famille des saxophones, comprenant le sopranino, le soprano, l’alto, le ténor, le baryton, la basse et la contrebasse. Ses différents saxophones peuvent être accordés en si et en mi bémol s’ils sont destinés à être utilisés dans un orchestre militaire, ou en fa et en do s’ils doivent être joués dans un orchestre symphonique. Adolphe Sax perfectionne constamment la qualité et la justesse du son de ses saxophones, et dépose trente-trois brevets à partir de 1846. Adolphe Sax reçoit de nombreuses médailles pour ses saxophones, et se voit même décerner le titre de directeur de la musique particulière de l’empereur Napoléon III. Il industrialise également la production, diffusant le saxophone à large échelle. Adolphe Sax détient le monopole sur la production de sa création. A sa mort, ses fils reprennent l’usine familiale. Cependant à la fin du XIXème siècle, les maisons Buffet-Crampon, Millereau, Gautrot, Selmer, et Couesnon viennent apporter une concurrence.

La réception du saxophone au XIXème et au XXème siècle

La réception du saxophone auprès des musiciens est très mitigée au XIXème siècle. À l’exception d’Hector Berlioz, peu de musiciens sont convaincus par le saxophone dans les années 1840. Hector Berlioz est le premier compositeur à intégrer le saxophone à ses partitions, dans son Chant sacré en 1844. Puis Georges Bizet et Jules Massenet suivent son exemple. Le saxophone est cependant surtout utilisé dans l’armée. En 1845, il devient l’instrument de prédilection de la fanfare militaire. L’engouement des musiciens et du public pour le saxophone est avant tout lié à la diffusion du jazz. Le timbre du saxophone séduit les chanteurs. Parmi les grands noms du saxophone qui contribuent à sa célébrité, on compte Ben Webster, Coleman Hawkins, Lester Young, ou encore Charlie Parker. 

Lorsque la première classe de saxophone est ouverte au Conservatoire de musique de Paris en 1942, cet instrument est véritablement accepté de tous. L’emploi du saxophone n’est alors plus limité au jazz, mais il se diffuse plus largement. Le saxophone est employé à la fois dans les orchestres symphoniques et pour la musique populaire contemporaine. Pour l’adapter à ces nouveaux usages, le saxophone est transformé par des enseignes telles que Adler, Huller ou encore Yamaha. Ces derniers cherchent à perfectionner le mécanisme pour permettre au saxophone de jour tous types de compositions.

Faire estimer gratuitement un saxophone

Les saxophones circulent aisément sur le marché de l’art. Leur estimation dépend avant tout de leur taille, de leur histoire, et de leur signature. Ce sont souvent les plus grands saxophones qui atteignent les prix les plus élevés. Les saxophones s’échangent pour quelques centaines à quelques milliers d’euros, avec des prix compris entre 100 et 7 000 euros. 

Les modèles les plus recherchés sont les saxophones signés Selmer ou Adolphe Sax. La valeur du saxophone est encore rehaussée lorsque sa provenance est prestigieuse. Ainsi, le saxophone du virtuose du Jazz Charlie Parker a été vendu pour 262 000 dollars à New York en février 2005. Vous souhaitez faire expertiser un saxophone et recevoir son estimation. Faites estimer un saxophone en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Saxophoniste ténor américaine Rosa King à Amsterdam, s.d., Archief Fotocollectie Rijksvoorlichtingsdienst Eigen Reportage, n° 2.24.10.02.

Étienne Laurent est expert en instruments de musique. Spécialiste de l’identification, de l’expertise et de l’estimation de saxophone, il accompagne musiciens, collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de leurs saxophones anciens, saxophones professionnels, saxophones vintage et instruments de collection.

Sa parfaite connaissance des grandes manufactures instrumentales, des modèles emblématiques et des techniques de fabrication lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants dans l’estimation d’un saxophone : marque, modèle, numéro de série, époque de fabrication, état mécanique, finition, rareté du modèle et provenance.

Grâce à sa maîtrise du marché du saxophone, des ventes aux enchères d’instruments de musique et du marché spécialisé des instruments à vent, Étienne Laurent intervient régulièrement pour l’expertise de saxophones anciens, l’estimation de saxophones de collection et l’accompagnement à la vente d’instruments recherchés par les musiciens professionnels et collectionneurs.

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La qualité des matériaux est le second pilier de l’expertise. En effet, les bois de résonance (épicéa, érable ondé, palissandre…) et l’état du vernis d’origine influencent autant l’esthétique que le timbre de l’instrument. Et si la pièce est en bon état, alors sa valeur peut vite s’envoler sur le marché. Attention donc aux fissures, aux réparations maladroites ou aux déformations qui pourraient impacter l’estimation de votre instrument de musique. Notez cependant qu’un instrument qui a “joué” et qui a été bien entretenu conserve souvent une valeur acoustique supérieure à un objet qui n’a pas servi pendant longtemps.

Enfin, la rareté du modèle et son appartenance à une période faste d’une manufacture (comme les « années d’or » pour certaines guitares américaines) font souvent s’envoler les enchères. Vous l’aurez compris, l’estimation se fait souvent au cas par cas, alors n’hésitez pas à contacter Estimon’objet !

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Malheureusement non. De nombreux violons de série du XIXe siècle portent des étiquettes mentionnant “Stradivarius”, “Guarneri”, etc. Ce sont souvent des hommages ou des copies de facture courante… Seul l’oeil d’un expert en lutherie ancienne est capable de distinguer une véritable pièce de maître d’une simple production d’usine. Car une étiquette ou une signature ne fait pas tout !

Pour un musicien, oui, mais pour un collectionneur, l’intégrité des pièces d’origine prime. Un instrument qui nécessite une restauration de lutherie peut toujours avoir une grande valeur s’il est rare. Il est d’ailleurs souvent préférable de nous présenter l’instrument tel quel, avec son usure et ses défauts, plutôt que de tenter des réparations amateurs qui pourraient altérer le son ou le bois.

Le marché est toujours très dynamique pour la lutherie italienne (Crémone, Naples…) et française (notamment Mirecourt). Les guitares électriques vintage des années 50 et 60 connaissent également une forte croissance sur le marché de l’art. N’oublions pas les instruments à vent de grandes marques (comme Selmer pour les saxophones), ce sont généralement des valeurs sûres car leur cote est stable.

Absolument. Un archet de maître signé (comme Tourte ou Peccatte) peut parfois valoir plus cher que le violon qu’il accompagne ! Conseil Estimon’objet : ne négligez jamais les accessoires trouvés dans un étui, ils sont souvent révélateurs de la qualité de l’instrument principal.

Bien sûr ! Sur Estimon’objet, rien de plus facile : photographiez votre instrument de face, de dos et de profil, en veillant à capturer tous les détails (marque, numéro de série), les défauts. Pour les instruments à cordes, vous pouvez également prendre une photo zoomée de la tête (le chevillier) et de l’intérieur par les ouïes. Ensuite, envoyez-les sur notre formulaire en ligne et nos commissaires-priseurs réaliseront une expertise gratuite de votre instrument de musique. Vous recevrez la réponse par retour de mail.

Il vous suffit d’envoyer sur notre formulaire des photographies nettes du document (recto et verso), avec des zooms sur la signature et les zones de texte importantes. Nos spécialistes comparent ces éléments avec les résultats de ventes récents pour vous donner une valeur de marché précise et actualisée.

Estimation gratuite de tous types d'instruments de musique

Estimation d'instruments de musique en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Contrebasse

Contrebasse

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Estimation, cote et valeur Contrebasse

La contrebasse est l’instrument le plus grand et le plus grave de la famille des cordes frottées. Cet instrument, inventé au XVIème siècle en Italie, est relativement peu estimé jusqu’au XIXème siècle. Il connaît un véritable essor au début du XXème siècle, avec le développement du jazz. Vous souhaitez faire expertiser une contrebasse ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre contrebasse sur le site Estimon’objet !

Estimation gratuite Contrebasse

Prix et cote des contrabasses

  • Contrebasses modernes et instruments d’étude : entre 800 € et 5 000 €

  • Contrebasses anciennes et lutherie européenne : entre 5 000 € et 25 000 €

  • Contrebasses de collection et instruments de maître : entre 25 000 € et 200 000 €

Vous souhaitez faire expertiser une contrebasse en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant vos photos et toutes les informations sur votre contrebasse. Faites estimer votre contrebasse en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Composition de la contrebasse

La contrebasse est composée d’une caisse de résonnance qui amplifie la vibration des cordes, elles-mêmes relevées par un chevalet de bois. Les cordes sont fixées au cordier en partie basse, et à la tête du manche en hauteur. Les premières contrebasses disposent de trois à six cordes réalisées en boyau naturel. Le boyau demeure le matériau privilégié pour les cordes jusqu’aux années 1930. Le corps de la contrebasse est lui-même constitué d’une table et d’un fond, reliés par l’âme. Les ouïes, ouvertures taillées dans la table, transmettent la vibration des cordes à l’ensemble de la contrebasse. L’instrument se joue en frottant un archet sur les cordes, ou bien en tirant les cordes avec les doigts. Les contrebasses ont un registre étendu mais un son peu puissant. La forme de la contrebasse a longtemps été considérée comme inspirée de la viole de gambe. En réalité, il s’agit d’une transformation du violon. La caisse harmonique et le mécanisme de tension des cordes sont transformés pour faciliter le jeu du musicien avec un instrument de volume plus grand.

Les premières contrebasses

Les premières contrebasses sont nées en Italie au XVIème siècle. Le modèle se diffuse dès le XVIIème siècle dans l’Europe entière. Des contrebasses à quatre, cinq et six cordes sont proposées. Ce sont les contrebasses à cinq cordes qui se répandent le plus aisément en Italie, en Allemagne et en Autriche. En France, la diffusion est légèrement plus tardive, et d’abord réservée au contexte religieux. Avec son timbre bas, la contrebasse est alors l’instrument idéal pour soutenir l’orgue. Cependant, à partir de 1660, les contrebasses se voient employées également dans les théâtres. A la même période, ils intègrent les orchestres. Ainsi, Pierre Chabanceau de La Barre est le premier contrebassiste à entrer dans les « Vingt-Quatre Violons du roi » en 1663. La pratique de la contrebasse demeure cependant délaissée au profit d’autres instruments. Ainsi, rares sont les virtuoses de la contrebasse en France au XVIIIème siècle. De la même manière, il n’existe pas d’ouvrage théorique enseignant la pratique de la contrebasse avant 1830.

Essor des contrebasses

Les contrebasses prennent un nouvel essor au XIXème siècle. Le premier compositeur à proposer des partitions autonomes pour les contrebasses, indépendantes des violoncelles, est Ludwig van Beethoven. La contrebasse prend alors le statut d’instrument à part entière. La contrebasse est intégrée dans les orchestres symphoniques, et prend davantage d’ampleur dans la musique de chambre. De rares solos pour contrebasses sont même composés à la fin du XIXème siècle. 

La contrebasse bénéficie ainsi d’un intérêt nouveau au XIXème siècle, qui s’accentue au XXème siècle avec l’engouement du public pour le jazz. Les contrebasses à quatre cordes sont alors les plus fréquentes. Dans les années 1930, les cordes de métal sont adoptées. Elles confèrent davantage de profondeur et de richesse au son. Certains luthiers mêlent les cordes : ainsi, Gary Peacock et Charlie Haden jouaient avec deux cordes graves en métal et deux cordes aiguës en boyau. Le jeu acoustique domine jusqu’à ce que l’on commence à disposer un microphone devant l’instrument à partir des années 1920. Cette amplification électrique de la contrebasse permet de jouer dans des salles plus grandes, cependant les bruits à proximité tels que la batterie sont également amplifiés. 

La création de la guitare basse dans les années 1970 répond à cette problématique. Cette transformation donne plus de légèreté à l’instrument, et lui permet de ne pas être couvert par la batterie. Le premier modèle, crée par Leo Fender, était la Precision Bass. Depuis lors, cet instrument a pris sont autonomie. Les principaux luthiers qui encouragent cet essor de la contrebasse au XXème siècle sont Victor Quenoil, qui s’est spécialisé dans la réparation et la copie des modèles anciens italiens, et Jean Aurey en ce qui concerne la fin du XXème siècle.

Prix et cote des contrebasses sur le marché

Les contrebasses circulent peu sur le marché de l’art, notamment en raison de leurs dimensions et de l’essor tardif de cet instrument sur la scène musicale. Les contrebasses de collection s’échangent pour un prix compris entre 2 000 et 10 000 €, à moins qu’il ne s’agisse d’une création d’un maître luthier d’exception. Ainsi, une contrebasse de Charles Quenoil marquée et en excellent état de conservation a été vendue à Paris en 2008 pour 12 000 €. Les archets de contrebasse s’échangent eux aussi. Les plus recherchés sont ceux réalisés par François Xavier Tourte, surnommé le « Stradivari de l’archet ».  Vous souhaitez faire expertiser une contrebasse et recevoir son estimation. Faites estimer une contrebasse en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Contrebasse King Mortone, finition originale blonde, 1957

Étienne Laurent est expert en instruments de musique. Spécialiste de l’identification, de l’expertise et de l’estimation de contrebasse, il accompagne collectionneurs, musiciens, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de leurs contrebasses anciennes, contrebasses de luthier, instruments de lutherie européens et pièces de collection.

Sa parfaite connaissance des écoles de lutherie françaises, italiennes et allemandes, des grands ateliers de fabrication et des techniques traditionnelles de construction lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants dans l’estimation d’une contrebasse : attribution, époque de fabrication, qualité du bois, état structurel, restauration éventuelle, provenance et rareté de l’instrument.

Grâce à sa maîtrise du marché de la contrebasse, des ventes aux enchères d’instruments de musique et du marché spécialisé de la lutherie, Étienne Laurent intervient régulièrement pour l’expertise de contrebasses anciennes, l’estimation de contrebasses de collection et l’accompagnement à la vente d’instruments recherchés par les musiciens professionnels et collectionneurs.

Comment estimer votre instrument de musique ?

Chez Estimon’objet, votre objet sera examiné par Étienne Laurent, spécialiste des instruments de musique anciens et de collection. L’analyse débute souvent par la recherche d’une signature ou d’une marque de fabrique : cela peut être une étiquette à l’intérieur d’un violon, un numéro de série sur une tête de guitare, une signature de luthier… Notre expert traque tous les détails qui vont lui permettre d’authentifier la pièce et confirmer son origine.

La qualité des matériaux est le second pilier de l’expertise. En effet, les bois de résonance (épicéa, érable ondé, palissandre…) et l’état du vernis d’origine influencent autant l’esthétique que le timbre de l’instrument. Et si la pièce est en bon état, alors sa valeur peut vite s’envoler sur le marché. Attention donc aux fissures, aux réparations maladroites ou aux déformations qui pourraient impacter l’estimation de votre instrument de musique. Notez cependant qu’un instrument qui a “joué” et qui a été bien entretenu conserve souvent une valeur acoustique supérieure à un objet qui n’a pas servi pendant longtemps.

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Malheureusement non. De nombreux violons de série du XIXe siècle portent des étiquettes mentionnant “Stradivarius”, “Guarneri”, etc. Ce sont souvent des hommages ou des copies de facture courante… Seul l’oeil d’un expert en lutherie ancienne est capable de distinguer une véritable pièce de maître d’une simple production d’usine. Car une étiquette ou une signature ne fait pas tout !

Pour un musicien, oui, mais pour un collectionneur, l’intégrité des pièces d’origine prime. Un instrument qui nécessite une restauration de lutherie peut toujours avoir une grande valeur s’il est rare. Il est d’ailleurs souvent préférable de nous présenter l’instrument tel quel, avec son usure et ses défauts, plutôt que de tenter des réparations amateurs qui pourraient altérer le son ou le bois.

Le marché est toujours très dynamique pour la lutherie italienne (Crémone, Naples…) et française (notamment Mirecourt). Les guitares électriques vintage des années 50 et 60 connaissent également une forte croissance sur le marché de l’art. N’oublions pas les instruments à vent de grandes marques (comme Selmer pour les saxophones), ce sont généralement des valeurs sûres car leur cote est stable.

Absolument. Un archet de maître signé (comme Tourte ou Peccatte) peut parfois valoir plus cher que le violon qu’il accompagne ! Conseil Estimon’objet : ne négligez jamais les accessoires trouvés dans un étui, ils sont souvent révélateurs de la qualité de l’instrument principal.

Bien sûr ! Sur Estimon’objet, rien de plus facile : photographiez votre instrument de face, de dos et de profil, en veillant à capturer tous les détails (marque, numéro de série), les défauts. Pour les instruments à cordes, vous pouvez également prendre une photo zoomée de la tête (le chevillier) et de l’intérieur par les ouïes. Ensuite, envoyez-les sur notre formulaire en ligne et nos commissaires-priseurs réaliseront une expertise gratuite de votre instrument de musique. Vous recevrez la réponse par retour de mail.

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