Estimation, cote et valeur Légions d'honneur

Plus haute distinction honorifique française, la Légion d’honneur récompense depuis près de deux cents ans les civils et les militaires méritants. On distingue trois grades qui sont ceux de Chevalier, d’Officier et de Commandeur, ainsi que deux dignités, qui sont celles de Grand Officier et de Grand-Croix. La Légion d’honneur est facilement reconnaissable à son étoile à cinq branches doubles, entourée d’une couronne de chêne et de laurier, symbolisant tous deux la victoire, et son ruban rouge vif. Mais, sous les différents régimes qui se sont succédé depuis le XIXe siècle, la Légion d’honneur a connu de nombreuses modifications. Découvrez ici l’histoire de la Légion d’honneur. Besoin d’une expertise sur une Légion d’honneur ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Légion d'honneur

Prix et cote des légions d'honneur

  • Légions d’honneur courantes, grades standards et modèles récents : entre 100 € et 800 €

  • Légions d’honneur recherchées (anciens modèles, fabrications de qualité, grades supérieurs) : entre 800 € et 5 000 €

  • Légions d’honneur exceptionnelles, modèles rares, ensembles historiques ou pièces de prestige : entre 5 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros

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La Légion d’honneur, une création de Napoléon Bonaparte

Durant la Révolution française (189-1799), les ordres de chevalerie, symboles de l’Ancien Régime, furent presque tous abolis en 1791. Les nombreuses campagnes militaires sous le Directoire (1795-1799) puis le Consulat (1799-1804) motivèrent la création d’armes de récompense nationale, données aux militaires s’étant illustrés par leur conduite au feu. Le 29 floréal an X (19 mai 1802), Napoléon Bonaparte (1769-1821), alors premier Consul, fit adopter la création de la Légion d’honneur afin de récompenser les militaires et les civils. Cette nouvelle institution, qui vise à réunir l’élite de la Nation, n’est pas encore dotée d’insignes. Il faut attendre l’avènement de l’Empire en 1804 pour que les premières décorations soient décernées au sein de l’église Saint-Louis des Invalides. Une seconde cérémonie se déroule au camp de Boulogne devant 100 000 soldats réunis. 

L’insigne de la Légion d’honneur, inspiré de l’ordre de Saint-Louis créé par Louis XIV en 1693, en reprend la forme tout en s’inspirant également de l’Antiquité romaine. En effet, à l’avers se trouve l’effigie de Bonaparte avec l’inscription « Napoléon emp. des Français », et au revers l’aigle romaine avec la devise « Honneur et Patrie ». La forme de l’insigne sera modifiée à plusieurs reprises, et l’on distingue principalement quatre types. Il existe également de nombreuses subtilités en fonction des orfèvres ayant réalisé les insignes. Parmi les récipiendaires, on retrouve principalement des militaires comme le maréchal Lannes (1769-1809), mais également des civils comme l’artiste Jacques-Louis David (1748-1825) ou encore le mineur Hubert Goffin (1771-1821), qui s’est illustré en 1812 lors d’une catastrophe minière près de Liège en sauvant soixante-neuf de ses camarades.

De la Restauration à nos jours

La défaite de Waterloo et la seconde abdication de Napoléon en juin 1815 entraînent la chute de l’Empire et le rétablissement de la monarchie. En 1815, on compte environ 32 000 légionnaires vivants. Si Louis XVIII (1755-1824) restaure les anciens ordres royaux, il n’abolit pourtant pas la Légion d’honneur. Devenant ainsi l’ordre royal de la Légion d’honneur, l’effigie de l’empereur est remplacée au profit de celle du roi Henri IV. L’ordre est restructuré, et les grades et dignités que nous connaissons aujourd’hui sont institués. En 1830, le roi Louis-Philippe (1773-1850) fait de la Légion d’honneur le premier ordre français et délaisse les anciens ordres monarchiques. Si le profil du roi Henri IV est conservé à l’avers de la décoration, on observe l’ajout du drapeau tricolore au revers de celle-ci. Après la révolution de 1848, et l’avènement de la Seconde République (1848-1851), l’insigne est modifié pour s’inscrire dans l’héritage du Consulat. 

Le profil du roi Henri IV est remplacé par celui de Bonaparte, avec l’inscription « Bonaparte 1er Consul 19 mai 1802 », tandis que la devise « République française » est ajoutée au revers, entourant les drapeaux tricolores. Sous le Second Empire (1852-1870), Napoléon III (1808-1873) renoue avec les origines de l’ordre en adoptant un insigne similaire à celui créé en 1804. Pour la première fois, les drapeaux des régiments s’illustrant au combat sont décorés. La Troisième République (1870-1940) modifie l’insigne de la Légion d’honneur pour lui donner les traits que nous lui connaissons aujourd’hui. La mention « République française » entoure un profil féminin à l’antique, et l’on observe la date « 1870 ». En 1951, cette date est définitivement supprimée. En 1962, la date de la création de l’ordre (29 floréal an X) est ajoutée, ce qui permet de renouer avec le modèle originel.

Quelle est la cote d’une Légion d’honneur ?

Les insignes de la Légion d’honneur passent régulièrement en salle des ventes et sont appréciés des collectionneurs. En dehors de son état, la cote d’une Légion d’honneur varie en fonction du grade (Chevalier, Officier, Commandeur) ou de la dignité associée (Grand Officier et Grand-Croix), ainsi qu’en fonction du régime sous lequel elle a été réalisée. En dehors de l’ancienneté de la décoration, l’identité de son récipiendaire est un facteur important. La base de données Léonore, accessible en ligne, répertorie près de 390 000 dossiers de récipiendaires depuis sa création. 

La cote des Légions d’honneur est donc particulièrement variable. Si les modèles les plus simples oscillent entre 50 et 200 euros, d’autres plus rares sont particulièrement recherchés. Ainsi, estimés entre 1 000 et 1 500 euros à leur mise aux enchères, l’étoile de commandeur et le dossier de nomination ayant appartenu à Prosper de Chasseloup-Laubat (1805-1873), ministre de la Marine et des Colonies sous le Second Empire, furent attribués à 2 375 euros en 2019. Vous souhaitez faire expertiser une Légion d’honneur, et recevoir son estimation ? Faites estimer une Légion d’honneur en quelques clics via notre formulaire et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Insigne de Grand-Croix de la Légion d’honneur, Troisième République. Collections du musée de la Légion d’honneur © Wikicommons

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en Légions d’honneur, en art militaire ancien et en souvenirs historiques de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de décorations françaises et de l’estimation de Légions d’honneur, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de croix de la Légion d’honneur, plaques de grand officier, insignes de commandeur, ensembles de décorations et distinctions honorifiques françaises de toutes périodes.

Sa connaissance approfondie de la phaléristique française, de l’histoire de la Légion d’honneur, des différents modèles impériaux, royaux et républicains, ainsi que des fabricants officiels et variantes de fabrication, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’une Légion d’honneur de collection : modèle, régime, grade, fabricant, époque, rareté, état de conservation, présence de l’écrin d’origine et provenance historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des décorations anciennes et des ventes aux enchères de militaria et souvenirs historiques, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de Légions d’honneur, l’estimation de décorations françaises de collection et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de distinctions honorifiques anciennes, qu’il s’agisse de croix de chevalier, de grades supérieurs, d’ensembles attribués ou de pièces historiques rares recherchées par les collectionneurs spécialisés.

Toutes nos spécialités d'art militaire, armes et souvenirs historiques

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre objet militaire, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre objet sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :