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André Dunoyer de Segonzac, un artiste parisien protéiforme

André Dunoyer de Segonzac (1884-1974), est un peintre, aquarelliste, dessinateur, graveur, et illustrateur de la scène artistique parisienne. Formé à l’école des Beaux-Arts de Paris en auditeur libre à partir de 1900, il étudie également dans l’atelier de Luc-Olivier Merson en 1903, puis dans celui de Jean-Paul Laurens en 1907, et enfin à l’Académie de La Palette à Montparnasse, où il suit l’enseignement de Georges Desvallières et de Charles Guérin.

Dunoyer de Segonzac
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Un artiste indépendant d’Avant- garde

André Dunoyer de Segonzac fréquente les membres de l’Avant-garde parisienne. En 1908, il expose pour la première fois au Salon d’automne et au Salon des indépendants, avec les divisionnistes Paul Signac et Maximilien Luce. La même année, il loue une maison avec Paul Signac, Jean-Louis Boussingault, et Luc-Albert Moreau à Saint-Tropez. Enthousiasmé par les paysages et la luminosité de la ville, il y retourne à chaque été.

Malgré son amitié pour les divisionnistes, André Dunoyer de Segonzac privilégie des compositions architecturées, à la composition structurale et au dessin appuyé.

Dans les années 1910, André Dunoyer de Segonzac se rapproche de la tradition réaliste. Inspiré tant par la manière que par les méthodes de Gustave Courbet, il innove en superposant d’épaisses couches de pigments, qu’il travaille au couteau. Le premier exemple de cette transformation de son style, Les buveurs, est présenté au Salon d’Automne en 1910. Il se distingue nettement des différents courants de l’Avant-garde parisienne, bien qu’il fréquente alors Max Jacob, Raoul Dufy et Maurice de Vlaminck.

Entre cubisme et expressionnisme

Artiste indépendant, André Dunoyer de Segonzac se rapproche néanmoins du Cubisme en 1912. Il prend alors part au salon de la Section d’Or, puis compte parmi ceux qui diffusent ce style à New York à l’Armory Show en 1913. Ses peintures, telles que Nature morte, la Vénus Médicis (1912), ou encore Le déjeuner sur l’herbe (1912-1913) révèlent également l’influence de l’expressionnisme.

Il s’agit cependant d’un intermède de courte durée. André Dunoyer de Segonzac retourne à un style réaliste lors de la Première guerre mondiale. Pendant la guerre, alors qu’il sert dans l’infanterie puis au camouflage, il réalise de nombreux dessins qui documentent précisément la vie dans les tranchées.

Renouveau technique : gravure et aquarelle

Après la guerre, André Dunoyer de Segonzac s’initie à de nouvelles techniques. Grâce à l’imprimeur Jean Émile Laboureur, il se forme à la gravure, et réalise en 1919 les illustrations des Croix de bois de Roland Dorgelès.

Dès 1920, André Dunoyer de Segonzac débute également l’aquarelle. Ses thèmes de prédilection sont les paysages et les nus, qu’il traduit dans des tons ocres et bruns. Il effectue de nombreux paysages de Saint-Tropez, où il se rend chaque année, et a acquis une maison en 1925. Contrairement à ses contemporains, il ne s’intéresse pas à la violence de la lumière méditerranéenne, mais au contraire représente les rares moments de lumière mélancolique. Il se différencie également de ses contemporains par sa technique. A la différence son ami Raoul Dufy, qui utilise les particularités de l’aquarelle pour réaliser des œuvres indépendantes du trait, André Dunoyer de Segonzac renforce les contours. Dessinateur prolifique, il compose soigneusement des paysages, et prépare souvent ses gravures et aquarelles par des dessins.

Reconnaissance du grand public et de ses pairs

Entre 1920 et 1934, André Dunoyer de Segonzac est connu du grand public par de nombreuses expositions individuelles en France et à l’étranger. Il reçoit plusieurs prix internationaux pour son œuvre, notamment le Pittsburgh Carnegie Foundation Prize en 1933, et le prix de la Biennale de Venise l’année suivante.

En hommage à la diversité de ses approches esthétiques, et à sa capacité à adapter le style et la technique au concept représenté, André Dunoyer de Segonzac compte parmi les Maitres de l’Art Indépendant exposés au Petit Palais en 1937.

Après la guerre, il reste un personnage important de la scène artistique internationale. Il devient membre de la Royal Academy de Londres en 1947, et est nommé membre associé de l’Académie royale de Bruxelles l’année suivante. André Dunoyer de Segonzac termine sa carrière comme conservateur nommé au musée de Saint-Tropez, dont il assure l’ouverture en 1955.

L’estimation des œuvres d’André Dunoyer de Segonzac

Les œuvres d’André Dunoyer de Segonzac s’échangent principalement en France (85% des ventes), cependant les valeurs des ventes sur les marchés anglais et américains témoignent du rayonnement international de son œuvre.

L’indice des prix témoigne d’une remarquable stabilité depuis 2010. Ce sont ses œuvres d’après guerre, les dessins et aquarelles (48%) et estampes (44%) qui s’échangent le plus volontiers. Le record des ventes est d’ailleurs détenu par une aquarelle, La table rouge, adjugée pour 86 097 € (110 000 $) à New York en 2006. Les dessins et aquarelles sont cependant pour la plupart vendus entre 100 et 5 000 €, et les estampes entre 100 et 500 €. Son œuvre peinte, plus rare (7% des ventes), a une estimation légèrement plus haute, située entre 1 000 et 5 000 €. Les toiles peuvent cependant partir pour plus de 60 000 €, comme ce fut le cas en 1989 à New York.

(Illus.)Portrait de l’artiste.

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