Estimation et cote de l'artiste Christophe Blain

Christophe Blain est un auteur de bande dessinée fortement marqué par ses voyages et ses expériences pendant lesquels il gratte de nombreux carnets de dessins. Il reprend ce principe dans la plupart de ses séries. Dans Réducteur de vitesse, son vécu à bord d’un bateau durant son service militaire l’inspire. Pour Quai d’Orsay, c’est l’expérience de son co-auteur, Abel Lanzac, qui dévoile les rouages du ministère des Affaires étrangères quand il y était stagiaire. Les personnages de Christophe Blain sont aussi guidés par l’amour, qui devient fil conducteur de ses récits. Il s’impose alors comme un auteur majeur dans son domaine et séduit de nombreux lecteurs par ses personnages attachants qui vivent des aventures proches de la réalité. Découvrez ici l’histoire de Christophe Blain et ses œuvres emblématiques.   

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Christophe Blain, illustrateur de ses voyages

Christophe Blain est un auteur de bande dessinée et illustrateur français né le 10 août 1970. Il suit une formation artistique, d’abord à l’école municipale supérieure des arts et techniques de Paris puis à l’École des Beaux-Arts de Cherbourg-Octeville. La carrière de dessinateur de Christophe Blain commence par la publication de ses carnets de dessins. Il illustre ses voyages, ses expériences, ses observations. En 1991, il part au Bangladesh, accompagné du journaliste Daniel Druesne, au moment de la reconstruction du pays après le passage du cyclone Gorky. Ses dessins d’après nature font l’objet d’une publication chez Albin Michel Jeunesse en 1992 sous le titre Cyclone à Chittagong, Bangladesh. L’expérience est renouvelée en 1994 avec Carnet d’un matelot, chez le même éditeur, qui s’appuie sur les souvenirs du service militaire dans la Marine de Christophe Blain en 1991. Embarqué à bord de la frégate « Tourville », conçue pour traquer un sous-marin soviétique dans l’Atlantique nord, cette expérience, et surtout son mal de mer, marquent Christophe Blain à vie. 

Pour tenter de se sentir mieux à bord, il dessine en cachette. L’équipage le repère et espère le voir entrer dans la tradition des « peintres de la Marine », titre officiel, décerné par le Ministère français de la Défense, pour les artistes de tout genre ayant consacré leur talent à la mer, à la Marine nationale et aux marins. Carnet d’un matelot est donc publié en souvenir de ce service militaire éprouvant et raconte un récit réaliste de la vie à bord d’un bateau. Christophe Blain reçoit sa première récompense pour cet album : le Prix Jeunesse Gabier du Salon du livre maritime de Concarneau. Parmi ses carnets de voyages publiés, on retrouve Carnet de Lettonie, en 2005, pays qu’il a visité lors du festival franco-letton « Étonnante Lettonie » à l’occasion de l’adhésion du pays à l’Union Européenne en 2004 ; mais aussi Carnet polaire en 2007 qui raconte son expérience dans la base scientifique Dumont-d’Urville en terre Adélie pendant l’été austral.  En dehors des publications de carnets de dessins, Christophe Blain s’affirme, dès 1995, comme illustrateur pour des magazines de jeunesse comme Astrapi, Okapi et Science et Vie Junior.

L’Atelier des Vosges, élément déclencheur de la passion de Christophe Blain pour la bande dessinée

Comme beaucoup d’auteurs de cette génération, Christophe Blain découvre sa passion pour la bande dessinée lorsqu’il rejoint l’Atelier des Vosges en 1996. Ensemble, ils veulent incarner une nouvelle école de bande dessinée : une bande dessinée alternative à l’école franco-belge, plus indépendante. De nombreuses collaborations vont découler de cet événement. Christophe Blain devient l’illustrateur de ses amis auteurs et scénaristes. En 1997, il réalise les dessins de la première série de David B., Hiram Lowatt et Placido, publiée par Dargaud. Christophe Blain se fait remarquer du grand public en illustrant les quatre premiers tomes de la série Donjon Potron-Minet de Joann Sfar et Lewis Trondheim, publiés entre 1999 et 2006 par Delcourt.

À ce moment-là, Christophe Blain se lance de manière autonome dans la bande dessinée. Sa première publication en 1999 comme dessinateur et scénariste est l’album Le Réducteur de vitesse, chez Dupuis. Dans ce récit autobiographique, Christophe Blain se met en scène dans un bateau gris de la Marine. Les bateaux sont des jouets énormes et les marins ont des physionomies excessives. Christophe Blain, le marin qui est personnage principal, se réfugie dans les entrailles du navire pour échapper au mal de mer et à l’ordre militaire. Cet univers révèle sa fascination pour les grosses machines et fait écho à son expérience dans la Marine nationale lors de son service militaire. 

Christophe Blain enchaîne les succès avec la publication des séries Isaac le pirate en 2001 et Gus en 2007, par l’éditeur Dargaud. Isaac le pirate reçoit le Fauve d’Or à Angoulême en 2002 pour le deuxième tome : Les Amériques. Cette bande dessinée raconte l’histoire d’un peintre qui embarque sur un navire et se retrouve à faire le tour du monde. Avec la série Gus, Christophe Blain réalise son rêve d’écrire un western. Entre braquages, bagarres, saloons, shérifs, mais aussi femmes, il raconte les aventures sentimentales de trois cowboys. En 2017, Gus est récompensé par le prix Diagonale de la meilleure série, puis nommé en sélection officielle du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême en 2018.

Les sujets brûlants et le dessin accessible de Christophe Blain

Christophe Blain est apprécié par les lecteurs pour sa capacité à illustrer et raconter des sujets brûlants et d’actualité. Entre 2010 et 2011, il s’associe avec Abel Lanzac, pseudonyme du diplomate Antonin Baudry, pour la série Quai d’Orsay, publiée en deux volumes par Dargaud. Cette série met en scène Arthur de Vlaminck, chargé d’écrire les discours du ministre Taillard de Vorms, qui fait référence à Dominique de Villepin. Le récit est constitué d’après des souvenirs d’Abel Lanzac lorsqu’il était stagiaire au ministère. Cette série est un vrai succès pour le duo car elle traite de la politique et des dessous des institutions étatiques, sujet qui stimule la curiosité du lecteur. Ensemble, ils sont récompensés par le Fauve d’Or du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, en 2013 pour Chroniques diplomatiques, le tome 2 de la série. 

Autre album dans lequel Christophe Blain se consacre à un thème d’actualité, Le Monde sans fin, publié en 2021 par Dargaud avec Jean-Marc Jancovici, membre du Haut Conseil pour le climat. Sous la forme d’un dialogue entre un optimiste convaincu et un ingénieur, la bande dessinée vulgarise les questions énergétiques. Il traite des enjeux climatiques et de l’addiction des humains aux énergies, dont le pétrole. Le dessin compréhensible et expressif de Christophe Blain et la démonstration de Jean-Marc Jancovici rendent le sujet accessible. L’album rencontre un franc succès et est en rupture de stock dès sa sortie chez les libraires. Mais il fait aussi l’objet de vives critiques concernant la position de Jean-Marc Jancovici, accusé de « défendre la cause du nucléaire ». 

Christophe Blain est aussi apprécié de ses lecteurs pour son trait nerveux, schématique et expressif. Sa palette de couleurs diffère en fonction de l’univers qu’il souhaite représenter. Pour la série Gus, il emploie des couleurs vives et primaires ; dans Quai d’Orsay, il privilégie des couleurs neutres comme le bleu marine, le beige et le noir ; Le Monde sans fin est dessiné avec des couleurs sombres qui laissent paraître l’urgence climatique. Le dessin est primordial pour Christophe Blain, il s’inspire des illustrateurs romantiques et fantastiques du XIXe siècle comme Honoré Daumier, mais aussi des peintres Gustave Caillebotte et Henri de Toulouse-Lautrec.

Christophe Blain, le crayon de l’industrie musicale

Plusieurs fois en collaboration avec des artistes, Christophe Blain prête son trait pour illustrer des albums musicaux. En 2008, il participe à l’édition spéciale de l’album Comme un manouche sans guitare de Thomas Dutronc. Avec d’autres dessinateurs, il illustre le livret qui présente le texte des chansons. Il réalise aussi le clip vidéo du single éponyme. En 2011, il dessine la pochette et le livret de l’album Je suis au paradis de Thomas Fersen.

Christophe Blain est tellement lié à l’industrie musicale qu’il y prend pleinement part en réalisant une bande dessinée musicale. De sa rencontre avec la chanteuse Barbara Carlotti pour la réalisation d’une affiche, naît la bande dessinée La Fille, publiée par Gallimard en 2013. Sur le principe des livres-disques, c’est-à-dire l’association complémentaire d’un ouvrage écrit et d’un support audio ou audiovisuel, Christophe Blain conçoit la bande son comme une musique de film. Le trait de Christophe Blain se mêle à la voix de Barbara Carlotti qui incarne la narratrice et l’héroïne. Pour le cowboy fou amoureux de la Fille, c’est Christophe Blain qui est à la fois au dessin et à la voix. Pour les autres voix, les deux auteurs les ont choisies dans un casting à la manière des doubleurs et doubleuses des films de Quentin Tarantino.

La cote de Christophe Blain sur le marché de l’art

Enfin, pour couronner le succès de sa carrière, Christophe Blain est présent sur le marché de l’art. Ses originaux sont régulièrement proposés à la vente. Les séries de Gus et Isaac le Pirate atteignent des adjudications records. En décembre 2022, un dessin original à l’encre de Chine représentant le personnage Gus a été adjugé à 5 000 €. En 2013, une encre de Chine de la planche 43 de l’album Les Amériques, tome 2 de la série Isaac le pirate s’est envolée à 6 316 €. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Christophe Blain et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire en ligne. Faites estimer une œuvre de Christophe Blain en quelques clics et vous recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !   

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