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Estimation et cote de l'artiste Jean-Marc Rochette

Né en 1956, Jean-Marc Rochette est un peintre, sculpteur, illustrateur et auteur de bande dessinée français. Il est connu pour être le dessinateur des séries Edmond le cochon (1979) et Le Transperceneige (à partir de 1982), ainsi que le créateur des bandes dessinées Ailefroide, altitude 3954 (2018), Le Loup (2019) et La Dernière Reine (2022). Ces dernières réalisations, qui sont aussi les plus personnelles, laissent transparaître son amour de la montagne qui l’a guidé dans son œuvre. Découvrez ici l’histoire de Jean-Marc Rochette et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Jean-Marc Rochette ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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L’affirmation du goût pour l’art chez Jean-Marc Rochette

Jean-Marc Rochette grandit à Grenoble, une ville où l’on trouve, selon le mot de Stendhal, « au bout de chaque rue, une montagne ». Dès son adolescence, il nourrit son goût pour l’art en visitant chaque semaine le musée municipal de Grenoble, où il admire les œuvres de Chaïm Soutine, Georges de La Tour et Henri Fantin-Latour. Il suit pendant un an des cours en histoire de l’art, avant de s’inscrire en arts plastiques à Aix-en-Provence.

Alors qu’il projette de devenir guide de haute montagne, Jean-Marc Rochette est victime en 1976 d’un grave accident lors d’une ascension dans l’Oisans. Des années plus tard, il raconte cet événement dans l’album de bande dessinée Ailefroide, altitude 3954 (2018), dans lequel il déclare : « je me suis toujours imaginé alpiniste, mais au moment de mourir, c’est le dessin que je regrette ». Il renonce ainsi à cette voie pour se tourner vers une carrière artistique.

Les débuts dans la bande dessinée

À la fin des années 1970, Jean-Marc Rochette estime que la peinture et la montagne ne sont pas les sujets les plus en vogue. Il n’en fait donc pas tout de suite sa spécialité, et publie ses premières bandes dessinées dans les magazines Actuel et L’Écho des savanes. Dans ce dernier, il travaille avec Martin Veyron au scénario pour créer la série Edmond le cochon, une bande dessinée à l’humour cynique, influencée par l’underground américain, qui est un genre de bande dessinée moquant les valeurs morales admises à l’époque.

En 1984, Jean-Marc Rochette crée avec le scénariste Jacques Lob Le Transperceneige, une bande dessinée de science-fiction post-apocalyptique sur fond de lutte des classes. Ce premier tome remporte le prix décerné par le journal Témoignage Chrétien au festival d’Angoulême un an plus tard.
Dans les années qui suivent, Jean-Marc Rochette mène plusieurs projets, dont Requiem blanc en 1987 sur un scénario de Benjamin Legrand, ainsi que des illustrations pour la littérature jeunesse comme Le Petit Poucet ou Pinocchio.

Les premiers essais à la peinture de l’artiste

À la fin des années 1980, Jean-Marc Rochette se consacre à la peinture. Considérant que celle-ci est vaine lorsqu’elle prétend au réalisme et qu’elle est « essentiellement de la matière », il abandonne la couleur et se met à peindre des gris. Son raisonnement l’amène peu à peu à considérer la matière comme anecdotique, jusqu’à atteindre, selon son expression, la « négation de la peinture », voire du réel lui-même. Sentant que cette réflexion lui fait perdre pied avec la réalité, il décide d’adopter une approche plus humble dans les années 1990, à travers la peinture de paysage. Il trouve un renouveau grâce à la bande dessinée dans les années 1990 en reprenant sa collaboration avec Benjamin Legrand pour la conception du Tribut en 1995, puis du second tome du Transperceneige en 1999.

Le succès de Jean-Marc Rochette : un artiste au sommet

Après avoir mené des projets sans grand succès en bande dessinée et glissant une nouvelle fois vers l’abstraction en peinture, Jean-Marc Rochette décide de s’installer à Berlin en 2008. Là-bas, il parvient à porter un regard neuf sur le monde, ce qui lui permet de renouer avec la peinture. Ses aquarelles laissent alors transparaître davantage d’énergie, ses bleus sont plus profonds.

En 2009, il crée la bande dessinée Himalaya Vaudou avec le scénariste Fred Bernard. De cet album, ce sont sans doute les premières pages, réalisées à la peinture et dont émergent des monts enneigés, qui ont amené Elisabeth Chambon, alors conservatrice du musée Géo-Charles d’Échirolles, à le contacter pour une exposition. Lui suggérant de peindre des montagnes, elle fait ainsi naître en lui le désir de figurer l’endroit où il avait failli mourir trente ans plus tôt. En 2010, il peint dans cette optique Le Couloir, une oeuvre où le blanc des montagnes rencontre le sang du grimpeur. Ce tableau est décisif dans sa représentation des montagnes.

En 2013, la sortie du film Snowpiercer, Le Transperceneige du réalisateur coréen Bong Joon-ho relance la carrière de Jean-Marc Rochette. En 2015, ce dernier publie avec le scénariste Olivier Bocquet le quatrième volet de la série Le Transperceneige, puis sa bande dessinée autobiographique, Ailefroide, altitude 3954, en 2018, qui rencontre un grand succès.

Pendant cette période, Jean-Marc Rochette retourne en France pour s’installer dans les Alpes, au massif des Écrins. Là-bas, il se remet à l’alpinisme et consacre du temps au dessin, à la peinture et à l’écriture. En 2019, il célèbre ces montagnes dans le roman graphique Le Loup, un récit retraçant la confrontation d’un berger avec un loup, soit de l’homme avec la nature. En 2022, paraît La Dernière Reine, un titre désignant la dernière ourse abattue dans le Vercors en 1868. Pour Jean-Marc Rochette, cet album constitue l’aboutissement de sa carrière. Celle-ci est un succès, se vendant, comme Ailefroide et Le Loup, à plus de 100 000 exemplaires. Après cet album, l’artiste décide de laisser de côté les histoires et de se consacrer uniquement à la peinture et la sculpture.

Les deux facettes de Jean-Marc Rochette

Jean-Marc Rochette adopte une approche différente de l’image selon qu’il est peintre ou dessinateur. En peinture, il représente des paysages et notamment des montagnes, leur beauté lui procurant un « sentiment de plénitude » et lui permettant « d’explorer son lien avec le réel ». Pour lui, la maîtrise d’un tableau ne doit pas être absolue, cela afin que celui-ci « s’autogénère ». En ce sens, sa peinture serait à l’image de la nature, désordonnée en apparence mais en réalité harmonieuse. Pour Jean-Marc Rochette, peindre revient à « capter le mystère de la matière, la chair du monde », l’œuvre devenant ainsi une « zone où la parole n’a pas sa place ».

Au contraire, le dessin est le lieu de la « maîtrise », où l’on doit « concilier liberté et lisibilité ». Mais si dessiner est selon lui déjà une manière de saisir un objet, de le comprendre et le décrypter, il s’agit aussi de rechercher l’humanité dans ses sujets, afin de leur donner un « poids charnel et humain ». Comme dans ses peintures, son trait est dynamique et expressif.

La place de Jean-Marc Rochette dans le marché de l’art 

Quelques planches des albums les plus emblématiques de Jean-Marc Rochette, tels que Le Transperceneige, Ailefroide, altitude 3954, Le Loup et La Dernière Reine sont mis en vente sur le marché de l’art à une estimation de 3 000 à 7 000 €. Les couvertures originales des albums connaissent la même tranche de prix. Les peintures de Jean-Marc Rochette sont quant à elles mises en vente entre 1 500 et 1 800 € lorsqu’elles sont réalisées à l’acrylique, et entre 3 000 et 4 000 € pour les aquarelles. Ce sont toutefois ses représentations de montagnes qui valent le plus cher, celles-ci, généralement réalisées à l’encre de Chine et lavis, étant estimées entre 4 000 et 7 000 €. Fin 2023, se vendait aux enchères à 14 950 € la couverture originale de La Dernière Reine, accompagnée de son étude couleur à l’aquarelle et encre de Chine. Celle-ci représente l’ours se détachant sur la montagne au lointain, dessinée sur le bleu profond du ciel. 

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