Home » Estimation, Cote et valeur artiste » Jean-Pierre Gibrat

Estimation et cote de l'artiste Jean-Pierre Gibrat

Né en 1954, Jean-Pierre Gibrat est un dessinateur et scénariste français de bande dessinée. Parmi ses œuvres les plus emblématiques figurent Le Sursis, Le Vol du corbeau et Mattéo. Ses travaux, acclamés tant pour leur narration riche que leur esthétique, ont fait de Jean-Pierre Gibrat l’un des auteurs contemporains les plus importants de la bande dessinée. Découvrez ici l’histoire de Jean-Pierre Gibrat et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Jean-Pierre Gibrat ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Jean-Pierre Gibrat

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Jean-Pierre Gibrat et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Jean-Pierre Gibrat en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Le début de carrière de Jean-Pierre Gibrat

Jean-Pierre Gibrat connaît une enfance paisible à Rueil-Malmaison, au sein d’une famille impliquée dans le syndicalisme. Bien qu’il manifeste un intérêt pour l’Histoire du XXe siècle, il obtient un baccalauréat de philosophie en 1972, avant de se lancer dans des études de graphisme publicitaire (1973) puis d’arts plastiques (1974-1975). Après ses études, il commence une carrière dans la bande dessinée en mettant son talent de dessinateur presque exclusivement au service de scénarios écrits par d’autres. Empreint d’une grande sensibilité, il apporte ainsi une dimension psychologique subtile aux divers récits qu’il crée en collaboration avec Jackie Berroyer, à commencer par Goudard (1978) et La Parisienne (1982).

Les collaborations de Gibrat se poursuivent avec L’Empire sous la mer, une œuvre où il donne vie à Zaza, la chienne de Dany Saval et de Michel Drucker, sur un texte de l’actrice elle-même. En 1988, il travaille successivement avec Guy Vidal puis Dominique Leguillier pour la série Médecins sans frontières, puis s’associe en 1995 avec Francis Leroi pour la bande dessinée Pinocchia, une version féminine du personnage classique de Carlo Collodi. L’année suivante, il élabore Marée basse avec Daniel Pecqueur. En parallèle, il publie des illustrations en couleurs dans de nombreux magazines, notamment Le Nouvel Observateur, Le Figaro magazine ou encore Elle.

Jean-Pierre Gibrat en tant que scénariste

À la fin des années 1990, Gibrat est de moins en moins enthousiaste par les histoires qu’on lui propose et désire, après vingt ans de métier, mener un projet seul. Il entame ainsi une nouvelle phase dans sa carrière en assumant l’écriture de ses propres scénarios de bande dessinée. En 1997 puis 1999, il signe les deux volets du Sursis, une histoire prenant place dans la France sous l’occupation allemande lors de la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci raconte le parcours de Julien Sarlat, un déserteur du Service du travail obligatoire qui, passé pour mort, assiste du vieux pigeonnier où il s’est réfugié à son propre enterrement. Né en 1954, soit dix ans après la guerre, Jean-Pierre Gibrat est fasciné par cette période qu’il met fréquemment en scène dans ses œuvres. Beaucoup de personnages de sa génération s’interrogent en effet souvent sur la manière dont chacun aurait réagi dans le contexte de la guerre mondiale. Avec Le Sursis, le dessinateur apporte sa réponse : comme beaucoup de Français et à l’image de son personnage Julien Sarlat, il aurait sans doute adopté une attitude attentiste, ayant pour principal souci de survivre. Poursuivant l’exploration de cette période sombre, il élabore un autre diptyque intitulé Le Vol du corbeau, publié en 2002 et 2005, qui raconte l’histoire de Jeanne, une résistante arrêtée sur dénonciation anonyme.

À partir de 2008, il commence sa série Mattéo. Structurée en six périodes, de 1914 à 1940, cette bande dessinée narre la destinée particulière d’un espagnol fils d’anarchiste. De la Première à la Seconde Guerre mondiale, en passant par la révolution russe, le Front Populaire et la guerre d’Espagne, le récit traverse ces époques mouvementées en explorant les passions du protagoniste. Mattéo se démarque par la qualité de son écriture et son dessin, qui, libéré des contraintes de l’encrage, gagne en expressivité. En parallèle de cette série, Gibrat continue de proposer des scénarios avec la bande dessinée Les Gens honnêtes, dont les illustrations sont assurées par Christian Durieux. Cette œuvre est publiée en quatre tomes entre 2008 et 2016.

Le style de Jean-Pierre Gibrat

À travers des récits teintés d’un pessimisme latent, Jean-Pierre Gibrat se concentre sur la vie quotidienne de personnages vivant dans des cadres exceptionnels comme la clandestinité sous l’Occupation. Plutôt que de développer les actions et les combats, il préfère ainsi montrer leurs réactions lorsqu’ils sont au pied du mur, suscitant de la sorte l’empathie du lecteur. Dans cette perspective, son style de dessin se veut moins réaliste qu’expressif.

Le talent de conteur et de dialoguiste de Jean-Pierre Gibrat se manifeste à travers un trait maîtrisé avec finesse et un éclat particulier des couleurs, permis par la technique de la couleur directe, dans laquelle la couleur et les tracés de contours au noir ne sont pas séparés. En 2006, il se voit récompensé par l’attribution du Prix du dessin au Festival d’Angoulême pour Le Vol du corbeau.

Quelle est la place de Jean-Pierre Gibrat dans le marché de l’art ?

Jean-Pierre Gibrat s’est affirmé au fil des années comme l’un des artistes français les plus prisés : le total des ventes en galerie a ainsi atteint 4 millions d’euros depuis 2012 et ses œuvres peuvent dépasser les 100 000 €. En 2021, la couverture originale du Sursis illustrant son personnage principal derrière les persiennes s’est vendue à 130 000 €. Les planches, illustrations et couvertures originales des albums principaux de Jean-Pierre Gibrat, tels que Mattéo, Le Sursis et Le Vol du corbeau sont estimés entre 3 000 et 60 000 €. Des albums comme Pinocchia et Marée basse se trouvent quant à eux sur le marché pour une valeur comprise entre 1 500 et 4 000 €. L’estimation des dessins de l’auteur, réalisés à l’aquarelle, à l’encre ou à la mine de plomb, s’élève entre 1 000 et 20 000 €. Les croquis et esquisses de Jean-Pierre Gibrat se vendent entre 200 et 800 €. 

Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Jean-Pierre Gibrat et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une œuvre de Jean-Pierre Gibrat en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.