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Estimation et cote de l’artiste Maria Helena Vieira da Silva

D’origine portugaise et naturalisée française, Maria Helena Vieira da Silva (1908-1992) a su imposer une œuvre dense et singulière, entre abstraction lyrique et art géométrique. Considérée comme l’une des premières femmes à s’être fait un nom sur la scène artistique internationale du XXe siècle, Vieira da Silva a marqué l’histoire de l’art par la profondeur de sa démarche, la complexité de ses compositions et la puissance de ses atmosphères picturales.

Tableau de Maria Elena Viera Da Silva

Prix des œuvres de Maria Helena Vieira da Silva

  • Peintures - entre 20 000 € et 2 000 000 €

  • Dessins ou gouaches - entre 5 000 € et 120 000 €

  • Estampes - entre 500 € et 15 000 €

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Maria Helena Vieira da Silva, entre abstraction et architecture

Née en 1908 à Lisbonne, Maria Helena Vieira da Silva quitte très jeune le Portugal pour étudier les arts à Paris, où elle s’installe en 1928. Elle intègre successivement les ateliers de Fernand Léger, Antoine Bourdelle et Stanley William Hayter, nourrissant sa formation au contact des avant-gardes européennes. Dès les années 1930, son style s’affirme : un art structuré, où la ligne construit l’espace, et où l’abstraction devient langage. Exilée au Brésil pendant la Seconde Guerre mondiale, elle y continue sa recherche picturale, avant de revenir à Paris en 1947, alors que la capitale retrouve son rayonnement artistique. Elle y rencontre un succès grandissant, jusqu’à représenter la France à la Biennale de Venise en 1961 — une première pour une artiste femme.

Une œuvre construite comme un labyrinthe

Vieira da Silva développe un langage plastique unique, mêlant perspectives instables, réseaux de lignes, enchevêtrements architecturaux et jeux d’ombre et de lumière. Ses toiles évoquent souvent des bibliothèques infinies, des villes imaginaires, des intérieurs labyrinthiques, où l’œil du spectateur se perd avec délice. Elle peint à l’huile, sur de grands formats, mais réalise également de nombreux dessins, gravures et illustrations. Son œuvre évolue lentement, avec une rigueur constante, oscillant entre une abstraction très construite et une sensibilité presque mystique. Son mari, le peintre hongrois Árpád Szenes, accompagne son parcours artistique, sans jamais éclipser sa singularité. Quelques œuvres emblématiques de Maria Elena Vieira da Silva :

  • « La Bibliothèque en feu » (1949) : œuvre monumentale, emblématique de son obsession pour les espaces clos et saturés.

  • « Le Métro » (1953) : évoque la modernité urbaine dans une géométrie éclatée.

  • « La Ville » (1955) : synthèse parfaite de son travail de structure, entre abstraction et figuration.

  • « Les Grandes Constructions » (1966) : série emblématique de la maturité de son œuvre.

Ses tableaux ne racontent pas une histoire linéaire : ils représentent le mouvement, la complexité du réel, les méandres de la pensée. L’œil chemine, s’égare, revient. C’est cette expérience immersive qui rend son œuvre si contemporaine.

Une carrière institutionnelle et internationale

Vieira da Silva est célébrée de son vivant comme une des grandes voix de la peinture moderne. Elle reçoit de nombreux prix et honneurs, dont le Grand Prix National des Arts Plastiques en France en 1988. Elle est également élue membre de l’Académie des Beaux-Arts. Ses œuvres sont conservées dans les plus grandes institutions internationales : Centre Pompidou, Musée d’Art Moderne de Paris, Musée Reina Sofia à Madrid, MoMA à New York, Tate Modern à Londres, Fondation Gulbenkian à Lisbonne… Elle a également eu droit à son propre musée au Portugal, le Musée Arpad Szenes – Vieira da Silva, inauguré en 1994.

La cote de Maria Helena Vieira da Silva sur le marché de l’art

La cote de Maria Helena Vieira da Silva reste très soutenue. Si certaines œuvres figuratives sont plus accessibles, ses grandes huiles sur toile atteignent régulièrement des sommets en ventes publiques. Son style très reconnaissable, son importance historique, ainsi que la rareté relative de certaines périodes, rendent ses œuvres très recherchées par les collectionneurs et institutions. Voici quelques ventes notables :

  • « A Combinar » (1958), huile sur toile – Vendue 1 822 000 €

  • « Les Bâtisseurs » (1956), huile sur toile – Adjugé 1 526 000 €

  • « La Courbe » (1946), huile sur toile – Vendue 742 000 €

  • « La Ville » (1955), gouache et aquarelle sur papier – Adjugé 91 000 €

  • Estampe « Structure en mouvement » – Vendue 4 800 €

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(Illus.) Maria Helena Vieira da Silva

Reconnaître la signature de Maria Helena Vieira da Silva

Identifier la signature de Maria Helena Vieira da Silva, figure majeure de l’abstraction lyrique et auteure d’œuvres emblématiques comme La Partie d’échecs (1943), L’Incendie (1944) ou L’Atelier (1955), est essentiel pour authentifier ses peintures et œuvres sur papier aujourd’hui très recherchées. Vieira da Silva signe généralement « Vieira da Silva » ou simplement « Vieira », avec une écriture fine, légèrement inclinée et très régulière, placée en bas à droite ou au dos de l’œuvre. Sur ses peintures à l’huile, la signature est souvent réalisée au pinceau, dans une teinte sombre (noir, brun ou bleu profond) afin de rester lisible sans perturber les structures labyrinthiques et les réseaux de lignes qui caractérisent son style. Sur les gouaches, dessins et lithographies, elle signe le plus souvent au crayon, en marge inférieure, parfois accompagnée de la date ou du numéro d’épreuve. Dans un marché où les œuvres de Vieira da Silva sont parfois attribuées sans certitude, la cohérence entre la signature, la technique et la période stylistique est un critère déterminant. Sur Estimon’Objet, nos experts en art moderne vous accompagnent dans la vérification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Maria Helena Vieira da Silva.

Signature Maria Elena Vieira Da Silva
Expertise signature Maria Helena Vieira da Silva

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