Estimation et cote de l’artiste Maryan

Maryan (1927-1977), de son vrai nom Pinchas Burstein, est un peintre d’origine polonaise naturalisé américain, dont l’œuvre a profondément marqué l’art d’après-guerre. Rescapé des camps nazis, Maryan a développé un langage entre figuration grotesque, douleur existentielle et satire sociale. Son univers expressif, peuplé de figures difformes et criardes, traduit avec force les séquelles du trauma et une vision désabusée de l’humanité.

Estimation gratuite Maryan

Prix des œuvres de Maryan

  • Peinture - entre 8 000 € et 160 000 €

  • Dessin / œuvre sur papier - entre 1 500 € et 20 000 €

  • Estampe / gravure - entre 300 € et 4 000 €

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Maryan, un artiste de la survie

Né en 1927 à Nowy Sącz, en Pologne, dans une famille juive orthodoxe, Maryan est déporté à Auschwitz puis à Buchenwald, où il est gravement blessé et perd l’usage de sa jambe. Libéré en 1945, il passe par des camps de réfugiés en Europe avant de rejoindre Jérusalem, où il étudie à la Bezalel Academy of Arts and Design.

En 1950, il s’installe à Paris, puis en 1962 à New York, où sa carrière prend un tournant décisif. L’empreinte de la Shoah est omniprésente dans son œuvre, mais transfigurée par un style expressionniste intense, peuplé de personnages grotesques, masqués ou caricaturaux. À travers eux, Maryan met en scène un monde absurde, violent et souvent cynique, oscillant entre le cri de douleur et le rire jaune.

Une oeuvre unique et dérangeante

Les œuvres de Maryan se caractérisent par :

  • Des figures déformées et expressives : ses personnages, souvent surnommés les « Personnages » ou « Personnages de Maryan », semblent figés dans un cri ou un geste théâtral. Ce sont des figures solitaires, mutilées, ridicules ou monstrueuses, mais toujours profondément humaines.

  • Une palette chromatique vive et tranchée : Maryan travaille par aplats de couleurs franches (rouges sang, bleus électriques, jaunes acides) qui accentuent le caractère brutal et immédiat de ses compositions.

  • Un humour grinçant : malgré la gravité des thèmes abordés, son œuvre intègre une forme de satire et de dérision, dénonçant les travers de la société, la violence institutionnelle et les masques sociaux.

  • Une œuvre textuelle : dans ses dernières années, Maryan insère des mots, des lettres ou des slogans dans ses œuvres, comme dans ses fameux « Ecce Homo » ou « I was… », renforçant l’effet de confession ou d’exorcisme.

Maryan explore divers médiums : peinture à l’huile, encre, gouache, lithographie, dessin. Son œuvre, longtemps restée marginale, est aujourd’hui réévaluée à la lumière de l’histoire de l’art traumatique et post-holocauste.

Une reconnaissance tardive mais croissante

Maryan expose à partir des années 1950 à Paris (Galerie Claude Bernard, Galerie de France) puis à New York (Allan Frumkin Gallery). Il participe à plusieurs Biennales, notamment celles de São Paulo et de Venise. Mais ce n’est que récemment que son travail connaît un regain d’intérêt critique et institutionnel. En 2021, le Musée d’art contemporain de Miami (MOCA) lui consacre une grande rétrospective intitulée My Name is Maryan, saluée par la critique.

En France, son œuvre est redécouverte dans le cadre de réflexions sur l’art de la mémoire dans la création contemporaine. Des institutions comme le Centre Pompidou, le Jewish Museum ou le MoMA détiennent désormais ses œuvres dans leurs collections.

La cote de Maryan sur le marché de l’art

Depuis quelques années, la cote de Maryan connaît une croissance soutenue. Les ventes aux enchères montrent un engouement croissant pour ses œuvres majeures, notamment ses toiles expressionnistes des années 1960 et 1970. Le marché reconnaît aujourd’hui l’importance de Maryan dans l’histoire de l’art de la seconde moitié du XXe siècle, aux côtés de figures comme Jean Dubuffet, Georg Baselitz ou encore Francis Bacon.

Voici quelques ventes marquantes qui témoignent de la montée en puissance de Maryan sur le marché de l’art :

  • « Personnage » (vers 1965), huile sur toile, 146 x 97 cm, vendue 147 000 € 

  • « I was » (1971), acrylique sur toile, 130 x 97 cm, adjugée 96 000 € 

  • « Personnage n°9 », encre sur papier, 1962, vendue 12 000 €

  • « Ecce Homo » (1975), technique mixte sur papier, adjugée 18 500 € 

Certaines grandes œuvres sur toile dépassent aujourd’hui les 150 000 €, et les œuvres sur papier de qualité atteignent régulièrement les 20 000 €, signe d’un intérêt institutionnel et privé renforcé. Vous souhaitez vendre ou assurer une œuvre de Maryan ? Faites appel à Estimon’objet, la plateforme de référence pour l’expertise d’art en ligne. Nos commissaires-priseurs partenaires vous offrent un service fiable, confidentiel et rapide pour connaître la valeur exacte de votre œuvre. Estimon’objet, c’est l’alliance de l’expertise humaine et de la technologie au service des collectionneurs, héritiers et amateurs d’art.

(Illus.) Maryan

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