Estimation et cote de l'artiste Nicolas de Crécy

Nicolas de Crécy est un passionné d’histoire de l’art. Son grand défi est de l’associer au monde moderne de la bande dessinée. Ses réalisations complètes, dans lesquelles il réalise le scénario, le dessin et les couleurs, ont à cœur d’initier les lecteurs à l’histoire de l’art en passant par la narration et l’illustration.Découvrez ici l’histoire de Nicolas de Crécy et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Nicolas de Crécy ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Passionné d’histoire de l’art et auteur de bande dessinée, qui est Nicolas de Crécy ?

Nicolas de Crécy est un auteur de bande dessinée et artiste français, né le 29 septembre 1966. Il se forme à l’École supérieure de l’image d’Angoulême. Diplômé en 1987, il reçoit un Prix pour « la liberté de ses sujets et son audace communicative. » Après un passage dans la réalisation de plusieurs films d’animation, Nicolas de Crécy se lance dans la bande dessinée. En 1989, il adapte le roman Bug-Jargal de Victor Hugo, en collaboration avec Sylvain Chomet, aux éditions Ikusager. En 1991, sa première bande dessinée Foligatto, sur un scénario d’Alexios Tjoyas raconte l’histoire d’un castrat dans une cité italienne du XVIIIe siècle. Dans sa bande dessinée, il cherche à intégrer un vocabulaire issu de l’histoire de l’art. Il expérimente la gouache, l’aquarelle et l’acrylique. Alors qu’il est encore novice dans le milieu de la bande dessinée, l’album est salué par la critique et remporte plusieurs prix.

Entre 1994 et 2002, il publie la trilogie Le Bibendum céleste, aux Humanoïdes associés. Dans cette série, le personnage principal est un phoque unijambiste qui débarque à New-York-sur-Loire, ville imaginaire. Nicolas de Crécy mêle l’architecture de la ville américaine à celle des châteaux de la Loire. Ainsi, se confrontent la verticalité des building américains aux volumes des châteaux de la Renaissance. Dans la série Léon sur la came qui fait la satire d’une société post-industrielle et néo-libéraliste, parue entre 1993 et 1998 chez Casterman, Nicolas de Crécy confirme son style original par l’emploi de moyens techniques simples et de traits rapides ; alors que pour ses séries précédentes il employait un style très détaillé.

Nicolas de Crécy, auteur de bande dessinée aux influences multiples

Nicolas de Crécy s’inspire beaucoup de l’histoire de l’art. Il reprend, de l’expressionnisme allemand de Georges Grosz et Emil Nolde, mais aussi des gravures sur bois d’Otto Dix, un trait vif et noir. Il est aussi marqué par la peinture des XIXe et XXe siècle, plus particulièrement par l’œuvre de David Hockney, Edward Hopper, Egon Schiele et Oskar Kokoschka. Pour la colorisation de ses planches, Nicolas de Crécy s’appuie sur des classiques de la bande dessinée utilisant des aplats de couleur : Tintin, Astérix et Lucky Luke. Son intérêt pour l’histoire de l’art est tel qu’il y consacre une série entière, Période glaciaire, en 2005, nous poussant à réfléchir sur la conservation des images dans notre société. 

Il met en scène, dans un monde futuriste, des explorateurs accompagnés de cochons parlant qui découvrent le musée du Louvre sous la neige et tentent de retracer l’histoire de l’humanité à travers des œuvres du musée. Nicolas de Crécy y cite les œuvres de Jérôme Bosch, Eugène Delacroix et Gustave Corot, mais aussi des antiquités grecques et babyloniennes. Toujours avec humour, Nicolas de Crécy invente des personnages attachants, plus ignorants que lui lorsqu’il s’est retrouvé devant les œuvres du Louvre. Les planches et dessins de cette série ont fait l’objet d’une exposition au musée du Louvre en 2009.

Après ces succès, Nicolas de Crécy s’éloigne de la bande dessinée et se consacre à la pratique du dessin pour y rechercher le narratif, c’est-à-dire raconter une histoire à travers le dessin, sans passer par le scénario. Dans ses dessins, son style reste proche de sa bande dessinée et il y a une vraie continuité entre les deux médiums. Il fait son grand retour en 2015 avec une bande dessinée publiée au Japon, La République du catch, réalisée en partie lors d’un séjour à la Villa Kujoyama de Kyoto. Le récit est d’abord édité en quelques épisodes entre août 2014 et mars 2015 dans la revue japonaise Ultra Jump. Nicolas de Crécy se place dans un univers qui parle au lecteur japonais, sans pour autant évoquer directement le pays. Cette publication au Japon illustre les liens forts qu’entretient Nicolas de Crécy avec ce pays, dans lequel il fait plusieurs séjours. C’est un des rares auteurs européens à être traduit dans le pays du manga.

Auteur consacré par les institutions culturelles, quelle est la cote de Nicolas de Crécy ?

Nicolas de Crécy est un auteur présent sur le marché de l’art : en salle des ventes, en galerie, mais aussi dans les institutions culturelles. La Biennale du neucième art de Cherbourg de 2023 est consacrée à Nicolas de Crécy. De même, l’exposition « Etranges citées » au musée Thomas Henry présente cent trente œuvres de l’artiste représentant des villes réelles ou fantasmées, dont Cherbourg. Pour la représentation de cette ville, Nicolas de Crécy s’intéresse à l’architecture. La ville portuaire devient le sujet. L’atmosphère navale est perceptible dans ses gravures par la perspective faussée et des éléments distordus tandis que les cadrages serrés mettent en valeur les navires et les sous-marins. Cette consécration par le musée cherbourgeois montre la qualité de ses illustrations et l’importance de l’auteur dans le monde de la bande dessinée et dans le monde muséal. Si la représentation des villes par Nicolas de Crécy attire tant d’admirateurs dans les musées, ces derniers sont également présents sur le marché de l’art. Sa cote est croissante et atteint des records. En 2013, une vue de la ville « New York sur Loire » atteint la somme de 16 421 €.

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